Mercredi 9 septembre 2009


Question : Est-il permis à un homme d’étudier dans une université où les étudiants et les étudiantes sont ensemble
dans une même salle, sachant que cet étudiant joue un grand rôle pour appeler les gens vers le chemin d’Allah ?

Réponse : Je pense qu’il n’est pas permis à une personne, homme ou femme, d’étudier dans des universités mixtes, même si elle ne trouve que ces universités, en raison du grand danger qui guette sa chasteté, sa droiture et sa moralité.  Un homme ne peut s’estimer  à l’abri de la séduction ou du mal, si grandes que soient sa moralité et sa droiture, s’il se trouve côte à côte avec une femme,  surtout si celle-ci est belle et montre ses atours. Tout ce qui conduit au mal ou à la séduction est interdit et non permis.
Nous demandons à Allah qu’Il mette tous nos frères musulmans à l’abri de ces choses qui n’apportent aux jeunes que le malheur, la corruption et la séduction.




Cours et Fatwas dans la Mosquée Sainte de la Mecque, page 315, Otheimine.
http://www.fatawaislam.com/index.php?option=com_content&task=view&id=795&Itemid=1024
Par ASSALAFIYAT - Publié dans : Mixité
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Mercredi 9 septembre 2009

Shaykhul-Islam Ibn Taymiya


 


Shaykhul-Islam Ibn Taymiya (rahimahullah) a dit dans son commentaire du verset : « Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages (yashadun az-zur); et qui, lorsqu’ils passent auprès d’une frivolité, s’en écartent noblement » [sourate Al-Furqan :72]

 

En ce qui concerne les fêtes des associateurs (mushrikin) : elles combinent la confusion, les désirs physiques et le mensonge, il n'y a en elles aucun avantage religieux et la satisfaction de l’instant qu’elles apportent se termine seulement dans la douleur. Ainsi, elles sont le mensonge et témoigner (comme dans le verset) de cela signifie y participer.

 

Le verset loue et recommande (ceux qui ne sont pas témoins du mensonge), ce qui signifie recommander vivement aux gens d'éviter de participer à leurs fêtes et d'autres sortes de mensonge. Nous comprenons qu'il est mauvais de participer  à leurs fêtes parce qu'elles sont appelées Az-Zur (le mensonge).

 

Il (le verset) indique qu’il est haram de le faire pour de nombreuses raisons, parce qu'Allah l'a appelé Az-Zur. Allah condamne celui qui ment (Az-Zur) même si cela ne nuit à personne d'autre, comme dans le verset interdisant Az-Zihar (forme de divorce dans lequel l'homme dit à sa femme : « Tu es pour moi comme le dos de ma mère »), où Allah dit : « Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère (zur) » [sourate Al-Mujadala :2]

 

Et Allah dit,« Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères (zur)» [sourate Al-hajj :30]

 


Donc celui qui pratique Az-Zur est condamné de cette façon. Dans la Sunna, Anas Ibn Malik (radiallahu 'anhu) a dit : « Le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) est venu (à Médine) et ils avaient deux jours pendant lesquels ils s’amusaient. Il a dit : « Que sont ces deux jours ? » Ils ont dit : « Nous avions l'habitude de nous amuser (ces deux jours) dans la Jahiliya. » Le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Allah vous a donnés quelque chose de meilleur à la place : Yawm Al-Duha (‘Id Al-Adha) et Yawm Al-Fitr (‘Id Al-Fitr). » [rapporté par Abû Dawud]

 

Cela indique clairement que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a interdit à sa Umma de célébrer les fêtes des mécréants et il s'est efforcé de les anéantir par tous les moyens possibles. Le fait que la religion des Gens du Livre soit acceptée ne signifie pas que leurs fêtes sont approuvées ou doivent être préservées par la Umma, de même que le reste de leur kufr et péchés ne sont pas approuvés.

 

En effet, le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a longuement commandé à sa Umma de se différencier d'eux dans beaucoup de questions mubah (permises) et dans de nombreuses adorations, de peur que cela ne les pousse à leur ressembler dans d'autres questions. Cette différence devait être une barrière dans tous les aspects, parce que plus vous êtes différent des gens de l'Enfer, moins il est probable que vous accomplissiez les actes des gens de l'Enfer.

 


Le premier de ces hadith est :« Tous les peuples ont une fête et ceci est notre fête »

 

Ce hadith implique l'exclusivité, que tous les peuples ont leur propre fête, comme Allah dit,« Pour chaque peuple, une orientation (qibla) vers laquelle il se tourne » [sourate Al-Baqara :148]

 

« A chacun de vous Nous avons assigné une législation et une voie claire » [sourate Al-Ma'ida :48]

 Cela implique que chaque nation a ses propres voies. Le lam dans li-kulli (pour chaque , à chaque) implique l'exclusivité. Ainsi les Juifs ont une fête et les Chrétiens ont une fête, juste pour eux et nous ne devons pas y participer, de même que nous ne partageons pas leur qibla (direction de prière) ou leurs lois. Le deuxième des hadith est une des conditions exposées par 'Umar Ibn Al-Khattab (radiallahu 'anhu) et qu’ont agréée les Sahaba et tous les Fuqaha après eux, et qui est :

 

Ceux des Gens du Livre qui ont consenti à vivre conformément à l’autorité islamique (Ahlul-Dhimma) ne doivent pas célébrer leurs fêtes ouvertement dans Dar Al-Islam (pays sous la loi islamique). Si les musulmans ont agréé le fait de les empêcher de célébrer ouvertement, comment pourrait-il être juste pour les musulmans de les célébrer ? Si un musulman les célèbre, cela n’est-il pas plus mauvais que si un kafir le fait ouvertement ?

 

La seule raison pour laquelle nous leur avons interdit de célébrer leurs fêtes ouvertement, est la corruption qu’elles contiennent, à cause du péché ou des symboles du péché. Dans les deux cas, on interdit au musulman le péché ou les symboles du péché. Même s'il n'y avait aucun autre mal que le fait que le kafir est le sentiment d'être encouragé à célébrer ouvertement à cause des actions du musulman, comment un musulman pourrait-il le faire ? On expliquera le mal impliqué (dans leurs fêtes) ci-dessous, insha-Allah.

 

Al-Bayhaqi a rapporté avec un isnad sahih d’après Sufyan Al-Thawri d’après Thawr Ibn Yazid d’après 'Ata Ibn Dinar qui a dit, ‘Umar (radiallahu 'anhu) a dit : « N'apprenez pas la langue des non-Arabes, n'entrez pas chez les mushrikin dans leurs églises pendant leurs jours de fête, car la colère (d'Allah) descend sur eux. » [Bab karahiyat Al-dukhul 'ala ahl fi Al-dhimma kana'isihim wa'l-tashabbuh bihim yawmi nawruzihim wa maharjanihim (Chapitre sur le dégoût d'entrer dans les églises d'Ahlul-Dhimma à l'occasion de leur Nouvel An et d'autres célébrations)]

 

'Umar Ibn Al-Khattab (radiallahu 'anhu) a dit :« Évitez les ennemis d'Allah pendant leurs fêtes. »

 

Il a été rapporté avec un isnad sahih d'après Abû Usama, 'Awn nous a dit d'après Abul-Mughira d’après 'Abdullah Ibn 'Amr (radiallahu 'anhu) : « Quiconque vit sur la terre des non-Arabes et célèbre leur Nouvel An et leurs fêtes et les imite jusqu'a ce qu'il meurt dans cet état, sera réuni avec eux le Jour de la Résurrection. »

 

‘Umar (radiallahu 'anhu) a interdit l'étude de leurs langues et même l'entrée dans leurs églises le jour de leur fête, alors que dire des choses qui sont faites aujourd’hui, ou faire des choses qui font partie de leur religion ? Les accompagner dans leurs actions n’est-il pas plus mauvais qu'étudier leur langue ? Faire certaines des choses qu’ils font dans leurs fêtes n’est-il pas plus mauvais que de simplement rentrer chez eux ? Si la colère divine descend sur eux le jour de leur fête à cause de ce qu'ils font, donc celui qui fait ce qu’ils font, ou une partie, n’est-il pas aussi exposé à la même punition ?

 

Les mots « Evitez les ennemis d'Allah pendant leurs fêtes » veulent dire que nous ne devons pas les rencontrer ou les rejoindre pendant ces jours ? Ainsi, qu’en est-il de celui qui célèbre en réalité leurs fêtes ? ‘Abdullah ibn 'Amr a clairement exposé : « Quiconque vit sur la terre des non-Arabes et célèbre leur Nouvel An et leurs fêtes et les imite jusqu'a ce qu'il meurt dans cet état, sera réuni avec eux le Jour de la Résurrection. »

 

Cela implique que celui qui participe avec eux dans toutes ces choses est un kafir, ou que le faire est un des grands péchés (kaba'ir) qui mène à la perte ; le premier sens est ce qui est apparent de la formulation.


Il a mentionné - et Allah est plus savant- celui qui vit sur leur terre, parce qu'à l’époque de 'Abdullah Ibn 'Amr et des autres compagnons (radiallahu 'anhum ajma'in), ils interdisaient la célébration ouverte des fêtes des mécréants dans les pays musulmans et aucun des musulmans ne les a imités dans leurs fêtes; ceci était possible seulement en vivant dans les pays des mécréants.


 'Ali (radiallahu 'anhu) a même refusé de reconnaître le nom de leurs fêtes qui étaient exclusivement les leurs, ainsi qu’en est-il de les célébrer ? Ahmad (rahimahullah) a mentionné le sens des narrations rapportées de 'Umar et 'Ali (radiallahu 'anhuma) sur ce sujet et ses compagnons ont discuté la question des fêtes.

 

L’imam Abul-Hassan Al-Amidi a dit, celui que l'on connaît comme Ibn Al-Baghdadi a dit : « Il n’est pas permis de suivre les fêtes des Chrétiens et des Juifs. » [‘Umdat Al-Hadir wa Kifayat Al-Musafir]

 


Ahmad a déclaré ceci dans la narration de Muhanna et sa preuve pour cela est le verset :« Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages » [sourate Al-Furqan :72]

 


Il dit : « (C'est) Al-Sha'anin (les dimanches) et leurs fêtes. »


 Il a dit : « Les musulmans doivent être empêchés d'entrer chez eux dans leurs synagogues et églises. »

 


 


Article tiré du site clearpath.com


Source : Iqtida As-Sirat Al-Mustaqim Mukhalifat Ashab Al-Jahim


Traduit en français par les salafis de l’Est


 

Par ASSALAFIYAT - Publié dans : Avertissements
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Mardi 8 septembre 2009

De l’érudit ibn Radjab el-Hanbalî

Au Nom d’Allah, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

Selon `A'icha (radiya Allahou `anhâ) : « Arrivé au dix derniers jours, le Messager d’Allah , serrait son Izâr [1], faisait vivre ses nuits, et réveillait sa famille. » Dans une version, il est précisé : « il faisait vivre ses nuits, réveillait sa famille, redoublait d’efforts, et serrait son Izâr. » [2].Le Prophète privilégiait de faire certaines œuvres les dix derniers jours du Ramadân qu’il ne faisait pas le reste du mois. Entre autre, il faisait vivre ses nuits. Il est possible que cela signifie qu’il restait éveillé la nuit entière. Dans un hadîth de `A'isha en effet, celle-ci explique : « Le Prophète alternait les vingt premiers jours entre la prière et le sommeil, mais s’il venait les dix -autrement dit les dix derniers jours-, il ‘’relevait les manches’’ et serrait son Izâr. » [3]. Cela peut vouloir dire également qu’il faisait vivre la plus grande partie de la nuit. Cette hypothèse se fonde sur le Propos que nous rapporte Muslim dans son recueil Sahîh, selon lequel `A'isha déclare : « Je ne pense pas qu’il ait passé la nuit en prière jusqu’à l’aube. » Par ailleurs, le Prophète veillait à lever sa famille au cours des dix dernières nuits indépendamment des autres jours. Soufiyân Thawrî affirme : « Quand les dix derniers jours arrivent, je préfère que quelqu’un prit la nuit, qu’il redouble d’effort, qu’il lève sa famille (sa femme) et ses enfants pour la prière s’ils se sentent capables de le faire. » Il est certifié à cet effet que le Prophète frappait à la porte de Fatima et de `Alî pour leur dire : « Ne devriez-vous pas vous lever pour prier ! » [4].

Il avait pour habitude de réveiller `A'icha avant de faire le Witr, au terme de sa veillée qu’il consacrait à la prière. Les Textes encouragent mutuellement les époux à se réveiller la nuit pour se vouer à la prière et le cas échéant de faire gicler de l’eau sur le visage du conjoint dont le sommeil serait trop lourd. D’après el-Mawatta, `Omar ibn el-Khattab priait la nuit la durée qu’Allah avait voulu. Au milieu de la nuit, il réveillait sa famille en s’écriant : « La prière ! La prière ! » Il récitait notamment ce Verset : (Ordonne la prière à ta famille et endure-la) [5]. La femme d’Aboû Mohammed Habîb el-Fârissî lui répétait la nuit : « La nuit est partie alors qu’entre nos mains le chemin est long et nos provisions sont bien maigres. La caravane des pieux est passée devant nous et nous sommes restés sur place. »

O dormeur de la nuit ! Combien dors-tu !
Lève-toi mon amour [6] ! Le rendez-vous est proche
Prend de la nuit et de ses instants
Un passage quand le dormeur a prit sa couche
Qui dort au terme de la nuit
N’atteint aucun rang ni s’en approche

A cette occasion, le Prophète serrait notamment son Izâr. Les avis sont partagés pour expliquer le sens de cette expression. Certains savants prétendent que c’est une façon d’exprimer les efforts intensifs et intenses qu’il consacrait à l’adoration, mais cette hypothèse est sujette à discussion. En réalité, elle signifie qu’il s’isolait de ses femmes ; c’est ainsi que les prédécesseurs et les références anciennes comme Soufiyân Tawrî l’ont interprété. Une autre hypothèse avance qu’il ne se mettait plus au lit jusqu’à la fin du Ramadân. Dans le hadîth d’Anas en effet, il est précisé : « Il pliait son lit et s’isolait de ses femmes. »

Certains anciens assument concernant l’exégèse du Verset suivant : (maintenant vous pouvez les approcher, et recherchez ce qu’Allah vous a écrit) [7] que cela correspond à rechercher la Nuit du Destin. Cela voudrait dire qu’Allah (soubhânahou wa ta`âlâ) a autorisé d’approcher les femmes pendant les nuits du Ramadân jusqu’au moment de distinguer entre un fils blanc et un fils noir. Il a enjoint avec cela de rechercher la Nuit du Destin afin que les musulmans ne passent pas toutes les nuits du mois à profiter des relations licites avec leurs femmes au risque de laisser échapper la Nuit du Destin. En outre, Il a ordonné de rechercher la Nuit du Destin à travers la prière nocturne, surtout les nuits où il est plus propice de coïncider avec celle-ci. A partir de là, on peut comprendre pourquoi le Prophète voyait ses femmes les vingt premiers jours pour ensuite s’isoler d’elles afin de se concentrer à sa quête de la Nuit du Destin les dix derniers jours.

En outre, le Prophète prenait son repas du matin juste avant l’aurore. Selon `A'icha et Anas, les dix derniers jours, il prenait son repas du soir avant l’aurore . Les termes de `A'icha sont les suivants : « Le Messager d’Allah dormait et priait pendant le Ramadân. Les dix derniers jours, il serrait son Izâr, s’éloignait de ses femmes, se douchait entre les deux Adhân, et prenait avant l’aube son repas du soir. » [8]. Selon Aboû Sa`îd el-Khoudrî, le Prophète a dit : « Ne jeûnez pas sans interruption ; quiconque voudrait le faire sans interruption doit s’arrêter au moins juste avant l’aurore.
- Toi, tu jeûnes bien sans interruption, lui a-t-on fait remarquer !
- Je ne suis pas comme vous, a-t-il répliqué. Quelqu’un la nuit me nourrit et m’abreuve. »
[9]

Visiblement, il continuait de jeûner toute la nuit. Il le faisait probablement pour mieux affronter les dix dernières nuits. Il n’en était pas plus affaibli étant donné qu’Allah le nourrissait et l’abreuvait.

De plus, le Prophète se douchait entre les deux prières de la nuit. Comme nous l’avons déjà vu avec le hadîth de `A'icha, il se douchait entre les deux Adhân ; Autrement dit entre l’Adhân du Maghreb et celui du `Icha. Ibn Jarîr a souligné : « Les anciens appréciaient se doucher toutes les nuits des dix derniers jours. Nakha’î s’y douchait toutes les nuits. Certains se douchaient et se parfumaient les nuits les plus propices à la Nuit du Destin. Ayyoûb Sikhtiyânî consacrait sa douche la nuit du vingt-trois et celle du vingt-quatre. Il revêtait deux vêtements neufs, se parfumait à l’encens, et disait : « La vingt-troisième nuit, c’est la nuit des gens de Médine, et la suivante c’est la notre », il entendait par-là les habitants de Bassora. »

Il devient clair à travers cela qu’il est recommandé les nuits où l’on espère coïncider avec la Nuit du Destin de se laver et de se faire beau. Cela consiste à se faire propre en se douchant, se parfumant, et en portant des beaux vêtements comme il est légiféré de le faire le vendredi et les jours de fête. Il est légiféré également de se faire beau pour les prières en général. On ne peut embellir pleinement son extérieur sans embellir par-là même son intérieur à travers le repentir et le retour à Dieu (soubhânahou wa ta`âlâ) en se purifiant le cœur des souillures des péchés. Il ne sert à rien d’entretenir son aspect extérieur et de laisser l’intérieur complètement délabré.
Il n’est pas décent de s’entretenir avec les rois en privé sans peaufiner et purifier le corps et l’esprit en même temps. Que dire des relations avec le Roi des rois, Lui qui connaît les secrets les plus cachés. Il ne se contente pas de regarder vos aspects extérieurs, mais Il considère vos cœurs et vos actes. Quiconque se tient devant Lui doit embellir son corps par sa tenue et son cœur par le manteau de la piété.

Si quelqu’un ne revêt pas l’habit de la piété
il devient nu même s’il est tout habillé


Il est propice à l’occasion des dix derniers jours de faire l’I`tikâf (retraite spirituelle). D’après el-Boukhârî et Mouslim, selon `A'icha (radiya Allahou `anhâ) le Prophète faisait l’I`tikâf les dix derniers jours du Ramadân, et cela jusqu’à sa mort. D’après Sahîh el-Boukhârî, selon Aboû Hurayra (radiya Allahou `anhou) : « Tous les Ramadân, le Prophète faisait une retraite de dix jours. L’année où il est mort, il a fait une retraite de vingt jours. » S’il faisait une retraite ces dix fameux jours au cours desquels chacun est à l’affût de la Nuit du Destin, c’est pour se couper de toute occupation mondaine, pour se vider l’esprit, pour s’entretenir en privé avec Son Seigneur afin de l’invoquer et de l’évoquer.

La personne en retraite s’enferme pour mieux se plier à Allah et se consacrer au Dhikr (l’évocation d’Allah). Elle décide de couper tout lien avec le monde extérieur susceptible de lui perturber l’esprit. Elle se tourne corps et âme vers Son Seigneur, et se penche sur Sa dévotion. La seule préoccupation qui lui reste, c’est celle de Son Seigneur et la recherche de Son agrément. Une fois que les liens, les sentiments, et une certaine familiarité se sont renforcés entre elle et Lui, elle peut dès lors s’abandonner pleinement à Sa Divinité dans toutes les autres situations.

Allah (soubhânahou wa ta`âlâ) révèle : (Nous l’avons descendu la Nuit du Destin. Et toi tu ne peux savoir ce qu’est la Nuit du Destin. La Nuit du Destin vaut mieux que mille mois) [10]. Selon Aboû Hurayra (radiya Allahou `anhou), le Prophète a déclaré au sujet du mois de Ramadân : « Il y a une nuit qui vaut mieux que mille mois, quiconque est privé de ses bienfaits, sera démuni. » [11]. Mâlik a confié : « On m’a rapporté qu’il fut montré au Messager d’Allah les œuvres des générations passées, ou ce qu’Allah a voulu lui montrer. Il a eu l’impression que celles de sa communauté étaient trop justes et qu’elles ne pouvaient rivaliser avec celles des prédécesseurs dont la durée de vie était plus longue. Allah lui a donc offert la Nuit du Destin qui est meilleure que mille mois. »

Concernant les œuvres liées à cette fameuse nuit, il est certifié que le Prophète a dit : « Quiconque se lève la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, il se verra pardonné ses péchés passés. » Se lever consiste ici à l’animer par l’adoration et la prière nocturne. En outre, il a recommandé à `A'icha de se consacrer aux invocations. Soufiyân Thawrî a dit : « Cette nuit-là, les invocations sont meilleures à mes yeux que la prière. » Il veut dire par-là qu’il vaut mieux multiplier les invocations que de faire des prières qui comportent peu d’invocations, mais si l’adorateur alternait entre les invocations et la lecture cela reste une bonne initiative. Le Prophète se consacrait à l’adoration les nuits du Ramadân et psalmodiait le Coran. Il ne lisait pas un Verset évoquant la Miséricorde sans la solliciter ni un Verset évoquant le châtiment sans se réfugier sous la protection divine. Il mêlait ainsi entre la prière et la récitation, entre l’invocation et la méditation. Voici la meilleure combinaison à faire au cours des dix dernières nuits ou autre. `A'icha (radiya Allahou `anha) a demandé au Prophète : « Vois-tu, si je coïncidais avec la Nuit du Destin, quelle invocation dois-je y réserver ?
- Tu n’as qu’à dire : O Allah ! Tu es Absoluteur et tu aimes le pardon, alors pardonnes-moi ! »

L’Absoluteur fait partie des Noms d’Allah, il signifie qu’Allah passe outre les péchés de Ses serviteurs et qu’Il en efface les traces. Il aime qu’on sollicite Son Pardon et aime pardonner à Ses Serviteurs comme Il aime de la part de Ses Serviteurs qu’ils se pardonnent les uns les autres. S’ils venaient à se pardonner entre eux, Il usera de Son Pardon envers eux. Son Pardon a un ascendant sur à Son Châtiment. Le Prophète disait à cet effet : « Je cherche protection auprès de Ton Agrément contre Ta Colère et de Ton Pardon contre Ton châtiment. » [12]

S’il est enjoint de demander pardon la Nuit du Destin après avoir redoubler d’efforts dans les bonnes œuvres au cours de cette nuit en question et des dix dernières nuits en général, c’est parce que les initiés s’évertuent dans les actes sans pour autant se voir dans une situation privilégiée ni à travers les paroles ni à travers les actes. Ils s’en remettent alors à Son Pardon à la manière des pécheurs et des insouciants.

Selon Aboû Hurayra (radiya Allahou `anhou), le Prophète a dit : « Quiconque jeûne pendant le mois de Ramadân avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. Quiconque prie la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. » Toujours selon Aboû Hurayra (radiya Allahou `anhou), ce dernier a dit : « Quiconque prie les nuit de Ramadân avec foi et en aspirant à la récompense se verra pardonné ses péchés passés. » [13].
Ce hadîth recense trois moyens de se faire pardonner les péchés commis dans le passé. Autrement dit, il faut jeûner le mois du Ramadân, prier durant ses nuits, et durant la Nuit du Destin en particulier. A elle seule, la Nuit du Destin efface les fautes qui ont pu se produire au début, au milieu, ou à la fin des dix derniers jours. Que la personne s’en rende compte ou non, l’absolution des péchés n’attend pas la fin du mois pour se voir effective, contrairement au Ramadân et à la prière nocturne pour lesquels il faut attendre la fin du mois pour en savourer les fruits. Dès que le mois se termine en effet, le fidèle achève le jeûne et les veillées spirituelles. L’absolution des péchés a lieu tout de suite après l’interruption des deux moyens qui ont permis de l’obtenir. Ces deux moyens sont le jeûne pour les journées et la prière pour les nuits du mois du Ramadân.

Une fois les limites du mois franchies, les jeûneurs ont rempli leur devoir. Ils n’ont plus qu’à attendre la récompense qui se traduit par le pardon. En allant à la prière de l’Aïd, leurs récompenses leur sont distribuées. Quand ils rentrent chez eux, ils ont déjà perçu leur dû en entier. La récompense est proportionnelle à l’effort requis ; celui qui n’a pas rempli correctement son devoir devra s’en prendre à lui-même. Salmân affirme à ce sujet : « La prière est une balance, celui qui donne la bonne mesure sera pleinement rétribué, et pour celui qui voudrait tricher vous connaissez pertinemment le sort des tricheurs. » Le Jeûne et les bonnes œuvres en général sont de cet ordre. Celui qui s’acquitte de sa dette compte parmi les serviteurs d’Allah les plus loyaux tandis que celui qui veut tricher alors malheur aux tricheurs ! Honte à celui qui rempli avec soin la mesure de ses passions alors qu’il néglige injustement la balance de son jeûne et de sa prière !

Demain les âmes seront gratifiées de leurs œuvres
Et les laboureurs auront le fruit de leur labeur
S’ils font du bien, ils le font pour eux-mêmes
Et s’ils font du mal alors quel mauvais labeur

Les pieux prédécesseurs faisaient en sorte d’achever leur labeur avec soin et perfection. Se voir accepter les œuvres étant leur second souci, ils avaient la peur au ventre à l’idée de se les voir refuser, et ils (font ce qu’ils font le cœur rempli de crainte) [14]. `Alî (radiya Allahou `anhou) aurait dit : « Soyez plus préoccupés de vous voir accepter les œuvres que de les accomplir. N’avez-vous pas entendu les Paroles d’Allah (`aza wa djal) : (Allah accepte les œuvres des gens pieux). [15] »

Selon el-Hassan : « Allah a fait du Ramadân une arène pour Sa création où ils rivalisent dans Son obéissance pour atteindre Sa satisfaction. Les premiers ont eu la victoire tandis que les retardes à terre ont tout perdu. » Comment peut-on avoir le sourire aux lèvres le jour où les bienfaiteurs sont les vainqueurs et où les paresseux sont les perdants !

Parmi les moyens permettant également de gagner le pardon divin, nous avons le fait de nourrir les jeûneurs et d’alléger la tâche aux esclaves. Il y a de surcroît l’évocation d’Allah et le repentir qui consiste à demander pardon au Seigneur. Les invocations du jeûneur lui sont acceptées aussi bien la journée qu’au moment où il entame son repas. En outre, les anges invoquent le pardon en faveur des jeûneurs jusqu’au soir. Ainsi, il existe de multiples façons de se faire pardonner à l’occasion de ce mois bénit. C’est pourquoi, ne pas obtenir à-propos le pardon, c’est vraiment être le plus démuni du monde ! Quand sera-t-il absout les péchés à celui qui n’aura pas profité de l’occasion ? Quand ses oeuvres lui seront-elles acceptées, si elles ne l’ont pas été au cours de ce mois ? Quand va-t-il se corriger si le Ramadân ne l’a pas fait ? Quand va-t-il guérir de son ignorance et de sa négligence ? Toutes les branches qui ne donnent pas de fruits à l’heure de la cueillette sont coupées pour servir de brasier au feu. Si la terre est mal semée à la saison des graines, il y n’aura d’autre labeur le jour de la récolte que la déchéance et le remord.

Concernant la fin du mois, les personnes inondées par la faute et dont les grands péchés leur font mériter l’Enfer, sont affranchies de ses flammes. Le jour de l’aïd, Allah affranchi de la Géhenne, les grands pécheurs parmi les jeûneurs ; les pervers peuvent rejoindre ainsi les dévots. Etant donné que le pardon et l’affranchissement du feu était le fruit du « carême » et des veillées pieuses, Allah a ordonné au serviteur d’achever cette période en exprimant sa reconnaissance et en proclamant la Grandeur de Son Seigneur en disant : (afin que finissiez ses jours et que vous proclamiez la Grandeur d’Allah qui vous a guidé, ainsi serez-vous reconnaissant) [16]. La façon d’être reconnaissant envers Celui qui a de Sa Faveur permis à Ses serviteurs de jeûner le mois de Ramadân tout en les soutenant dans leur besogne, Lui qui leur a pardonné et qui les a affranchis de l’Enfer, c’est de l’évoquer et de le remercier tout en Le craignant comme il se doit.

O toi dont le Maître a affranchi des flammes ! Méfies-toi de ne pas retomber dans les chaînes de la faute après t’en être délivré. Ton Maître t’éloignerait-il de l’Enfer alors que tu y serais attiré ? A quoi bon t’en sauver si toi tu y replonges sans y manquer ! Il incombe à quiconque veut délivrer son âme du feu à l’occasion du Ramadân de se donner les moyens de le faire, en sachant qu’à cette occasion, ils sont plus que disponibles. Dans le Sahîh d’ibn Khuzayma, il est dit : « Faites en sorte d’abonder de ces quatre choses : deux d’entre elles servent à satisfaire Votre Seigneur, et vous ne pouvez vous passer des deux autres. Celles dont vous vous servez pour satisfaire Votre Seigneur, ce sont : l’attestation qu’il n’y de Dieu en dehors d’Allah et le repentir. Et celles dont vous ne pouvez vous passer, ce sont : quand vous demandez à Allah le Paradis, et quand vous chercher Sa protection contre l’Enfer. »

Chacune des quatre particularités mentionnées dans ce hadîth constituent en elle-même une raison d’être affranchi et pardonner. La parole d’unicité pulvérise et efface les péchés. Elle n’omet aucune faute et rien parmi les œuvres ne peut la devancer en mérite. Elle équivaut à l’affranchissement d’un esclave qui implique l’affranchissement du feu. La parole du repentir quant à elle, constitue l’un des plus grands moyens pour se faire pardonner. Si l’on sait que le repentir consiste à invoquer Allah d’absoudre les péchés, il faut alors garder à l’esprit que l’invocation du jeûneur est exaucée quand il est à jain et juste au moment de casser son jeûne. Au demeurant, Le plus efficace des repentirs s’avère quand celui-ci est accompagné d’un regret sincère. Quiconque demande pardon du bout des lèvres, avec le cœur à la faute attaché, et la ferme intention à la fin du mois de la retrouver, verra son abstinence lui retournée, et les portes de l’acceptation lui fermées. Quant au fait d’implorer l’entrée au Paradis et d’être protégé de l’Enfer, ce sont les invocations les plus essentielles et au sujet desquelles le Prophète a déclaré : « C’est autour de cela que nous tournons. » [17]

Serviteur d’Allah ! Ramadân a prit l’initiative de partir, il n’en reste pratiquement plus rien. Celui qui parmi vous en a profité pour faire le bien, doit finir ainsi, mais celui qui a gaspillé ses heures peut encore finir bien. Les œuvres ne valent que par la dernière d’entre elle. Jouissez donc du peu de jours et de nuits qui vous restent et quittez-le sur une bonne action ; elle pourra témoigner en votre faveur auprès du Roi Omniscient. Faites-lui vos adieux au moment du départ avec les meilleures salutations.

O Ramadân ! Compaties ! Les larmes des bien-aimés affluent et leur cœur devant la douleur du départ se fend. Un instant au moment des adieux peut étouffer ce que les flammes du désir ont brûlé. Un instant de pardon et de regret peut récupérer des empans entiers de Jeûne détruit par le feu. Un cavalier parmi les admis isolé peut très bien récupérer la caravane. L’individu enchaîné dans ses fautes peut tout aussi se libérer. Un individu méritant le feu peut autant en être délivré et un rebelle peut certainement être atteint par la Miséricorde du Maître.

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur notre maître Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

Notes de bas de page :

[1] Morceau de vêtement qui se porte à la taille (N. du T.)
[2] Rapporté par el-Boukhârî et Mouslim.
[3] Rapporté par Ahmed.
[4] Rapporté par el-Boukhârî et Mouslim.
[5] Tâ-Ha ; 132
[6] Le terme Habîb signifie amoureux en arabe, ici en l’occurrence c’est le nom de son mari mais il sous-entend certainement les deux sens (N. du T.).
[7] La vache ; 187
[8] Rapporté par ibn abî `Assim.
[9] Rapporté par Boukhârî.
[10] Le Destin ; 1-3
[11] Rapporté par Ahmed et Nassâ'î.
[12] Rapporté par Mouslim.
[13] Rapporté par el-Boukhârî et Mouslim.
[14] Les croyants ; 60
[15] Le Repas Céleste ; 27
[16] La vache ; 185
[17] Rapporté par Aboû Dawoûd et ibn Mâdja.

Par Karim ZENTICI

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Par ASSALAFIYAT - Publié dans : As-Siyâm ( le jeûne )
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Mardi 8 septembre 2009
Allah a élu des Messagers parmi le genre humain. Il leur a chargé de transmettre aux terriens les messages célestes qui établissent la connexion entre le ciel et la terre. Ces missions étaient identiques dans les fondements ; le premier commandement qu’elles ont revendiquée fut : (Adorez Allah, vous n’avez point de dieu en dehors de Lui) (S. El-A`raf / V.59). Cependant, elles étaient distinctes ou variées au niveau de la législation et de la voie à suivre. Chaque messager en effet était envoyé spécialement à son peuple. Il parlait la langue de son peuple et cheminait à la lumière d’une voie précise et d’une loi particulière et définie. La situation est restée ainsi, selon une certaine sagesse qu’Allah Seul puit pénétrer, pendant une longue période de l’histoire des hommes.

Or, quand le Seigneur a voulu parachever Ses Messages aux terriens, Il a élu parmi eux un prophète ; le Messager qu’Il a agréé porte le nom de Mohammed ibn ‘Abd Allah, le Prophète arabe de la tribu Hachémite. Sa mission était adressée à l’humanité entière. Allah l’a créé dans cette ambition. Pour cela, Il l’a privilégié d’une certaine éducation et lui a conféré Ses propres soins. Il l’a instruit de la meilleure façon avant de l’envoyer en mission à l’humanité entière, après lui avoir fait connaître certaines prémices dans sa jeunesse et son enfance, et lui avoir doté de certaines prédispositions. Il a descendu sur lui le derniers des livres sacrés, après lequel il n’y a plus aucun message céleste : le Noble Coran en l’occurrence.

Il est le Livre d’Allah prééminent aux écritures précédentes. Son Auteur l’a qualifié ainsi : (Un livre sublime dont le faux ne peut provenir d’entre ses mains ni par derrière) (S. Fussilat / V.41-42). (Allah guide à travers lui, ceux qui ont suivi son agrément, aux sentiers du salut, Il les sort ainsi des ténèbres à la lumière par Sa Volonté, et les guide sur le droit chemin) (S. Le repas céleste / V.16). Il s’est chargé personnellement de le préserver : (Nous avons descendu le rappel, et il Nous revient de le garder) (S. El-Hidjr / V.9). Il a par ailleurs confié son éclaircissement à Son loyal Envoyé, Mohamed : (Nous avons envoyé sur toi le rappel afin que tu éclaircisses aux hommes ce qui leur a été envoyé) (S. Les abeilles / V.44). Il témoigne ainsi en sa faveur qu’il a effectivement éclairci le Livre, et qu’il a rempli parfaitement sa mission. (Il ne parle point de ses pulsions, ce n’est qu’une révélation descendue) (S. Les étoiles / V.3-4). En regard de cette situation et de son rang, Allah a imposé aux hommes de lui obéir comme il a interdit de lui désobéir à travers Ses Paroles : (Obéissez à Allah et obéissez au Messager) (S. Mohammed / V.33). Dans cet ordre, le Seigneur a contesté la foi de quiconque ne veut pas se soumettre à son jugement ou qui ressent une certaine gêne, un certain mécontentement, ou ne serait-ce une quelconque hésitation face à son jugement. Il a révélé (soubhanahou wa ta`ala) : (Par Ton Seigneur, ils ne peuvent prétendre à la foi, tant qu’ils ne te soumettent pas leurs litiges, et que par la suite ils ne soient pas affligés par ton jugement, en s’y résignant totalement) (S. Les femmes / V.65).

... Parmi les erreurs répandues dans les rangs des musulmans à notre époque, c’est que chaque clans, et parfois chaque personne, désire prendre de l’Islam le côté qui lui convient, en délaissant les autres. Il considère que la partie de l’Islam qu’il a adopté lui suffit pour se revendiquer musulman, et que cela lui permet de compenser les parties qu’il néglige de la religion et du culte. Par exemple, si un individu ou un groupe d’individus quelconque entend prendre de l’Islam, le côté de l’éducation et des moeurs, ou bien du culte exclusif à Allah qui consiste à n’invoquer personne d’autre que Lui (ou à consacrer par exemple ses offrandes et ses voeux à personne en dehors de Lui), cela ne peut combler les aspects économiques et politiques.
Il peut penser notamment qu’il est primordial d’appliquer les systèmes politiques étranger originaires de l’Orient ou de l’Occident dans le domaine politique ou bien de se contenter des coutumes locales. Néanmoins, l’Islam tolère-t-il une telle conduite et une telle liberté dans le choix ? La réponse est non ! Je dirais même que le Coran a désapprouvé rigoureusement une telle position, en la considérant comme un acte de mécréance (Vous croyez en une partie du Livre et vous ne croyez pas en une autre ! Qu’elle est la sentence pour l’individu coupable d’agir ainsi, si ce n’est la ruine dans ce bas monde, et le Jour de la Résurrection quand ils seront retournés aux pires des châtiments. Allah n’est pas distrait de vos agissements) (S. La vache / V.85).

En effet, cela signifie qu’il ne veut pas se contenter d’Allah en tant que Seigneur, Divinité, et Législateur Unique. Cela consiste à ne pas non plus adopter l’Islam comme religion et comme voie à suivre uniquement ou à ne pas considérer Mohammed en tant que messager, Imam (chef et modèle), et unique exemple. L’affiliation d’un individu à la dernière révélation n’est pas valable, s’il ne se soumet pas à Son Maître à tous les niveaux, en se satisfaisant à Sa Sentence dans toute chose ; au niveau du dogme, de ses relations avec les autres, de l’économie, de la politique, aussi bien au cours de sa vie qu’au moment de mourir : (Dis : ma prière, mon offrande, ma vie et ma mort appartiennent à Allah le Seigneur de l’univers, sans lui voué d’associé) (S. Le bétail / V.162). (Par Ton Seigneur, ils ne peuvent prétendre à la foi, tant qu’ils ne te soumettent pas leurs litiges, et que par la suite ils ne soient pas affligés par ton jugement, en s’y résignant totalement) (S. Les femmes / V.65). Toutes ces notions sont incluses à travers la parole du musulman : j’atteste qu’il n’y a d’autre dieu en dehors d’Allah, et j’atteste que Mohamed est le Messager d’Allah … elles impliquent aussi ses dires : « J’agrée Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion, et Mohammed comme Prophète et Envoyé. » [1]

Il ressort, en étudiant la religion musulmane que les particularités et les responsabilités sont partagées entre les deux sexes ; les devoirs étant définis pour chacun, chacun est responsable de son domaine particulier. L’homme en effet, a des particularités que la femme ne lui partage pas, elle ne serait d’ailleurs pas capable de les assumer ni de les mener à bien. A l’inverse, la femme accuse des particularités ne pouvant convenir à l’homme. Si l’une des deux parties veut s’ingérer dans les affaires de l’autre, la société risque d’en être troublée et de vaciller, en s’exposant ainsi au désordre. Nous pouvons écouter certains Versets du Coran faisant état de l’organisation du foyer, en désignant les responsabilités réciproques. Ils assignent à l’homme le maintient et la direction de la famille, en ces termes : (Les hommes ont l’autorité sur les femmes, pour la prépondérance qu’Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent. Les vertueuses, résignées, protectrices en leur absence de ce qu’Allah a préservé) (S. Les femmes / V.34).

Ce Verset explicite octroi à l’homme la gestion et la responsabilité de cette mini société, comme on peut le constater. Par ailleurs, Il n’a pas négligé de préciser la raison de ce choix en disant : (Pour la prépondérance qu’Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent). De plus, toute entreprise va incontestablement élire pour sa gestion la personne la plus compétente, la plus expérimenté, et la plus douée. Elle devra être doté d’une certaine persévérance au travail, et d’un certain savoir-faire dans le domaine propre à son métier. La cellule familiale est du même ordre ; elle est l’une des structures les plus importantes de la société, et les plus périlleuses dans l’absolu étant donné qu’elle offre à la société des unités fournissant chacun sa brique dans l’élaboration de la collectivité humaine. L’édifice s’imprègne des qualités de sa construction en terme de force et de faiblesse. Pour toutes ces raisons, l’Islam a confié à l’homme cette responsabilité, dont la charge n’est pas des moindres, car justement, il est plus apte et plus capable de remplir cette mission. La femme objective ne peut que reconnaître ce constat. (…)
Or, s’il est confié à l’homme de représenter la politique et l’économie extérieure du foyer comme nous l’avons décrit, il incombe à la femme la responsabilité de la gestion intérieure en veillant à la maison de son mari que ce soit en sa présence ou en son absence, et en préservant ses biens. Elle doit s’occuper aussi des enfants, gérer le ménage, et toute autre affaire ménagère. Pour toutes ces raisons, elle pourra jouir du respect de la part de tous les membres du foyer, tant qu’elle garde sa charge intérieure, sans chercher à prospecter en dehors de ses compétences, dans les affaires qui relèvent exclusivement de celles de l’homme.

… L’Islam confère à la femme la pleine liberté de se marier. Elle détient entre les mains le choix du mari qui lui convient sans que son tuteur lui impose un prétendant. Il ne peut l’a marier sans son consentement verbale et explicite dans le cas où cette dernière n’est plus vierge compte tenue de son expérience des hommes ; celle-ci n’est pas gênée de dire oui ou non. Quand à la jeune fille, son silence est synonyme d’approbation au moment de sa consultation qui est impérative. Si son père la marie très jeune (avant la puberté), elle jouit de l’alternative, dès son adolescence d’accepter ou de refuser son mari, conformément à l’opinion de l’Islam dans le chapitre du mariage. L’Envoyé a déclaré : « On ne peut marier la femme non vierge sans son autorisation ni la fille vierge sans son consentement ; son silence étant le signe de son consentement. » [2].

… (Concernant l’héritage), les partisans de l’égalité des sexes se focalisent sur ce point en particulier. Ils sont parvenu par ce biais, a égarer bon nombre de femmes musulmanes quelque peu naïves. Ils leur embellissent l’idée que l’Islam favorise l’homme par rapport à la femme en lui concédant une meilleure part d’héritage. Pour quelles raisons la part d’un mâle équivaut-elle à celle de deux femelles ? En réponse à cette question, je peux dire qu’effectivement l’Islam octroie au garçon l’équivalent de deux parts. Cette préférence dans l’héritage n’implique pas que l’homme soit privilégié par rapport à la femme à tous les niveaux, comme nous allons le voir par la volonté d’Allah. Cela n’implique pas non plus que le rang de la femme soit dénigré. Néanmoins, ce partage est juste et équitable. Pour le démontrer, il suffit de se référer à certains de nos propos précédent dans lesquels nous avons mis l’accent sur les responsabilités de l’homme, relatives aux dépenses du foyer (composé de l’homme, de la femme, et des enfants) qui sont seules à sa charge, en comptant également tous les proches se trouvant dans la nécessité. La femme n’est pas tenue de subvenir à ses propres besoins, ni à ceux de son mari, même si elle devait être plus riche que lui. Avant le mariage, son entretien est du ressort de sa famille. Est-il alors équitable de concéder à la femme entretenue la même part qu’à celui qui l’entretient ? Je suis persuadé qu’une femme objective va se précipiter de répondre à cette question avant les hommes en disant : si cela devait arriver, ce ne serait pas équitable. L’équité se trouve dans la formule promulguée par la religion musulmane qui répartie des parts équitables à chacun qu’Allah soit loué ! Celui à qui les faveurs reviennent.

… Il est institué à la femme musulmane tous les rituels au même titre que l’homme ; elle prie, elle jeûne, s’acquitte de l’aumône avec son propre argent, elle effectue le pèlerinage. Elle bénéficie ainsi pour ses actes d’adorations d’une récompense identique à celle de l’homme ; en aucun cas sa rétribution est moindre. Néanmoins, il lui est prévu certains allégements du rite, compte tenue de ses indispositions occasionnelles. Par exemple, lors de ses menstrues, elle est dispensée de la prière, sans ne devoir aucune compensation après sa période d’impureté en raison de la difficulté et de la gêne que cela peut engendrer. (Il ne vous est imposé aucune gêne dans la religion) (S. Le pélerinage / V.78). Elle doit également, durant cette période se dispenser de jeûner. Cependant, elle doit récupérer ultérieurement ses jours manquant, dans un cadre plus large et dans la limite du possible, contrairement à la prière étant donné qu’il n’y a aucune difficulté à les rattraper. Après l’accouchement, la femme a les mêmes prérogatives que durant ses menstrues.

… La femme musulmane libre jouit de toutes les libertés dans le domaine civique au même titre que l’homme. Elle a le droit d’effectuer des transactions commerciales (achat/vente), elle reçoit des donations, et peut se permettre d’en offrir, elle peut prêter, emprunter de l’argent, et disposer de son argent à sa guise. En définitive, elle bénéficie des mêmes prérogatives financières que l’homme.

…Nous ne disons pas, contrairement à ce que l’on peut penser, que la femme n’a pas le droit de sortir de chez elle pour exercer un métier. Au contraire, la femme musulmane a l’initiative de travailler dans de vastes domaines professionnels. Prétendre que l’Islam empêche la femme de travailler, c’est porté atteinte à l’Islam, et à son image. De dire également que ses opportunités de travail sont réduites, c’est encore avancer une opinion non fondée. La femme musulmane est en mesure de participer à la vie active, sans chercher cependant à encombrer son homologue masculin, ou de se mélanger avec eux, ou encore de s’isoler avec l’un d’entre eux. Elle peut très bien être fonctionnaire dans une école pour fille, directrice, ou secrétaire. Elle a la possibilité d’être médecin, infirmière, secrétaire ou d’avoir n’importe quelle fonction dans un hôpital pour femme, et tout autre emploi qui lui correspond. Que dire de la femme qui sort de chez elle sous le prétexte de devoir travailler, alors que celle-ci est dévoilée, parfumé, et qu’elle marche avec un certain déhanchement comme pour s’exposer en flânant au milieu des mâles ? L’opinion de l’Islam à son sujet, c’est qu’elle ressemble à la femme adultère conformément au Hadith confirmé par e-Tirmidhî, d’après Abû Mûsa el Ach’arî, selon lequel le prophète a dit : « Toute femme qui se parfume, et qui passe auprès d’un groupe d’hommes, elle est telle et telle chose, c’est-à-dire : une femme adultère. » [3]Il semblerait que les termes « c’est-à-dire : une femme adultère. » proviennent d’Abû Musa el Ach’arî, en explication à « telle et telle chose »», mais Dieu seul le sait ! Cette femme est comme un plat appétissant ; son cuisinier ayant consacré pour sa préparation tous les efforts possibles. Ensuite, il le pose au milieu de la chaussée près des marais. Lorsque le couvercle est enlevé, celui-ci attire tous les insectes du coin alertés par l’odeur. Les mouches qui se sont agglutinées autour, viennent choir pour certaines dans ce plat à la vue des passants écoeuré du spectacle, le visage renfrogné. A terme, il devient la pâture des chiens en bataille avec les insectes qu’ils doivent vaincre absolument.

Cet exemple correspond exactement aux femmes dévoilées et flâneuses. La femme musulmane doit épargner son honneur d’une telle dépravation en recouvrant le voile de la pudeur sur son visage, comme le Seigneur lui enjoint. Cela vaut mieux pour elle auprès d’Allah et aux yeux de la société. L’Islam désire à travers ces enseignements protéger le tissu familiale car son salut implique celui de la société en général, de la même façon que sa dépravation implique celle de la société. L’Islam a extrêmement veillé à ces notions, il n’a pas négligé ce cocon, même quand il s’agit de certains rites que la femme accomplit dans les assemblées regroupant la gente masculine et féminine en un même endroit, comme par exemple à l’occasion du vendredi ou des deux fêtes de l’Aïd. La religion a en effet veillé au bon déroulement de ces rituels.
Le Messager bien guidé a déclaré, alors qu’il alignait les rang : « Le meilleur rang pour les hommes c’est le premier et le pire d’entre eux est le dernier. Tandis que le meilleur rang pour les femmes c’est le dernier et le pire d’entre eux est le premier. » Sachant pertinemment quel effet peut provoquer la femme s’étant parfumée dans le coeur des hommes, il lui a prescrit la chose suivante : « Si la femme veut se rendre à la mosquée, elle doit se purifier de son parfum comme elle se purifie de ses souillures physiques (en ayant perdu la grande ablutions). » Ce Propos et le précédent sont considérés parmi les meilleurs exemples en matière de prévention.

… La vie de couple se termine de deux façons :
1- Par le décès de l’un des deux conjoints. Dans la mesure où cela ne dépend ni de l’un ni de l’autre, nous préférons ne pas en parler.
2- Par le divorce ; notre discours portera sur cette forme de séparation.

Le divorce est considéré aux yeux de l’Islam comme une issu à une situation envenimée installée dans le couple, faisant ainsi régner un climat de discorde et de mésentente. Il équivaut au remède par cautérisation (brûlure) en vue de régler les problèmes du couple ; le cautère étant le dernier remède. Les étapes faisant aboutir à cette impasse sont les suivantes :

A- La morale : la morale implique le bon conseil et l’orientation, en rappelant à la femme les droits de son époux, mais aussi les siens envers lui. Il faut concentrer le discours sur les mauvaises conséquences éventuelles dues à la négligence de ses devoirs de femme, et à la désobéissance à son mari.
B- L’isolement dans la couche : le genre d’isolement qui produit un certain malaise chez la femme, en créant un climat propice au repentir, et au retour à l’ordre.
C- La punition corporelle : à condition de le faire dans le but de corriger la personne concernée et de lui faire peur, non par vengeance en lacérant la peau ou en cassant les os.
D- La réconciliation et le dialogue : il y participe un médiateur de la famille de chacune des parties.

Si aucun des procédés évoqués ne fait effet, et si chacun se sent crisper de la présence de l’autre, le cas échéant, le rôle du divorce intervient pour libérer la situation et faire cesser cette vie de couple devenue infernale et insupportable, après avoir connue l’affection, la compassion, la paix et la sérénité. Ces étapes antérieures au divorce, ou éventuellement venant l’empêcher, sont mises en évidence dans la Surate Les femmes, dans les deux Versets suivants plus exactement : (Les hommes ont l’autorité sur les femmes, pour les faveurs qu’Allah a concédé aux uns par rapport aux les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent. Les vertueuses, résignées, protectrices en leur absence de ce qu’Allah a préservé. Celles dont vous craignez la rébellion, faites leur la morale, isolez-les de vos couches, et frappez-les (le cas échéant). Si celles-ci se plient, vous devez les laisser, certes Allah est Haut et Grand) (S. Les femmes / V.34). (Si vous craignez la rupture entre eux, alors envoyé un médiateur de sa famille à elle et un médiateur de sa famille à lui ; s’ils désirent s’arranger, Allah va les réconcilier, certes Allah est Haut et Grand).

… Pourquoi le divorce est-t-il placé entre les mains de l’homme uniquement sans qu’il puisse y avoir la moindre intervention de la femme ? Sauf bien sûr, dans le cas de l’annulation de l’acte qui est une séparation où le tribunal compétent joue un certain rôle. La femme ne prend donc pas une décision unilatérale comme il est notoire.

En réponse à cette question, nous pouvons dire : comme l’homme a à sa charge les dépenses de la dote et du ménage, il est logique de lui restituer le droit au divorce. En effet, il ne peut ainsi négliger en principe la vie conjugale qu’il a édifié de sa sueur. Il est plus entrain à maintenir la société familiale dans un climat de sérénité et de bien-être, dans la mesure du possible. Si la répudiation était à l’initiative de sa compagne, on assisterait aux choses suivantes : nous verrions un homme fondé un foyer qu’il aurait meublé en vue de réaliser les objectifs escomptées de cette société. D’autre part, il y aurait une femme –diminuée mentalement – qui viendrait détruire cette entreprise et renverser les mobiliers à la moindre occasion vu qu’elle n’a pas participé aux charges au moment de sa fondation. Elle peut aussi vouloir quitter sans scrupule cette compagnie afin d’en expérimenter une autre. Je suis convaincu que la femme musulmane objective approuve mes propos avant l’homme lui-même, car le comportement de certaines le confirme alors qu’elles n’ont pas même pas d’autorité sur le divorce ! Mais certes, Dieu seul le sait !

… (e-tabarruj) La position de l’Islam à l’encontre de ces pratiques païennes est évidente. C’est une position logique et naturelle, je dirais même qu’elle est pertinente pour les personnes à la raison saine. L’Islam est d’une fermeté intransigeante contre ces pratiques païennes ; surtout concernant le paganisme de s’isoler avec une femme étrangère. Le Prophète a affirmé à cet effet : « Un homme ne s’isole pas avec une femme sans que Satan ne soit le troisième élément de cette rencontre.» « Un homme ne doit pas s’isoler avec une femme sans mahram. » Voici les paroles du Messager de l’Islam, chers musulmans !

Concernant le paganisme de la parure ou de la nudité, Allah a révélé : (Et restez dans vos demeures, sans vous parer de la parure païenne de la première époque). Il a dit aussi en s’adressant à Son Prophète et Ami Mohamed : (O Prophète ! Dis à tes femmes, tes filles et aux femmes musulmanes de ramener sur elle leur tunique). Tels sont les commandements de l’Islam adressés à la femme, en commençant par les mères des croyants ; elles sont pourtant pures jusqu’au jour d’aujourd’hui, et jusqu’au jour où Allah va rétablir la terre et ramener Ses occupants. Il commande la pudeur et la honte, et prohibe la mixité ; la pudeur est une branche de la foi. En même temps, Il interdit vivement ces pratiques païennes qui constituent des moyens favorables à la perversion des moeurs lesquelles quand elles corrompent un peuple, celles-ci le vouent à la perte et à la disparition, comme le poète le dit à travers ces vers :
Les peuples durent avec les moeurs
S’ils s’usent, les moeurs s’en vont et s’en iront


… Le deuxième point sur lequel se polarisent les défenseurs de l’émancipation et de l’égalité de la femme, c’est le cas du voyage. Pourquoi prétendent-ils la religion musulmane ne permet-elle pas à la femme de voyager librement à l’instar de l’homme ? Celle-ci n’a même pas le droit de se rendre seule au pèlerinage ! Quelle en est la raison ? Le plus étonnant chez ces gens-là, c’est qu’ils inversent les valeurs pour mieux duper les autres. Ils font de la bassesse une dignité et de la dignité une bassesse, comme précisément pour cette question. Malheureusement, si la femme musulmane est crédule, elle se laisse abuser par ce genre de revendications, car elle accuse une certaine méconnaissance de sa religion, et elle se laisse bercer par les sentiments d’autant.

En réalité, l’Islam n’empêche pas à celle-ci d’effectuer un voyage dans un cadre licite. Néanmoins, il soumet cette initiative à une seule condition. Cette restriction est en fait toute à son honneur, car l’Islam prend soin de préserver sa dignité, s’ils s’en rendaient comptes ! Elle doit en fait voyager en présence de son mari ou d’un proche lui étant interdit de façon permanente, à l’exemple de son père ou de son frère. Ces derniers ne vont pas manquer au péril de leur vie de la défendre et de protéger son honneur. Ils feront écran aux loups, qui ne pourront ainsi l’atteindre si ce n’est en passant sur leurs corps. De plus, ils prendront soins d’elle en cours de route. Ils seront à son service sur des tâches qu’elle n’est pas en mesure d’accomplir seule. Ainsi, cette restriction est-elle établie pour avilir la femme ou bien pour l’honorer ? C’est vraiment aberrant !

La femme musulmane doit bien méditer la réponse à cette question. Le voyage en tant que tel n’est nullement défendu. Elle a l’opportunité de partir au Hadj, entreprendre un voyage d’affaire, ou de visiter sa famille, ses proches, de voyager pour ses études, et pour toute autre raison tant que la condition initiale est respectée ; la présence du mari ou d’un mahram. Voici donc, l’opinion de l’Islam concernant le voyage pour la femme, chers musulmans ! Le Prophète a dit : « Il n’est pas permis à une femme qui croie en Allah et au Jour du Jugement Dernier, de voyager la durée d’un jour, sans la présence d’un homme faisant partie de ses proches (mahram). » Il existe divers énoncés et plusieurs versions de ce Hadith ; toutes formulent la condition sine qua none de la présence du mari ou d’un mahram dont l'interdiction est permanente. Cela est tout à l’honneur de la femme, si elle en avait conscience. Allah, est certes le garant de la réussite !

… Il est courant d’entendre des voix incrédules vociférer que l’Islam a privé la femme de ses droits. Par injustice envers elle, elle lui a brisé ses droits naturels. Dans sa tyrannie, elle ne lui a pas attribué l’égalité à l’homme, etc. toute ses revendications sont reprises des écrits des ennemis de l’Islam dans leurs ouvrages traduits en arabe. En réalité, l’auteur de telles revendications compte parmi l’une des deux catégories suivantes : l’un est ignare et naïf. Il répète scrupuleusement des paroles récoltées de bouches en oreilles. Il se fait ainsi l’écho des rumeurs sans savoir si celles-ci sont fondées ; sa seule vocation c’est de rapporter les racontars entendus dans la foule. Il se vante de connaître des choses qu’en fait il ignore. Beaucoup de gens se laissent impressionner par ce genre d’individus qui n’ont aucune connaissance théologique. Ce phénomène est tangible surtout chez les femmes intellectuelles qui n’ont pas fait des études islamiques, ou bien chez des femmes non cultivées qui succombent naïvement au discours de leurs compères. Ces individus sont donc des égarés. Malheureusement, ils égarent par-là même les personnes dupes qui ne savent pas qu’elles sont ignorantes. Les paroles suivantes conviennent tout à fait à ces gens-là :
Si tu ne sais pas que tu ne sais pas
C’est de l’ignorance ajoutée à de l’ignorance


L’autre est un conspirateur dont les ambitions sont de comploter contre l’Islam et ses adeptes. Il aspire ainsi à corrompre la religion et les moeurs en s’en prenant à la cellule familiale. Influencés par les ennemis de l’Islam, il est un parfait instrument pour mettre leur projet à exécution, dans leurs efforts acharnés en vue de mettre un terme à cette religion. L’un et l’autre profèrent partout ce slogan néfaste dans l’espoir d’égarer le maximum de gens. Nombreuses en effet, sont les musulmanes ignares qui se laissent duper par ces manigances. Ces malheureuses se figurent que ce cri d’alarme est à même d’assouvir leurs ambitions. Elles ont ainsi ajouté leurs voix à la-leur. La femme musulmane se laisse influencer par les slogans malsains pour sa foi, car elles se mettent à l’esprit que la religion lui porte atteinte. Cette religion au contraire lui a rendu sa dignité, si elle s’en rendait comptes ! D’ailleurs depuis quand nos femmes jouissent-elles d’un esprit de discernement pour comprendre ces choses-là ? A part celles bien sûr que le Seigneur a bien voulu épargner ! Allah est notre soutient ! La femme musulmane instruite doit donc se cultiver dans les affaires de sa religion pour connaître la position de l’Islam au sujet de la femme, et pour savoir quelle place il lui a réellement concédé afin de ne plus se laisser berner par le premier rabâcheur.

En parallèle, elle devrait jeter un coup d’oeil dans les législations non musulmanes, comme la constitution française ou autre pour constater la différence avec la notre. Elle doit aussi se renseigner sur sa condition avant l’avènement de la dernière des religions. Elle était considérée comme une vile marchandise dénuée de toute valeur et de tout respect ; seul l’Islam lui a rendu son rang véritable.

Par Karim ZENTICI



Notes de bas de page :

[1] Rapporté par Muslim (386) selon Sa’d ibn Abî Waqqâs.
[2] Rapporté par el Bukhârî, selon Abû Huraïra.
[3] Tirmidhî a fait le commentaire suivant : ce Propos est authentique. Un propos identique est rapporté par Abû Huraïra, chez Abû Dawûd.


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Mardi 8 septembre 2009

Par chaykh Ibn Bâz


Ensuite : les revendications qui prônent la participation de la femme aux fonctions de l’homme (entraînant la mixité des sexes de façon implicite ou non) sous prétexte de se soumettre aux exigences de l’époque et des besoins du modernisme, sont très dangereuses. Ses implications sont aussi périlleuses que ses fruits sont amers, et les conséquences ne sont pas minimes. Sans compter qu’elles aillent à l’encontre des Textes Sacrés enjoignant à la femme de rester chez elle et de se vouer aux tâches qui lui incombent dans son foyer ou autre.

Pour se rendre compte de la portée des inconvénients qu’engendre la mixité, il suffit de contempler l’état des sociétés éprouvées par cette calamité, que ce soit de leur propre initiative ou non. La personne objective et juste constatera que la situation est lamentable au niveau individuel et collectif, et se désolera que la femme ait pu délaisser sa maison, en provoquant ainsi l’éclatement de la famille. Ce bilan est avoué sans détour par la plume de bon nombre d’écrivains, et même par les médias. La raison est que ce fléau a pour vocation de désintégrer la société et de saper ses fondations. Par ailleurs, les preuves explicites venant démontrer l’interdiction de s’isoler avec une femme étrangère, ou ne serait-ce de la regarder, ou d’avoir recours à tout moyen faisant exposer l’individu au péché sont nombreuses. Elles sont incontestables concernant l’aspect prohibé de la mixité compte tenue des conséquences non louables qu’elle engendre.

Faire sortir la femme de son giron qui est à la fois son royaume et sa source de vie, c’est la sortir de son milieu naturel conforme à sa nature innée qu’Allah lui a décrété. Par conséquent, les slogans prônant la participation de la femme à la vie active dans les domaines exclusifs aux hommes sont des slogans pour le moins téméraires pour la nation musulmane. Parmi les plus grands inconvénients de ce phénomène, c’est qu’il est l’un des plus grands moyens à l’origine de l’adultère. Source de dégradation pour la collectivité, il pulvérise les bons principes et les mœurs.

Il est notoire que le Seigneur (soubhânahou wa ta`âlâ) a octroyé à la femme une morphologie spécifique différente littéralement de celle de l’homme. Sa fonction est donc au foyer au sein duquel elle évolue entourée des autres membres de son sexe. Autrement dit, immiscer la femme dans une fonction consacrée à l’homme, c’est la forcer à sortir de son élément naturel conforme à ses compétences physiologiques. Vouloir ainsi supprimer sa personnalité, c’est un crime odieux attenté à la femme. Les nouvelles générations filles et garçons seront les premières victimes de cette métamorphose ayant perdu l’affection maternelle et une tendre éducation. Ce rôle appartient en effet à la mère qui s’est malheureusement désistée de son propre domaine ; le cocon familial. Pourtant, elle ne peut trouver le repos, la sérénité, et la stabilité que dans son intérieur. Les sociétés sombrées dans cet abîme ne peuvent que faire ce constat.

L’islam a donc réparti les responsabilités des uns et des autres en attribuant à chacun une fonction définie dans le but de contribuer à l’élaboration de la société à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. L’homme pour sa part doit subvenir aux besoins budgétaires et vestimentaires du foyer. La femme doit s’occuper de ses enfants dans un climat d’affection et de tendresse ; elle allaite et élève les enfants en bas âge. Il lui convient en outre tout travail spécifique aux femmes comme l’enseignement des filles, les différentes fonctions dans les écoles, la médecine, les services hospitaliers, etc.
Lorsqu’elle délaisse sa fonction à la maison, elle néglige ainsi son foyer et ses membres. Cela engendre à terme l’éclatement de la cellule familiale tant du point de vue matériel que du point du vue psychologique. Dès lors, la société se fonde sur des apparences et devient artificielle. Démunie de sens, elle n’a plus aucune réalité tangible.

Le Seigneur a révélé : (Les hommes ont l’autorité sur les femmes, pour les faveurs qu’Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent) (S. Les femmes / V.34).
Conformément à La loi universelle d’Allah dans sa création, l’homme a l’autorité sur la femme et lui est supérieur comme le formule ce noble Verset. Allah (soubhânahou wa ta`âlâ) a également ordonné à la femme de rester chez elle, tout en lui interdisant de se parer, c’est-à-dire de se mélanger aux hommes. cela concerne les rencontres en un même lieu entre des hommes et des femmes étrangères dans les domaines aussi différents que le travail, le commerce (achat/vente), les loisirs, les voyages, etc. si la femme en effet s’investie dans ce domaine, elle est successible de tomber dans les interdits. En se comportant ainsi, elle va à l’encontre des commandements d’Allah, et se voit négliger les droits que la religion musulmane a offerts à la femme.

Le Coran et la Sunna sont formels sur l’interdiction de la mixité, et de tous les moyens y faisant parvenir à travers le Verset : (Restez dans vos demeures, et ne vous parez pas comme les païennes de la première époque. Observez la prière, verser l’aumône, et obéissez à Allah et à Son Messager. Allah veut seulement vous épargner de la souillure O gens de la maison (prophétique) ! Et vous purifier. Evoquez aussi les versets d’Allah et la Sagesse que l’on vous récite dans vos demeures. Allah est Certes Bienveillant et Avisé) (S. Les coalisés / V.33-34).

Allah a donc enjoint aux mères des croyants –le discours concerne par-là même toutes les musulmanes – de rester dans leur foyer pour les préserver et les éloigner des moyens menant à la perversion. Les sorties en effet incitent à la parure et sont susceptibles d’être à l’origine de la dépravation. Ensuite, Il leur a ordonné de dévouer les œuvres pieuses éloignant de la perversité et de la dépravation. Elles consistent à observer la prière, de verser l’aumône, et d’obéir à Allah et à Son Messager .
Puis, Il les a orientées vers des pratiques qui leur reviennent en bien ici-bas et dans l’au-delà ; elles doivent rester en contact permanent avec le Noble Coran et la pure Tradition Prophétique. Ils sont à même de dissiper la souillure de leurs cœurs, et de les purifier des impuretés, tout en les guidant à la vérité et à la probité.
Allah (soubhânahou wa ta`âlâ) a révélé : (O Prophète ! Dis à tes femmes, tes filles et aux femmes musulmanes de ramener sur elle leur tunique ; en se faisant ainsi reconnaître, elles ne se feront pas ennuyer ; Allah est vraiment Absoluteur et Miséricordieux) (S. Les coalisés / V.59). Il a ordonné à Son Envoyé l’ambassadeur de la Révélation, d’avertir ses épouses, ses filles, et les femmes croyantes en général de rabattre sur elles leur tunique. Ainsi, ce long voile leur garanti de couvrir le corps entier, au moment des sorties éventuel, et les préserve du harcèlement des individus dont le cœur est malade.
Or, que dire si la femme s’initie dans le monde du travail qui est purement masculin, en se mélangeant avec le sexe opposé, et en dévoilant sa dépendance vis-à-vis des hommes, sous le prétexte du travail. Elle doit consentir à beaucoup de sa féminité pour s’arroger à sa hauteur. Elle doit perdre aussi énormément de sa pudeur pour réaliser cette fusion entre deux sexes pourtant opposés dans le fond et la forme.

Allah (soubhânahou wa ta`âlâ) a révélé : (Dis aux croyants de baisser le regard et de préserver leur pudeur, Allah est certainement avisé de leurs œuvres. Dis aux croyantes de baisser le regard, de préserver leur pudeur, et de ne montrer de leur atout que ce qui en paraît, et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine) (S. La lumière / V.30-31). Allah commande à Son Prophète de faire savoir aux croyants et croyantes de se résigner à baisser les yeux et de préserver leurs parties intimes (pudeur). Ensuite, Il a précisé que ce comportement était plus enclin à la pureté. Il est notoire qu’il n’est possible de préserver sa pudeur de la perversité si ce n’est en s’éloignant des moyens d’y succomber.
Indubitablement, laisser traîner le regard au milieu d’une ambiance mixte, dans un cadre professionnel ou autre, constitue l’un des moyens les plus propices menant à la perversité. Il est impossible pour le croyant de mettre en pratique ses deux commandements si dans son lieu de travail, il s’entoure d’une femme étrangère qu’il considère comme une collègue ou une associée. Lorsque la femme affronte la vie active et que l’homme doit la supporter dans son propre milieu, il devient très difficile de garder sa chasteté et à fortiori de baisser les yeux ; comment dans ces conditions peut-on purifier son âme et l’élever ?

De la même façon, le Seigneur a enjoint aux femmes de baisser les yeux, de garder leur chasteté, et de ne pas exhiber leurs attraits, à l’exception de leur aspect extérieur. Il leur a sommé également de ramener leur voile sur leur col impliquant de se couvrir la tête et le visage étant donné que le col (la gorge) se situe à l’endroit de la tête et du visage. Comment peut-on donc garder les yeux baissés, sa chasteté, et cacher ses apparats dans un tel contexte alors que la mixité garantie de passer outre ces obstacles ? Comment aussi la femme musulmane peut-elle baisser le regard alors qu’elle se trouve côte à côte avec un étranger sous prétexte de l’associer dans son travail et d’être son équivalent dans ses différentes tâches ?

L’Islam par prévention, interdit formellement tous les moyens menant aux interdits. C’est pourquoi, il est interdit aux personnes féminines de s’entretenir avec leurs homonymes masculins d’une voie douce car cela risque de l’attirer vers elle comme le Verset l’affirme : (O femme du Prophète ! Vous n’êtes pas des femmes comme les autres si vous craignez Allah ; n’adoucissez point la voix car cela peut tenter l’homme au cœur malade, parlez-leur plutôt décemment) (S. Les coalisés / V.32). Autrement dit, l’homme qui est affecté par ses passions. Comment peut-elle ainsi se prémunir ou se maîtriser dans une telle ambiance ? Il est élémentaire qu’en exerçant la même profession, elle soit obligée de parler à son collègue masculin ou l’inverse. Elle va immanquablement adoucir sa voix comme il va adoucir la sienne. Sans oublier la présence de Satan qui trame derrière ce manège ; il embellit la perversité aux yeux de l’homme et l’encourage dans son initiative à faire succomber sa proie.

Allah est Sage et Omniscient lorsqu’Il préconise à la femme de se voiler étant donné que les êtres humains ont des comportements différents ; il existe des bons et des mauvais, des gens chastes et des débauchés. Le voile est donc par la Volonté d’Allah un rempart aux tentations, et il fait obstacle à ses causes. Il est un moyen idéal pour purifier les cœurs des hommes et des femmes, et les protège de la suspicion comme le Verset le recommande : (Si vous leur demandez un bien, faites-le de derrière un voile) (S. Les coalisés / V.53). Or, le meilleur voile pour la femme après celui de son visage et de son corps, ce sont les murs de sa maison. La religion musulmane a donc immunisé la femme contre toutes les tentations qui règnent au milieu des inconnus, qu’elle soit directement en cause ou non. Elle doit rester chez elle et ne pas sortir si ce n’est en cas de besoin, en veillant à le faire selon les règles de la pudeur.

Allah (soubhânahou wa ta`âlâ) a considéré que la place de la femme à la maison est une demeure. Le choix de ce terme revêt les sens les plus éminents car ils sous-entendent la stabilité de l’âme, le repos du cœur, et l’épanouissement intérieur. Sortie de son cocon, elle devient perturbée, le cœur serré, et l’intérieur en ébullition, sans compter qu’elle s’expose à des situations dont les conséquences sont peu louables. Par ailleurs, la religion musulmane interdit formellement de s’isoler avec une femme étrangère, si ce n’est en présence d’un mahram (toute personne masculine et pubère interdite au mariage ndt). L’Islam n’autorise pas non plus à une femme de voyager sans mahram pour la préserver de la débauche, fermer ainsi la porte à la faute, et parer à tous les moyens conduisant au mal. L’objectif, c’est de protéger l’espèce humaine contres les ruses d’Iblis. C’est pourquoi, le Messager d’Allah a dit de façon certifiée : « Je n’ai pas laissé après moi de tentation (Fitna) plus grande pour les hommes que celle des femmes. » Rapporté par el Bukhârî et Mouslim. Il est certifié également qu’il a dit : « Craignez ce bas monde, et craignez les femmes, la première tentation ayant touché les tribus d’Israël fut celle des femmes. »

Certains partisans de la mixité il est vrai, se sont imprégnés de certains Textes divins qu’ils ont utilisé littéralement sans en pénétrer la profondeur ou la portée contrairement aux personnes auxquelles le Seigneur a illuminé les cœurs (inspirées des sciences théologiques, elles ont combinées les arguments entre eux pour s’en faire une représentation globale et cohérente sans les dissocier les uns des autres). Ces derniers se sont inspirés notamment des voyages que le Prophète a effectués en compagnie de certaines de ses épouses, dans le cadre de ses expéditions.
En réponse, nous disons que non seulement ces femmes ont voyagés pour des intérêts éminents, mais qu’elles étaient en présence d’un proche. La foi et leur piété n’étaient donc pas mises en danger. Elles étaient à la fois protégées par un tuteur en la personne de leur mari et recouvertes de leur voile comme leur a enjoint la révélation. Leur situation est donc par essence, complètement différente de celle de bon nombre de leurs coreligionnaires des temps modernes. Est-il utile de préciser que d’aller au travail tous les matins n’est pas du tout comparable aux sorties occasionnelles que faisaient les épouses du Prophète en sa présence, lors de ses expéditions. Un tel amalgame consiste à comparer l’incomparable !

D’autre part, il nous faut connaître la réaction des pieux prédécesseurs plus à même de pénétrer le sens des Textes et plus prompts par-là même à les appliquer. La question pertinente serait de se demander : que nous est-il rapporté à leur sujet à travers les temps ? Ont-ils élargi cet entendement aux aspirations des partisans de la mixité prônant qu’il faille laisser la femme travailler dans n’importe quel domaine de la vie active, quitte à se mélanger sans scrupule avec des hommes ? Ou bien en ont-ils compris autrement pour s’être rendu compte que ce cas particulier n’échappait pas à la règle ?

Si nous passons en revu les conquêtes islamiques, et les expéditions musulmanes à travers l’histoire, nous pourrons constater que ce phénomène est inexistant. Quant aux partisans de l’émancipation de la femme des temps modernes, ils revendiquent sa participation aux activités militaires en lui faisant porter l’uniforme et les armes au même titre que n’importe quel homme. Ce moyen est tout désigné pour dégrader et divertir les troupes. La nature de l’homme et de la femme les pousse foncièrement à commettre s’ils se trouvent dans un endroit isolé, ce qui se produit entre les deux sexes en telle situation. Autrement dit, ils vont éprouver un penchant l’un envers l’autre. Il s’installe dès lors entre eux un climat d’intimité qui va rendre la conversation aisée, en sachant que les événements s’enchaînent les uns après les autres. Il est plus préventif de fermer d’emblée la porte aux tentations, pour ne pas sombrer dans l’irréparable, qui est une source à l’avenir de profonds remords.

La dernière révélation incite fortement à privilégier les avantages dans une question donnée au dépend des inconvénients en parant à tout moyen à l’origine d’un mal. La mixité au travail est un facteur inéluctable à l’origine de la dégradation de la société comme nous l’avons déjà souligné. Si nous nous penchons sur l’analyse historique des civilisations passées et des raisons de leur effondrement à l’instar des grecques et des romains, nous pourrons constater que la présence de la femme en dehors de ses murs, et de son milieu naturel, dans l’ambition d’étendre son domaine à celui de son compagnon et de l’encombrer, est l’un des plus grands facteurs menant à la chute. Dans une telle conjoncture, l’homme ainsi corrompu perd sa lucidité et les moyens d’atteindre les plus hauts sommets de la civilisation et de la vertu ; de la prééminence matérielle et morale. L’activité de la femme hors de son contexte familial engendre l’oisiveté chez certains hommes. A terme, la société se dégrade à cause des fléaux tels que l’éclatement de la cellule familiale, la perte des valeurs morales, et la mauvaise éducation des enfants. Cela conduit la société à s’insurger contre les Lois universelles d’Allah établissant la supériorité de l’homme sur la femme en inversant ainsi l’ordre des choses.

L’Islam a donc veillé à éloigner la femme de tout facteur qui porte atteinte à sa condition. Il lui a fait renoncer aux fonctions de gouverneur, de juge, et à toute initiative en rapport avec l’autorité suprême de l’état de manière générale conformément au Propos Prophétique : « Un peuple ayant une femme à sa tête, ne peut être heureux. » Rapporté par el Bukhâri dans son recueil Sahîh. En allant à l’encontre des textes, la femme renonce tout bonnement à sa nature, qui lui garantie pourtant le bonheur et la stabilité. L’Islam a donc interdit à la femme de s’investir dans un autre domaine que le sien. Les diverses expériences confirment elles-mêmes –surtout dans les contrées où règne la mixité – qu’il existe une différence entre l’homme et la femme dans leur nature respective et intrinsèque ; et cela avant de se référer à la formulation explicites des Textes du Coran et de la Sunna au sujet de ce principe. Les partisans de l’égalité entre d’une part le sexe faible qui, élevé dans la parure n’a aucun répondant dans les litiges et le sexe fort d’autre part, oublient ou font semblant d’oublier qu’ils sont fondamentalement différents. Nous avons démontré de façon suffisamment convaincante pour toute personne en quête de vérité, en s’inspirant pour cela des textes mais aussi des faits concrets, que la mixité et la participation de la femme dans les domaines exclusifs à l’homme n’est basée sur aucun fondement. Toutefois, certains gens se laissent malheureusement plus convaincre par le discours des occidentaux ou des orientaux que par la Parole d’Allah (soubhânahou wa ta`âlâ), celle de Son Messager , et des savants de cette communauté. C’est pourquoi, nous avons jugé bon de retranscrire aux lecteurs certains aveux des hommes de tous les horizons concernant les inconvénients de la mixité et ses préjudices ; ainsi seront-ils satisfaits ! Ils s’apercevront que les Lois de leur religion illustre interdisant la mixité, coïncident tout à fait avec le respect de la femme, et garantissent sa protection contre tout préjudice et tout facteur portant atteinte à son honneur.

L’auteur anglaise Lady Cook a dit : « Les hommes se sont accommodé de la mixité, c’est pourquoi la femme a eut des ambitions contraires à sa nature. Proportionnellement à l’abondance de la mixité, il y aura abondance des enfants bâtards ; c’est la pire des calamités qui puissent arriver à la femme (…) apprenez-leur à s’éloigner des hommes, et informez leurs des conséquences éventuelles qui les attendent, si elles s’embourbent dans ce traquenard. »

L’écrivain allemand Shawpnahawr a déclaré : « Dis : c’est une grande erreur d’avoir adapter ainsi notre structure ayant poussée la femme à s’associer à l’homme dans sa haute noblesse et sa grande élévation. Ce contexte lui a facilité l’accession à de viles ambitions prétentieuses. Cela a eu pour conséquence de pervertir la femme citadine moderne devant jongler entre ses larges prérogatives et ses faibles opinions. »

Lord Bayroun a affirmé : « Si tu pouvais réfléchir cher lecteur ! A la situation de la femme à l’époque des anciens grecs, tu pourras constater une condition artificielle contraire à sa nature inhérente. Tu pourras voir aussi avec moi la nécessité d’occuper la femme à ses affaires ménagères en veillant à améliorer son niveau de vie alimentaire et vestimentaire, tout en veillant à ne pas la mélanger à d’autre.»

Samuel Smaïlus d’origine anglaise a fait la constatation suivante : « L’organisation qui établit la participation de la femme dans le monde de l’emploi, quoique cela puisse procurer comme richesse au pays en conséquence, va détruire les fondations du foyer, pour s’être attaquée au temple du ménage, avoir démoli les fondements de la famille, et déchirer les liens sociaux. Celle-ci a pour effet d’arracher la femme à son mari, les enfants à leurs proches, en n’apportant, dans une certaine mesure, aucun résultat encourageant si ce n’est un changement dans le comportement de la femme. Or, la fonction véritable de la femme repose sur ses devoirs comme la gestion de son foyer, la gestion de ses enfants, et l’économie de ses moyens de subsistance, en prenant soin des besoins du ménage.
Cependant, le monde du travail la dépouille de ses obligations de sorte que les foyers ne soient plus des foyers. Les enfants grandissent ainsi sans éducation, et ils sont jetés au coin de l’indifférence. Sans compter que l’amour du couple s’altère ; la femme étant sortie de son statut d’épouse gentille et de tendre compagne dont le mari a besoin. Elle devient plutôt une collègue dans le travail et la difficulté. Elle passe ses nuits, appesantie éventuellement dans ses pensées, venant effacer la plupart du temps sa modestie intellectuelle et comportementale autour desquelles évolue le respect des valeurs. »

Le docteur Idylline a dit quant à elle : « La raison des crises familiales en Amérique, et le secret de la recrudescence des crimes dans la société provient du fait que l’épouse à délaisser son foyer dans l’espoir d’augmenter le budget familial. Le budget familial a augmenté certes, mais le niveau d’éducation en parallèle a diminué. (…) L’expérience prouve que le retour de la femme au foyer, est le seul chemin pour sauver la nouvelle génération de la dégénération dans laquelle elle évolue. »

Un membre du congrès américain a fait la déclaration suivante : « la femme peut vraiment contribuer à l’effort de la nation en restant effectivement dans son foyer qui est l’entité du ménage. » Un autre membre a exprimé son opinion en ces termes : « quand Dieu a concédé à la femme la particularité d’enfanter, Il ne lui a pas demandé de délaisser ses enfants pour travailler dehors. Cependant, Il a fait que sa mission soit de demeurer chez elle pour justement s’occuper de ces enfants. »

Shawpnahawr a soutenu également : « Laissez à la femme sa totale et pleine liberté sans surveillance, ensuite revenez me voir après un an pour constater le résultat. N’oubliez surtout pas que vous allez hériter avec moi la vertu, la pudeur, et les bonnes manières ! Mais si je devais entre temps mourir, nous n’aurez qu’à dire qu’il s’était trompé ou bien qu’il avait atteint le cœur de la vérité ! »

Ces citations ont été récoltées par le docteur Mustafa Husnî Sibâ`î – qu’Allah lui fasse miséricorde – dans son livre : La femme entre le Figh (Loi sacrée) et la Loi (profane).

Si nous devions recenser de façon exhaustive tous ce que les écrivains occidentaux ont pu dire concernant les inconvénients de la mixité dus à la participation de la femme dans le domaine des hommes, nous nous étendrions quelque peu, en sachant que parfois quelques allusions utiles suffisent amplement à de longues lignes.

En bref, si la femme se maintient à la maison pour remplir son rôle de gestion du foyer, qui vient après ses obligations religieuses, elle aura accompli un devoir adéquat à sa nature, sa condition, et son milieu ; Cela relève de son intérêt, celui de la société, et des nouvelles générations. Si celle-ci a du temps perdu, elle peut toujours avoir une activité dans un cadre féminin comme nous l’avons déjà signalé à l’exemple de l’enseignement des filles, la médecine, les services infirmiers, etc. Dans ces domaines exclusifs aux femmes, elle a amplement de quoi s’occuper. Elle aidera ainsi les hommes dans les tâches de la société, et contribuera à son évolution ; dans un environnement où chacun remplit la fonction qui lui correspond.

Il ne faut pas oublier en cette occasion d’évoquer le rôle des « mères des croyantes » et celui des femmes fidèles à leur exemple, qui ont joué un rôle dans l’instruction de la nation, l’orientation, et les recommandations qu’elles ont pu rapporter des paroles du Coran et du prophète de l’Islam . Nous implorons Allah de les en récompenser de la meilleure façon, qu’Il multiplie les exemples à notre époque de ces femmes qui se couvrent de leur voile et de leur toit, en restant à l’écart des hommes et des domaines qui leur sont propres.

Allah est celui que l’on implore afin qu’il éclaire chacun sur ses devoirs respectifs, en aidant chacun à les remplir de la façon qu’Il consent. Qu’Il nous épargne tous des instruments de la tentation, des causes de la perversion, et des ruses du Diable. Il est certes Généreux et Prodigue.

Que les Prières d'Allah et Son Salut soient sur Son Serviteur et Messager, notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et ses Compagnons !

Par Karim ZENTICI
Par ASSALAFIYAT - Publié dans : Mixité
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Mardi 8 septembre 2009

Qu'est-ce qu'on n'entend pas de la part des gens de Bid'ah! Selon eux, une femme musulmane peut jouer au soccer (foot) avec un petit foulard coloré sur ses cheveux et courir, sauter, sur un terrain, devant une assemblée d'hommes et de femmes. Comment des femmes qui portent des pantalons et des vêtements moulants, et des petits foulards serrés sur la tête peuvent-elles penser une seule seconde que ce genre de vêtement pervers et impudique puissent être décris comme étant un Hijab Islamique?

Ce genre de pantalon est Haram même pour les hommes, car il dessine les formes de la ‘Awrah, alors que dire de ces vêtements pour une femme! C’est une des grandes Bid’ah de ce siècle qu’on doit aux gens de Bid’ah parmi la secte des frères musulmans. Les femmes qui portent ce genre de vêtements n’ont aucune récompense pour le foulard qu’elles portent car une action ne sera acceptée que si cette action remplie deux conditions :

1 - L'acte d'adoration doit être accomplie purement pour Allah, ne cherchant que Son agrément.

2-l’acte doit être en accord avec toutes règles de la Shari’ah ou en accord avec le Qor’an et la Sounnah. Si l'une de ces deux conditions n’est pas respectée, l’action n’a aucune valeur pour Allah. Il est triste que beaucoup de musulmans ignorent ce point fondamental.

Voici donc les conditions du Hijab Islamique selon les règles de la Shari’ah :

Les savants de l’Islam ont établi des conditions tirées du Qor’an et de la Sounnah, dans le but de faciliter la compréhension pour les musulmans. Nous allons les citer une par une tout en mentionnant les preuves pour chaque condition.

1-Première condition :

Le Hijab doit couvrir tout le corps, comme cela est clairement prouvé dans le Qor’an et dans la Sounnah. Voici les explications détaillées à ce sujet.

Première preuve :

(يا أيها النبي قل لأزواجك و بناتك و نساء المؤمنين يدنين عليهن من جلابيبهن. ذلك أدنى أن يعرفن فلا يؤذين و كان الله غفوراً رحيماً)


Allah dit :


(Ô prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles (Jilbaab) : elles seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux) [Al-Ahzaab : 33 : 59]


Dans ce verset, Allah dit au prophète de dire à ses épouses, à ses filles et aux femmes des croyants :


·De ramener sur elles leurs grands voiles (جلباب) (Jalaabiib, pluriel de Jilbaab).

·Pour qu’elles soient reconnues comme étant des femmes libres et non des esclaves ou des femmes non-musulmanes.

·Et pour qu’elles ne soient pas offensées par les hypocrites pervers, lorsqu’elles sortent à l’extérieur.


Ibn Kathir[1] dit :

(Allah ordonne à Son messager d’ordonner aux femmes croyantes – en commençant par ses épouses et ses filles, à cause de leur noblesse – de ramener sur elles leurs Jilbaab, pour les distinguer des femmes non-musulmanes et des esclaves […] As-Souddi[2] dit que des gens parmi les pervers de Médine (des hypocrites) sortaient durant la nuit, profitant de l’obscurité, attendant que des femmes sortent pour aller faire leurs besoins, pour les agresser. Lorsque la femme portait le Jilbaab ils disaient: C’est une femme musulmane libre et ne l’approchaient pas. Et s’ils voyaient une femme sans Jilbaab ils disaient: C’est une esclave puis ils allaient vers elle (pour l’agresser).


Et Moujaahid[3] dit :

Elles portaient le Jilbaab pour faire savoir qu’elles étaient libres et pour que les pervers ne s’approchent pas d’elles.)[4].


En ce qui concerne le Jilbaab, Ibn Kathiir a rapporté :


(Qu’il s’agissait en fait du «Ridaa’a» : une grande pièce de tissu, portée par dessus le Khimar[5]. Ceci est l’opinion du compagnon Ibn Mas’oud[6] et de plusieurs Taabi’iin (élèves de compagnons), parmi eux : Hasan al-Basri[7], Qataadah[8], Ibraahiim an-Nakha’i[9], ‘Atââ’ al-Khourasaani[10], et il est (le Jilbaab) semblable au Izar aujourd’hui.)



L’Imam Ibn Jariir At-Tâbari[11] rapporte qu’Ibn ‘Abbas a dit :

(Elles couvrent leurs visages à partir du dessus de leur tête avec le Jilbaab, et elles laissent paraître un seul œil.) Et il rapporte aussi que ‘Oubaidah As-Salmaani[12] fut questionné par Ibn Siriin[13] au sujet de ce verset et il dit : (Il (‘Oubaidah) couvrit sa tête et son visage avec son vêtement et laissa paraître un de ses yeux.)



Al-Qourtoubi[14] dit :

(L’opinion correcte est que le Jilbaab est un vêtement qui couvre tout le corps.) Puis il dit :(Les gens diffèrent en ce qui concerne la façon dont le Jilbaab doit être porté. Ibn ‘Abbas et ‘Oubaidah as-Salmaani ont dit que le Jilbaab doit envelopper complètement le corps de la femme, de façon à ce que rien ne paraisse sauf un œil pour qu’elle puisse voir.)


Certains tentent de limiter cet ordre à l’époque du prophète , mais cela est incorrect, car le sens du verset est général et le Qor’an et la Sounnah furent révélés pour qu’ils soient appliqués jusqu’au Jugement Dernier[15]. Oum ‘Atiyyah a dit :


عن أم عطية، قالت : أمرنا رسول الله صلى الله عليه وسلم أن نخرجهن في الفطر و الأضحى ، العواتق ، والحيض ، وذوات الخدور ، فأما الحيض فيعتزلن الصلاة و يشهدون الخير و دعوة المسلمين ، قلت : يا رسول الله ! إحدانا لا يكون لها جلباب ، قال : (لِتُلبسْها أخْتُها من جلبابها)


«Le prophète nous a ordonné d’amener les jeunes filles, les femmes de maison et les femmes menstuées pour la prière de l’Aïd al-Fitr et de l’Aïd al-Adha. En ce qui concerne la femme menstruée, elle ne fait pas la prière, mais elle assiste au bien et aux invocations des musulmans. Je lui dis : «Ô prophète d’Allah ! Certaines parmi nous n’ont pas de Jilbaab» Il répliqua : «Que leurs sœurs leurs prêtent des Jilbaabs à porter»[16].

Ce qui prouve que le Jilbaab est obligatoire, sinon le prophète n’aurait pas ordonné aux femmes de prêter des Jilbaabs à celles qui n’en avaient pas.

On peut donc comprendre, d’après la description du Jilbaab faite par les compagnons du prophète et les Taabi’iins, que ce que plusieurs femmes considèrent aujourd’hui comme étant un Hijab, ne respecte pas du tout les conditions de la Shari’ah.


Deuxième preuve :



(و قل للمؤمنات يغضضن من أبصارهن و يحفظن فروجهن و لا يبدين زينتهن إلا ما ظهر منها. و ليضربن بخمرهن على جيوبهن . و لا يبدين زينتهن إلا لبعولتهن أو آباءهن أو آباء بعولتهن أو أبناءهن أو أبناء بعولتهن أو إخوانهن أو بني إخوانهن أو بني أخواتهن أو نساءهن أو ما ملكت أيمانهن أو التابعين غير أولي الإربة من الرجال أو الطفل الذين لم يظهروا على عورات النساء. ولا يضربن بأرجلهن ليعلم ما يخفين من زينتهن)


Allah dit :



(Et dit aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile (Khimar) sur leur poitrine; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles qui n’ont pas d’envie pour les femmes, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures) [An-Nour : 24 : 31]

Allah dans ce verset s’adresse au prophète , lui ordonnant de dire aux femmes croyantes :


·De baisser leur regards.

·De garder leur chasteté.[17]

·De ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît.

·De rabattre leurs voiles (خمار) (Khoumour pluriel de Khimar) sur leur poitrine.

·De ne montrer leurs atours qu’aux gens mentionnés.[18]

·De ne pas frapper de leurs pieds de façon à faire savoir ce qui est caché de leurs parures.


Ibn Kathir dit :

(Le Khimaar correspond au voile que la femme porte pour couvrir sa tête et c’est ce que les gens appellent al-Maqaani’, et Sa’iid Ibn Joubaïr dit :

(Et qu’elles rabattent), signifie : qu’elles ajustent fermement. (Leur Khimaar sur leur poitrine) signifie : sur leur cou et leur poitrine de façon à ce que rien ne soit visible.

Et Al-Boukhari a rapporté selon ‘A’ishah (la femme préférée du prophète ), qu’elle a dit :

«Qu’Allah remplisse les femmes des Ansaars[19] de miséricorde, car lorsqu’Allah a révélé ce verset, elles déchirèrent leurs couvertures pour se couvrir». […] et selon Sâfiyyah Bint Shaibah qu’elle dit :


«Nous étions chez ‘A’ishah et les femmes mentionnèrent les mérites des femmes de Qouraïsh, alors ‘A’ishah dit : «Certes, les femmes de Qouraïsh ont bien des mérites, par contre je jure par Allah, que je n’ai jamais vu de meilleures femmes, et plus sincères envers le Livre d’Allah, ni plus croyantes en la révélation, que les femmes des Ansaars. Le verset de la Sourah An-Nour fut révélé, et leur maris rentrèrent chacun chez eux pour leur réciter ce qu’Allah avait révélé, chaque homme récite à sa femme, à sa fille, à sa sœur et à tous ses proches, ce que cette Sourah contient, et elles se précipitent, toutes sans exception, vers leurs couvertures pour se couvrir avec, en toute sincérité et avec foi en ce qu’Allah avait révélé dans Son Livre. Les femmes sortirent le lendemain matin suivant pour prier derrière le prophète , la tête couverte, comme si elles avaient des corbeaux sur la tête».)[20]


Le Sheikh ‘Abdul-‘Aziz Bin Baaz dit :

(Ibn Mas’oud a dit :


«Et (sauf ce qui en paraît) signifie : ce qui paraît des vêtements, car cela est pardonné». Ce qu’il veut dire par «les vêtements», ce sont les vêtements qui n’exhibent pas les atours et qui ne sont pas causes de tentations. Par contre, ce qui est rapporté selon Ibn ‘Abbas, qu’il a interprété (sauf ce qui en paraît) comme étant le visage et les mains; nous devons le prendre comme étant avant l’obligation du Hijab. Car après cela, Allah a ordonné de couvrir tout le corps comme cela a été expliqué dans les nobles versets de la sourah Al-Ahzab, et ce que ‘Ali ibn Talhah rapporte, prouve que c’est ce que voulait dire Ibn ‘Abbas, il dit :

«Allah a ordonné aux femmes croyantes, lorsqu’elles sortent de leur maison pour une nécessité quelconque, de couvrir leur visage à partir du dessus de leur tête avec leur Jilbaab et de ne laisser qu’un seul oeil paraître.».

Et Sheikh Al-Islam, Ibn Taimiyyah, ainsi que d’autres parmi les savants et les vérificateurs, ont expliqué cela. Et c’est la vérité sur laquelle il n’y a pas le moindre doute. En ce qui concerne ce qu’Abou Daoud a rapporté dans son recueil de Hadith, que ‘A’ishah a dit que Asma Bint Abi Bakr (sa sœur) est entrée chez elle, portant des vêtements légers, alors le messager d’Allah détourna sa tête et dit:

«Ô Asma! Lorsqu’une fille atteint l’âge de puberté, Il n’est pas permis qu’on voit de son corps, exepté ceci et ceci» et il pointa son visage et ses mains. Ce Hadith n’est pas authentique (Da’iif) dans sa chaîne de narrateur et il ne peut pas être attribué au prophète .

Car il est rapporté par Khalid Ibn Douraik selon ‘A’ishah, et il n’a jamais entendu de Hadith d’elle directement. Donc, le Hadith est interrompu (Mounqati’) et c’est pourquoi Abou Daoud, après l’avoir rapporté a dit :

«Ce Hadith est Moursal, parce que Khalid n’a jamais rencontré ‘A’ishah et parce qu’un des narrateurs est Sa’d Ibn Bashir et il est faible (Da’iif) et ce qu’il rapporte ne peut pas être utilisé comme preuve». Il y a un troisième problème dans le Hadith; c’est que Qataadah rapporte le Hadith «selon» (‘an) Khaalid Ibn Douraik, et il est Moudallis[21].)[22]

Ibn Kathir dit à propos de :

(Et qu’elles ne frappent pas leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures) : (Avant l’Islam, lorsque la femme marchait dans la rue et qu’elle portait à son pied un bracelet qui ne faisait pas de bruit, elle frappait le sol avec son pied pour que les hommes puissent entendre son tintement. Alors Allah a interdit aux croyantes de faire pareil. La même chose est applicable si ses parures et ses atours sont couverts et qu’elle bouge d’une manière à faire paraître ce qui est caché, cela rentre aussi dans l’interdiction. ) Puis il mentionne ensuite l’interdiction pour la femme de sortir de chez elle parfumée, en citant les preuves de cela, puis il dit :

(Cela comprend également l’interdiction pour la femme de marcher au milieu du chemin, pour ce que cela comporte d’exhibition (Tabarrouj). )[23]



Troisième preuve :


Allah dit :


(و القواعد من النساء اللاتي لا يرجون نكاحاً فليس عليهن جناح أن يضعن ثيابهن غير متبرجات بزينة و أن يستعففن خير لهن و الله سميع عليم )


(Et quant aux femmes qui n’espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie) (le Jilbaab), sans cependant exhiber leurs atours et si elles cherchent la chasteté c’est mieux pour elles. Allah a connaissance de toutes choses) [An-Nour : 24 : 60]


Le Sheikh Ibn Jariir At-Tabari a dit :

Le Très-Haut a dit :


(Les femmes qui ne peuvent plus avoir d’enfants, à cause de leur âge avancé, qui n’ont plus de menstruations et qui n’enfantent plus; (Qui n’espèrent plus le mariage) ; C’est à dire : Celles qui ont désespéré de se trouver un époux et qui ne pensent plus aux hommes. (Nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie)) ; C’est à dire : leur Jilbaab : qui est le Qinaa’ (une grande couverture), qui est portée sur le Khimaar. Et le Ridaa’a qui est porté par-dessus les vêtements. Et il n’y a pas de blâme pour elles de ne pas porter cela devant les proches «Mahaarim»[24] ou devant les étrangers qui ne font pas partie des proches, sans toutefois exhiber leurs atours. Et concernant ce que nous avons mentionné les savants de l’explication du Qor’an ont dit d’après Ibn ‘Abbas :


(Et quant aux femmes qui n’espèrent plus le mariage (atteintes par la ménopause)) c’est la femme qui n’a pas de reproche à s’asseoir dans sa maison avec une robe et un Khimar, et elle enlève le Jilbaab tant qu’elle n’exhibe pas ce qu’Allah déteste. Et c’est ce qu’Il dit :(Nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie), sans cependant exhiber leurs atours) Puis Il dit : (Et si elles cherchent la piété c’est mieux pour elles).


‘Oubaid a dit :

«J’ai entendu Ad-Dâhhaak dire à propos de (d’enlever leurs vêtements de (sortie): cela signifie :le Jilbaab : qui est le Qinaa’ et ça concerne la femme âgée qui ne peut plus enfanter. Le fait de ne pas porter le Jilbaab par dessus le Khimaar ne lui nuit pas, cependant, toute autre femme musulmane libre (c’est à dire, qui n’est pas esclave), est obligée de porter son Jilbaab par dessus le Khimar lorsqu’elle atteint la puberté. Et Allah dit dans Sourah Al-Ahzaab :(De ramener sur elles leur grand voile (Jilbaab) elles seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.)[33 :59]).

Puis il rapporte selon Moujahid, avec sa chaîne de narrateurs qu’il a dit :

((Leurs vêtements de (sortie)) «c’est : le Jilbaab». Et Ibn Zaid a dit : «c’est enlever le Khimar», et Ibn Mas’oud a dit : «C’est le Jilbaab ou le Ridaa’a ou le Milhafah[25]» (une couverture portée par dessus les vêtements)). Jusqu'à ce qu’il dise : ((Et si elles cherchent la chasteté, c’est mieux pour elles) cela signifie : que si elles sont chastes et pudiques et qu’elles sont timides d’enlever leur Jilbaab et leurs Rida’a; le porter est mieux pour elles que de l’enlever. Les savants du Tafsiir ont rapporté ce que nous avons dit.) Puis il cite selon Moujaahid avec la chaîne de narrateurs, disant :(«Qu’elles portent le Jilbaab.» Et selon Ash-Sha’bi qu’il dit : «Laisser tomber cela», c’est à dire, qu’elles laissent tomber la permission d’enlever le Jilbaab.)[26]

Lorsqu’on lit l’explication de ces savants, on constate que ce qui se passe aujourd’hui est tout à fait le contraire de ce que le verset ordonne. La plupart du temps, ce sont les femmes âgées qui se voilent, alors que les jeunes femmes se découvrent et exposent leurs atours aux hommes. Mais s’il est mieux pour les femmes d’âge avancé de chercher la chasteté en portant le Jilbaab, cela est encore plus important pour la femme qui est jeune et attirante, car elle est une source de tentation plus grande pour les hommes de tout âge. Son péché, en ne couvrant pas son corps et en exhibant ses charmes et ses atours est beaucoup plus grave que celui de la vieille femme, qui, en général, n’est pas convoitée par les hommes. La femme âgée n’a la permission de découvrir que son visage et ses mains en enlevant le Jilbaab, alors que dire de la jeune femme, qui en plus de montrer son visage et ses mains, montre ses cheveux, son cou, sa poitrine, ses cuisses et ses jambes, ses bras etc.


Ibn Kathiir dit :

(Ibn ‘Abbas a dit que : «Le verset (Et dit aux croyantes de baisser leur regard…) [Al-Ahzaab : 24 : 31], fut abrogé par celui-là (le verset de la troisième preuve) et la seule exception est les vielles femmes qui n’ont plus leurs règles et qui n’espèrent plus de se marier. Ibn Mas’oud dit :«(Nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie)) signifie : Le Jilbaab ou le Ridaa’a». La même chose a été dite par Ibn Abbas, Ibn ‘Omar, Moujaahid, Sa’iid Ibn Jubair, Abi Sha’thah, Ibraahiim An-Nakha’i, Al-Hasan, Qataadah, Az-Zouhri, Al-Awzaa’i[27] et d’autres.)[28]


Le Sheikh Ibn Baaz dit au sujet de ce verset :

(Allah nous informe dans ce verset que les femmes âgées qui n’espèrent plus le mariage n’ont aucun reproche à enlever les vêtements qui couvrent leur visage et leurs mains, pourvu qu’elles n’exhibent pas leurs atours. À partir de cela, on peut comprendre que celle qui exhibe ses atours n’a pas le droit d’enlever ses vêtements de sortie et qu’il y a un reproche contre elle si elle le fait, même si elle est vieille. Car un homme peut être attiré par une femme malgré son âge avancé, et parce que l’exhibition (at-Tabarrouj) peut créer de la tentation même lorsqu’une femme est vieille. Que dire alors, du cas de celle qui est jeune et belle, lorsqu’elle expose ses atours ? Il n’y a pas de doute que son péché est plus grave, que son reproche est plus sévère et que la tentation dont elle est la cause est plus grande. De plus, Allah a mis comme condition pour que la vieille femme (puisse enlever son Jilbaab), qu’elle n’espère plus le mariage, et ce n’est que – et Allah sait mieux – parce que si elle espère le mariage, elle sera poussée à se faire belle, à exhiber ses atours dans le but d’attirer les hommes, il lui fut donc interdit d’enlever ses vêtements de sortie pour la protéger, elle et les gens qui l’entourent, de la tentation. Puis Il termina le verset en incitant les vieilles femmes à la chasteté et Il expliqua que cela était mieux pour elles que d’enlever leurs vêtements de sortie, même si elles n’exhibent pas leurs atours. On voit donc par cet exemple, le mérite de se voiler et de se couvrir avec les vêtements de sortie (le Jilbaab). Il faut donc obligatoirement, que le Hijaab et la chasteté d’exhiber ses atours soient, à plus forte raison, mieux pour les jeunes filles et plus loin encore de la tentation.)[29]


Quatrième preuve :

Allah dit :

( و قرن في بيوتكن و لا تبرجن تبرج الجاهلية الأولى)


(Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas (Tabarrouj) à la manière des femmes d’avant l’Islam (al-Jaahiliyyah, le temps de l’ignorance)) [Al-Ahzaab : 33 : 33]


Ibn Kathiir dit :

((Restez dans vos foyers) signifie : demeurez dans vos maisons et ne sortez pas sans nécessité)[30]

Le Sheikh Bin Baaz dit :

(Allah dit aux mères des croyants (les épouses du prophète ) – et toutes les femmes musulmanes sont comprises par cet ordre – de rester dans leur maison, étant donné que cela les protège et les éloigne de tout les moyens de corruption et parce que les sorties inutiles mènent à l’exhibition, tout comme elles mènent à beaucoup d’autres mauvaises choses.)[31]


Le Sheikh Ibn Kathiir dit ensuite :

((Et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (al-Jaahiliyyah) Moujaahid a dit : «La femme sortait de sa maison et marchait devant les hommes, voilà ce que signifie l’exhibition du temps de l’ignorance». Qataadah a dit : «Et (Cela s’applique) lorsque vous sortez de vos maisons. Elles (les femmes avant l’Islam) avaient une façon de marcher et de parler pour attirer les hommes, et Allah leur a interdit de faire cela.» Mouqaatil Ibn Hayyaan a dit :«At-Tabarrouj signifie : que la femme met son Khimaar sur sa tête et ne le rabat pas correctement, de manière à faire voir ses colliers et ses boucles d’oreilles, son cou et tout ce qui paraît d’elle, cela est de l’exhibition»)[32]


Et le Sheikh Bin Baaz dit que le Tabarrouj est :

(Le fait de laisser paraître les charmes et les atours, comme la tête, le visage, le cou, la poitrine, les bras, les jambes, ainsi que les autres atours.)[33]


D’après ce verset, on peut comprendre que ce que font les femmes d’aujourd’hui, est un autre genre de Tabarrouj auquel on donne une apparence religieuse. C’est pourquoi c’est une forme de Bid’ah dans la religion. Les femmes qui portent les foulards sur la tête sans se couvrir le reste du corps de façon acceptable selon la Shari’ah croient faire une chose qui les rapproche d’Allah alors que cela ne fait que les éloigner de Sa miséricorde. Comment une femme musulmane peut-elle croire que de porter des jeans ou des pantalons et un petit veston avec un foulard peut être désigné comme étant un Hijab! De ne rien porter du tout est mieux certes que de mentir sur Allah et sur sa religion!


La cinquième preuve :

(و إذا سألتموهن متاعاً فاسألوهن من وراء حجاب ذلكم أطهر لقلوبكم و قلوبهن)


(Et si vous leur demandez (aux femmes du prophète) un objet quelconque, demandez-le leur derrière un rideau (Hijab) : c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs…) [Al-Ahzaab : 33 : 33]


L’Imam Al-Qourtoubi dit sur ce verset :

(Les gens diffèrent en ce qui concerne l’objet ou la chose en question. Certains disent; les choses que l’on s’empruntent, d’autres disent; Une question sur la religion (Fatwa) et d’autres disent: les pages du Qor’an. Mais la bonne opinion est que c‘est général et que ça comprend toutes les choses que l’on peut emprunter ou demander, que ce soit des choses religieuses ou des choses de la vie.) Et il dit aussi : (Dans ce verset, il y a la preuve qu’Allah a permis de leur demander (aux femmes du prophète) derrière un rideau (Hijab) pour une nécessité quelconque qui se présente ou pour poser une question dans la religion. Et toutes les femmes sont comprises par cela, selon ce qu’impliquent les bases de la Shari’ah, du fait que tout de la femme est ‘Awrah[34]; son corps et sa voix, et il n’est pas permis de se découvrir sauf pour une nécessité comme le témoignage, ou pour une maladie qui nécessite un traitement sur son corps.)[35]


Le Sheikh Bin Baaz dit :

(Ce noble verset, représente une preuve textuelle claire de l’obligation de voiler les femmes des hommes et de les cacher de ceux-ci. Allah a clarifié dans ce verset, que le Hijab est plus pur pour les cœurs des hommes et des femmes et les éloigne de la turpitude et de ses causes. Et Il démontra, en même temps, que le fait de se dévoiler et ne pas se couvrir correctement est impur et mauvais et que le Hijab est pureté et paix.)[36]


Il dit dans un autre endroit :

(Et celui qui dit que l’ordre du Hijab se limite aux mères des croyants (les épouses du prophète ) seulement, il a contredit les nombreuses preuves qui prouvent que l’ordre est général. Et il a contredit le verset : (c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs), car il n’est pas permis de dire que le Hijab est plus pur pour les cœurs des femmes du prophète et pour ceux des hommes parmi les compagnons, sans que cela implique ceux qui suivent après eux. Il n’y a pas de doute, que ceux qui viennent après eux ont encore plus besoin d’être voilés que les mères des croyants devant les compagnons, à cause de la différence immense entre la force de leur foi et de leurs visions de la vérité et la nôtre. Car les compagnons, hommes et femmes, ainsi que les mères des croyants sont les meilleurs êtres humains après les prophètes et la meilleure génération, comme le prophète l’a dit lui-même dans un Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim. Alors si le Hijab est plus pur pour leur cœur, donc ceux qui viennent après eux ont un plus grand besoin et sont plus pauvres en pureté qu’eux.)[37]

Source :

http://www.alminhadj.fr

Par ASSALAFIYAT - Publié dans : S'habiller selon la Shari'a
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Mardi 8 septembre 2009

6-Les preuves du Hijab dans la Sounnah[38]

Première preuve :

Le prophète a dit :

(المرأة عورة)


«La femme est une ‘Awrah».[39]

Le Sheikh Hamoud at-Touwaijri dit :

(Ce Hadith prouve que toutes les parties du corps de la femme font partie de la ‘Awrah, pour les hommes étrangers, tous ses membres et son visage y compris. Il fut rapporté que Abou Taalib a dit selon l’Imam Ahmad :

«Les ongles de la femme font parti de sa ‘Awrah et lorsqu’elle sort de sa maison rien d’elle ne doit paraître, pas même ses chaussettes car les chaussettes décrivent la forme du pied. Et il est préférable qu’elle rajoute un gant à sa manche, pour que rien de sa main ne paraisse». Et nous avons mentionné précédemment ce que Sheikh Al-Islam, Ibn Taymiyyah a dit selon l’Imam Ahmad : «Tout de la femme est ‘Awrah, même ses ongles.» Et Sheikh Al-Islam a dit à la suite de cela : «Et c’est ce que dit l’Imam Maalik aussi»)[40]


Deuxième preuve :

D’après Ibn ‘Omar que le prophète a dit :

(لا تتنقب المرأة المحرمة ، و لا تلبس القفازين)


«La femme en état d’Ihraam[41] ne doit pas porter le Niqaab[42], ni les gants.»[43]

Sheikh Al-Islam, Ibn Taimiyyah dit au sujet de ce Hadith :

(Ce Hadith prouve que le Niqaab et les gants étaient bien connus chez les femmes qui n’étaient pas en Ihraam, et cela implique de couvrir le visage et les mains.)[44]

Ce Hadith est la preuve que le Niqaab était chose courante dans la société et que les femmes se couvraient également le visage et les mains.

Troisième preuve :

‘A’ishah dit :

عن أم المؤمنين عائشة رضي الله عنها قالت : (كان الركبان يمرون بنا و نحن مع رسول الله صلى الله عليه و سلم محرمات ، فإذا حاذوا بنا سدلت إحدانا جلبابها من رأسها على وجهها ، فإذا جاوزونا كشفناه.)



«Nous étions en état d’Ihraam, en présence du prophète (Sallallahou ‘alaihi wa sallam). Lorsque des hommes passaient près de nous, nous couvrions notre visage avec une partie de notre Jilbaab et lorsqu’ils s’éloignaient, nous laissions notre visage découvert.»[45]

Ce Hadith explique le Hadith précédent et clarifie ce que la femme doit faire en présence d’homme étranger en état d’Ihraam. Nous pouvons comprendre que même si la femme n’a pas le droit de porter le Niqaab, elle doit quand même se couvrir le visage en présence d’hommes étrangers, avec autre chose, comme son vêtement ou autre, comme cela fut expliqué par les savants. Malheureusement, celui qui va faire le Hajj aujourd’hui réalise à quel point la plupart des musulmans dans le monde ont dévié de cet ordre. Qu’Allah ramène la Oummah à la Vérité.


Quatrième preuve :

D’après Ibn ‘Omar qui dit : le messager d’Allah a dit :

عن ابن عمر رضي الله عنهما قال : قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : (من جر ثوبه خيلاء لم ينظر الله إليه يوم القيامة) فقالت أم سلمة رضي الله عنها: فكيف يصنع النساء بذيولهن ؟ قال : (يرخين شبراً) فقالت : إذاً تنكشف أقدامهن ! قال : (فيرخينه ذراعاً و لا يزدن عليه).



«Celui qui laisse son vêtement traîner sur le sol, par fierté, Allah ne le regardera pas au jour de la résurrection.» Oum Salamah dit : «Que doivent faire les femmes avec leurs vêtements?» Il dit : «Qu’elles rajoutent la longueur d’une main.» Elle dit : «Mais alors, nos pieds seront découverts !» Il dit : «Qu’elles rajoutent la longueur d’un avant-bras et pas plus.»[46]


Le Sheikh Ibn ‘Outhaimiin a dit :

(Ce Hadith est une preuve qu’il est obligatoire pour la femme de se couvrir les pieds et que c’est une chose connue des femmes des compagnons. Et les pieds, par rapport au visage et aux mains, représentent une tentation moins importante. Il est donc logiquement plus important de couvrir le visage que les pieds.)[47]

Il n’y a pas de doute que le visage est la plus belle partie du corps, et que lorsque nous parlons de la beauté de quelqu’un, nous parlons principalement de son visage. Si on demande une femme en mariage, on ne regarde pas la beauté de ses pieds, mais surtout son visage. Alors comment peut-on insister sur le fait de dévoiler le visage de la femme aux étrangers dans la rue?

On peut constater en analysant ce Hadith, la grande foi et la grande compréhension de l’Islam chez les femmes du temps du prophète , qui insistaient pour rajouter une longueur à leurs vêtements par crainte de se découvrir les pieds. Contrairement aux femmes d’aujourd’hui qui veulent des vêtements plus courts. J’ai entendu le Sheikh Ibn ‘Outhaimiin dire, lorsque j’était à Makkah : «Les gens d’aujourd’hui font le contraire de ce Hadith, les hommes laissent traîner leurs vêtements, alors que les femmes portent leurs vêtements au milieu de la jambe !»


2-Deuxième condition :

Le Hijab ne doit pas être transparent ou trop mince, de manière à ce que la couleur de la peau ou que les membres du corps soient visibles. Le prophète a dit :


(سيكون في آخر أمتي نساء كاسيات عاريات ، على رؤوسهن كأسنمة البخت ، العنوهن فإنهن ملعونات)

و في حديث آخر :

(صنفان من أهل النار لم أرهما: قوم معهم سياط كأذناب البقر يضربون بها الناس ، و نساء كاسيات عاريات ، مميلات مائلات ، رؤوسهن كأسنمة البخت المائلة ، لا يدخلن الجنة ولا يجدن ريحها ، و إن ريحها لتوجد من مسيرة كذا و كذا)



«Il y aura à la fin de ma Oummah des femmes habillées mais nues en réalité. Sur leur tête, il y a ce qui ressemble à une bosse de chameau. Maudissez-les ! Car elles sont maudites !»[48] Et dans un autre Hadith :

«Il y a deux catégories de gens de l’Enfer que je n’ai pas encore vus :

1 – Des gens qui ont des fouets semblables à des queues de vaches, avec lesquels ils frappent les gens. 2 – Et des femmes qui sont habillées, mais nues en même temps, qui attirent les hommes et qui sont attirées. Leurs têtes ressemblent à la bosse penchée du chameau. Elles n’entreront jamais au Paradis, et elles ne sentiront jamais son parfum, malgré que son parfum puisse être senti à des distances et à des distances à la ronde»[49]


L’Imam Ibn ‘Abdoul-Barr a dit :

(Le prophète veut parler des femmes qui portent des vêtements légers qui décrivent leur corps et qui ne couvrent pas le corps complètement. Qui couvrent uniquement en nom, mais qui, en réalité, les fait paraître nues)[50]

Dans certains pays, les femmes se couvrent le visage avec un tissu transparent, ce qui cause parfois plus de tentations que si le visage n’était pas couvert, il n’y a pas de doute que cela est interdit. La femme doit plutôt se couvrir avec un tissu qui est opaque et qui ne laisse pas apparaître ce qui est en dessous.


3-Troisième condition :

Le Hijab doit être ample et non serré ou collé sur le corps. Car si la femme porte un vêtement qui n’est pas transparent ou léger, mais qui est moulant et collant à la peau, de façon à ce que ses seins, ses hanches, ses fesses, et les autres parties du corps soient décrits et exposés, le but du Hijab, qui est de couvrir le corps et de protéger de la tentation, n’est pas respecté. On peut remarquer que les nouvelles modes de vêtements (pour femme et pour homme aussi), sont de plus en plus minces et moulant et que les dessinateurs de mode continuent à chercher de nouveaux tissus plus moulant encore. Ils ne font que pousser les gens vers le nudisme, l’impudeur et la perversité. On a même entendu parler dernièrement de la mode des mécréants qui se font peindre le corps et qui marchent complètement nus. En réalité, il n’y a pas grande différence entre se peindre le corps et porter des vêtements moulants.


Le Hadith suivant prouve cette condition :

قال أسامة بن زيد: (كساني رسول الله صلى الله عليه و سلم قطبية كثيفة مما أهداها له دحية الكلبي ، فكسوتها امرأتي ، فقال : (ما لك لم تلبس القبطية؟) قلت : (كسوتها امرأتي) ، فقال : (مرها فلتجعل تحتها غلالة ، فإني أخاف أن تصف حجم عظامها)


Ousaamah Ibn Zaid a dit :


Le prophète m’a offert un vêtement égyptien épais que lui avait offert Dahyah al-Kalbi et je l’ai donné à ma femme. Le prophète me demanda :

«Pourquoi ne portes-tu pas le vêtement copte que je t’ai offert? » Je dit : «je l’ai donné à ma femme». Il dit : «Commande-lui de porter quelque chose en dessous car je crains que le vêtement décrive les parties de son corps»[51]

Le prophète a ordonné que sa femme porte en dessous de son vêtement quelque chose pour empêcher de décrire les formes de son corps.

4-Quatrième condition :

Le Hijab ne doit pas être décoré ou de couleur qui attire trop le regard. Cette condition est comprise dans le sens général du verset :


(و لا يبدين زينتهن)


(Et qu’elles ne montrent pas leurs atours.) [An-Nour : 24 :31]

Ainsi que du verset :


(و قرن في بيوتكن و لا تبرجن تبرج الجاهلية الأولى)


(Et restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes du temps de l’ignorance) [Al-Ahzaab : 33 :33]


L’Imam Adh-Dhahabi dit dans Al-Kabaa-ir :

(Et parmi les actes pour lesquels la femme est maudite, il y a le péché de montrer ses atours, ses bijoux en or, ses perles sous son niqaab, de se parfumer avec du musk, de l’ambre ou du parfum lorsqu’elle sort. Et de sortir avec des vêtements colorés, des robes de soie et des jupes courtes ou longues avec des manches longues et larges. Toutes ces choses sont des formes d’exhibition qui amènent la colère d’Allah et la malédiction pour celle qui le fait, dans cette vie et dans l’au-delà. Et le prophète a dit au sujet des femmes chez qui on retrouve ces péchés :

(اطلعت على النار ، فرأيت أكثر أهلها النساء)


«J’ai regardé dans l’Enfer et j’ai vu que la majorité de ses habitants étaient des femmes.»[52])[53]

Parmi ce qui entre dans cette catégorie, on peut compter les vêtements que portent certaines femmes «voilées», comme les foulards multicolores ou qui sont de couleurs qui «flashent» qu’on remarque en Afrique et en Asie. On peut inclure également les vêtements qui sont maintenant à la mode en Arabie, les fameuses robes noires, qui s’ouvrent par-devant et qui sont remplis de broderies et de décorations. Les femmes qui vont pour le Hajj se précipitent pour les acheter, tout en ignorant que ces robes ne sont pas faites pour être portées à l’extérieur de la maison et encore moins pour aller à la mosquée! On peut aussi inclure toutes les chaussures pour femmes qui ont des talons hauts!

5-Cinquième condition :

Le Hijab ne doit pas être parfumé. Le prophète a dit d’après Abou Moussa Al-Ash’ari :


(أيما امرأة استعطرت فمرت على قوم ليجدوا من ريحها فهي زانية)


«Toute femme qui se parfume et qui passe parmi les hommes pour qu’ils sentent son parfum est une adultère.»[54]

Et aussi :


(أيما امرأة أصابت بخوراً ، فلا تشهد معنا العشاء الآخرة)


«Toute femme qui a été en contact avec du parfum (Boukhour) ne doit pas assister à la prière de ‘Ishaa avec nous»[55]

6-Sixième condition :

Le Hijab ne doit pas ressembler aux vêtements des hommes. Le prophète a dit :


(ليس منا من تشبه بالرجال من النساء ، و لا من تشبه بالنساء من الرجال)


«Elle n’est pas des nôtres, celle qui imite les hommes parmi les femmes. Et il n’est pas des nôtres celui qui imite les femmes parmi les hommes»[56]

Et aussi :

عن أبي هريرة رضي عنهما قال : (لعن رسول الله صلى الله عليه و سلم الرجل يلبس لبسة المرأة ، والمرأة تلبس لبسة الرجل)


Abou Hourairah a dit :

(Le messager d’Allah a maudit l’homme qui s’habille en femme et la femme qui s’habille en homme.)[57]

Tout ces Hadiths sont des preuves très claires que la femme n’a pas le droit d’imiter l’homme ou de lui ressembler dans quoi que ce soit de leurs façons de s’habiller, de parler, d’agir etc. Malheureusement, on remarque que beaucoup de femmes musulmanes agissent sans gêne et se mélangent aux hommes et parlent à haute voix et ne marchent pas au bord du chemin quand les hommes passent! Qu’Allah nous guide sur le droit chemin!


7-Septième condition :

Le Hijab ne doit pas ressembler aux vêtements des mécréants et des mécréantes. L’Islam interdit aux musulmans d’imiter les Kouffars (mécréants) dans leurs croyances (religieuses ou autres), dans leurs pratiques (religieuses ou autres), dans leurs coutumes, dans leurs façons de vivre, dans leurs façons de s’habiller, dans leurs modes et dans tout en général. Car l’apparence extérieure reflète ce qui est à l’intérieur, comme le fameux proverbe, le dit: «Qui se ressemble, s’assemble». Si un musulman s’habille comme les mécréants, cela indique que son cœur aussi est attaché à eux. De même que si on imite quelqu’un dans sa manière de s’habiller, cela nous mènera à le suivre dans sa façon de penser. La raison de cela est que nous sommes toujours portés à imiter ceux qu’on aime et ceux qu’on respecte. Et la meilleure preuve de cela est que lorsque quelqu’un aime une vedette il sera porté à vouloir l’imiter. Les musulmans ont toujours une mode vestimentaire basée sur une tradition islamique qui les différencient des mécréants. Les chrétiens et les juifs qui vivent dans un pays où on applique la Shari’ah, sont même défendus de porter les vêtements des musulmans. Toutefois, beaucoup de musulmans d’aujourd’hui sont les premiers à vouloir porter les vêtements de leurs ennemis. On voit souvent des juifs à Montréal marchant fièrement avec leur barbe et leurs vêtements noirs, tandis que la plupart des musulmans ont honte de se distinguer des mécréants alors qu’ils ont la vérité. La raison profonde de cela est un complexe sérieux d’infériorité. Comment un musulman qui ordonne à sa famille de se voiler, peut-il marcher dans la rue avec sa femme, le visage rasé, habillé comme un mécréant? Et comment un père peut-il marier sa fille à un homme qui se rase et porte un veston et une cravate? La réalité est que le musulman qui a peur d’affirmer son identité islamique, pour un emploi chez les mécréants ou par crainte des mécréants, a un problème dans sa foi. Les mécréants français qui ont colonisés les pays musulmans n’ont pas adopté le mode vestimentaire des musulmans, pourtant les enfants des colonisés après l’«indépendance» s’habillent maintenant à l’européenne.

Parmi les preuves de cette règle oubliée, il y a les versets suivants :


(ولا تكونوا كالذين نسوا الله فأنساهم أنفسهم. أولئك هم الفاسقون)



(Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah ; (Allah) leur a fait alors oublier leur propre personne ; ceux-là sont les pervers) [Al-Hashr : 59 :19]


(ألم يأن للذين آمنوا أن تخشع قلوبهم لذكر الله و ما نزل من الحق و لا يكونوا كالذين أوتوا الكتاب من قبل فطال عليهم الأمد فقست قلوبهم و كثير منهم فاسقون)


(Le moment n’est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leur cœur s’humilie à l’évocation d’Allah et devant ce qui est descendu de la vérité (le Qor’an) ? Et de ne point être pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux (les Juifs et les chrétiens). Ceux-ci trouvèrent le temps long et leurs cœurs s’endurcissent, et beaucoup d’entre eux sont pervers.) [Al-Hadid : 57 :16]


Sheikh Al-Islam Ibn Taymiyyah a dit :


(Et de ne point être, est une interdiction générale de leur ressembler et en particulier dans la dureté de cœur, et la dureté de cœur est le résultat des péchés.)[58]


L’Imam Ibn Kathiir dit :

(Et pour cela, Allah a interdit aux croyants de leurs ressembler dans quoi que ce soit des choses fondamentales ou secondaires)[59]

Et le prophète a dit :


(من تشبه بقوم فهو منهم)


«Celui qui imite un peuple est un des leur» [60]

Et dans un autre Hadith :

عن عبد الله بن عمر بن العاص رضي الله عنهما قال : رأى رسول الله صلى الله عليه و سلم عليّ ثوبين معصفرين فقال: (إن هذه من ثياب الكفار ، فلا تلبسها)


‘Abdullah Ibn ‘Amr Ibn Al-‘Aas a dit :


(Le prophète :kil m’a vu porter deux vêtements teintés et il me dit : «Ces vêtements sont les vêtements des mécréants, alors ne les porte pas. »[61]

Le prophète a dit :

قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : (خالفوا المشركين) (خالفوا المجوس) (خالفوا أهل الكتاب).



«Distinguez-vous des Moushrikiins !»[62] (Les adorateurs de quoi que ce soit en dehors d’Allah) «Distinguez-vous des Majous[63] (Ceux qui adorent le feu en Perse) «Distinguez-vous des gens du Livre! »[64] (Les juifs et les chrétiens).

Les savants ont expliqué qu’il est interdit d’imiter les musulmans égarés, comme les chanteurs et les chanteuses, les acteurs et les actrices ou les gens qui font des péchés ouvertement, alors que dire de l’imitation des mécréants! Certaines femmes portent un chapeau ou un bonnet sur la tête en guise de voile, mais cela n’est pas acceptable, car cela ne les distingue pas des femmes mécréantes.


8-Huitième condition:

Le Hijab ne doit pas être un vêtement de fierté ou de popularité. Beaucoup de gens aujourd’hui portent des vêtements dans le but d’être différents des autres ou pour une marque connue et cela est interdit dans l’Islam si l’intention est de se faire remarquer.

Le prophète a dit :

(من لبس ثوب شهرة في الدنيا ، ألبسه الله ثوب مذلة يوم القيامة ، ثم ألهب فيه ناراً)


«Quiconque porte un vêtement de fierté dans cette vie, Allah le vêtira d’un vêtement d’humiliation le jour de la Résurrection, puis Il le mettra en feu. »[65]

Le Hijab, lorsqu’il est porté de la façon dont nous l’avons décrit et qu’il respecte les règles de la Shari’ah est un très bon moyen pour bloquer la mixité entre les hommes et les femmes dans la société.

Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti jazahu Allahu khayran



[1] Son nom est Aboul-Wafa, Ismaa’iil Ibn ‘Omar Ibn Kathiir, le Sheikh, l’Imaam, le savant, surnommé le «pilier de la religion» (‘Imaadoud-Diin) . Né en (700/1301) et mort en (774/1373). Il vécut en Syrie. Il a plusieurs ouvrages dans les différentes sciences Islamiques, par exemple : Tafsiir al-Qor’an al-‘Adhiim, Al-Bidaayah wan-Nihaayah et beaucoup d’autres. Il est l’élève de plusieurs savants illustres, tel que : Al-Haafidh al-Mizzi, le très grand savant Sheikh Al-Islam Ibnou Taymiyyah, qui eut une très forte influence sur lui.
[2] Son nom est Isma’iil Ibn ‘Adur-Rahmaan, as-Souddi. Mort en l’an (127/745). Élève de Anas Ibn Malik d’Ibn ‘Abbaas et d’autres. On compte parmi ses élèves Shou’bah, Soufiaan Ath-Thawri et d’autres.
[3] Son nom est Moujaahid Ibn Jabr Mawla ‘Abdullah Ibn as-Saaib. Mort en l’an (102/721). Un des plus grands élèves du Sahaabi Ibn ‘Abbaas. Il est également l’élève de ’A’ishah la mère des croyants, Sa’d Ibn Abi Waqqaas, ‘Abdullah Ibn ‘Amr, Ibn ‘Omar et d’autres. Il compte parmi ses élèves quelques uns des plus grands Taabi’iins, tels que : ‘Ikrimah, Taawous et d’autres. Il lut trois fois le Qor’an entier à Ibn ‘Abbaas, l’arrêtant à chaque verset pour savoir en quel occasion il fut révélé. C’est pourquoi Soufiaan Ath-Thawri a dit : «Si tu as un Tafsiir qui vient de Moujaahid, cela te suffit !»
[4] Tafsiir Al-Qor’an al-‘Adhiim (3/526).
[5] C’est un voile porté sur la tête sous le Jilbaab, qui couvre la tête et la poitrine. Voir l’explication de la deuxième preuve.
[6] Son nom est ‘Abdullah Ibnou Mas’oud. Mort en l’an (33/654). Il est un des plus grands savants parmi les compagnons. Il est un des premiers à s’être converti à l’Islam. Il a participé à la bataille de Badr et à plusieurs autres batailles. Il a dit : «Par Celui en dehors de qui il n’y a point de divinité ! Il n’y a pas un verset du Livre d’Allah dont j’ignore pour qui il fut révélé et l’endroit où il fut révélé ! Et si je savais où je peux trouver quelqu’un plus savant que moi à propos du livre d’Allah, et qu’il fût possible de le rejoindre, je partirai le retrouver !». (Al-Boukhaari, Mouslim An-Nasaa’ii et d’autres)
[7] Al-Hasan Al-Basri. Un des plus grands Taabi’iin. Mort en (110/729). Il a vu ‘Outhmaan Ibn ‘Affaan, Talhah, et d’autres parmi les Sahaabah. Il est l’élève d’un grand nombre de compagnons célèbres. Il a grandi dans la maison d’une des femmes du prophète r. Ses élèves sont également nombreux.
[8] Qataadah. Né en l’an (60/680) et mort en l’an (110/729). Un des grands Taabi’iin. Il est l’élève du Sahaabi Anas Ibn Maalik, Sa’iid Ibn Al-Mousayyib, Al-Basri et plusieurs autres compagnons et Tabi’iin. Il compte d’illustres Taabi’iin parmi ses élèves, tels que: Ayyoub As-Sakhtiyaani, Al-Awzaa’ii et d’autres.
[9] Ibrahiim An-Nakha’ii. Mort en (96/715). Un des Grands. Il fut l’élève de Masrouq, ‘Alqamah, ‘Oubaidah As-Salmaani et d’autres.
[10] ‘Ataa’ Al-Khourasaani. Né en l’an (50/670) et mort en l’an (135/753). Il est l’élève de Aboud-Darda, Ibn ‘Abbaas et d’autres. Il compte parmi ses élèves les célèbres Ma’mar, Soufiaan, Shou’bah, Malik Ibn Anas et d’autres.
[11] Son nom est Mohammad Ibn Jariir At-Tabari. Né en l’an (224/839) et mort en l’an (310/923). Un des plus grands savants de l’Islam et de son temps. Il atteint le degré de «Moujtahid» (ce qui signifie qu’il est capable d’émettre des verdicts religieux). Il a des livres célèbres. Un des grands savants de Tafsiir, de Fiqh, d’histoire et de beaucoup d’autres sciences Islamiques. Son Tafsiir est considéré comme étant le «grand-père» des Tafsiirs. Il rapporte ce que les Salafs ont dit sur chaque verset avec la chaîne de narrateur (l’Isnaad).
[12] ‘Oubaidah As-Salmaani. Mort en (72/692). Il est un des grands, Il s’est converti à l’Islam l’année de la conquête de Makkah alors qu’il était au Yémen. Il a failli être un Sahaabi. Il est l’élève de ‘Ali Ibn Abi Taalib, d’Ibn Mas’oud et d’autres. Il compte parmi ses élèves Ibrahiim An-Nakha’ii, Ash-Sha’bi et d’autres.
[13] Son nom est Mohammad Ibn Siiriin. L’Imaam, Sheikh Al-Islam. Abou Bakr Al-Ansaari. Mort en l’an (110/729). Il est l’élève d’Abou Hourairah, d’Ibn ‘Abbaas, de ‘Adi Ibn Haatim, d’Ibn ‘Omar, de ‘Oubaidah As-Salmaani, Anas Ibn Malik et d’autres. Il compte parmi ses élèves Qataadah, Ayyoub, Ibn ‘Aoun et d’autres.
[14] Son nom est Abou ‘Abdullah, Mohammad Ibn Ahmad Ibn Abi Bakr Ibn Farh Al-Ansaari Al-Khazraji Al-Qourtoubi. Mort en (671/1273). Il est né en Andalousi où il est mort également. Il a plusieurs ouvrages.
[15] Dans un article de l’Actualité, Y. Geadah dit : «Trois versets mentionnent le voile, mais, là encore, il y a différentes interprétations. Certains disent que le Qor’an suggérait le port du voile pour protéger les femmes à une époque où il y avait des guerres civiles, des invasions. Selon un juriste islamique reconnu, la recommandation ne tient pas hors de ce contexte, et le voile n’est pas une obligation religieuse. Les intégristes affirment le contraire. » (L’actualité vol. 22, no. 12, 1 août 97) Je réponds à cela en disant : 1- Il y a plus que trois versets qui mentionnent le voile, sans compter les Hadiths. 2-Il n’y a pas de désaccord sur l’obligation de porter le Hijab, depuis le temps du prophète r jusqu’à nos jours. 3-Les interprétations contraires au Qor’an, à la Sounnah et au consensus des savants de l’Islam ne sont pas des références et ne prouvent rien. 4-Qui est ce juriste inconnu ? Et a t-il le droit de contredire le consensus des savants de l’Islam? 5-L’interprétation du Qor’an à des critères et des conditions. Personne (pas même un «intégriste») n’a le droit d’interpréter le Qor’an selon ses passions et ses opinions personnelles. 6- Le fait qu’un verset du Qor’an soit révélé pour un évènement en particulier ne signifie pas que l’ordre dans ce verset se limite à cet évènement, car le Qor’an est la Parole d’Allah et il est applicable jusqu’au jour dernier. 7- Si ceux qui disent le contraire sont des intégristes, cela signifie que le prophète r, ses femmes, ses compagnons et tout les savants de l’Islam sont tous des intégristes, car ils ont tous ordonné le Hijab!
[16] Hadith authentique rapporté par Mouslim.
[17] Dans le verset qui précède, la même chose est ordonnée aux hommes au sujet de baisser le regard et de garder sa chasteté.
[18] Ce que la femme peut montrer de ses atours diffère selon la personne, Par exemple : le mari peut voir tout le corps de sa femme en entier. Mais devant son père et ses frères par exemple, elle ne peut montrer que ses cheveux, son visage, ses bras et ses pieds.
[19] Les habitants de Médine qui ont accepté l’Islam sont appelés Ansaars
[20] Tafsiir al-Qor’an al-‘Adhiim, (3/294-295).
[21] C’est à dire que lorsqu’il rapporte un Hadith en disant «selon» (‘an), il omet parfois de mentionner celui qui lui a transmis le Hadith, c’est une des formes de ce qu’on appelle Tadliis.
[22] Houkm As-Soufour wal-Hijab, p.57
[23] Tafsiir al-Qor’an al-‘Adhiim, (3/297)
[24] Le mot Mahram (singulier de Mahaarim) signifie les proches mâles de la femme, avec qui elle n’a pas le droit de se marier. Ils sont mentionnés dans le verset de la deuxième preuve. La femme a le droit de se découvrir devant eux et ne peut voyager qu’en présence d’un d’entre eux, comme le Prophète r l’a dit dans plusieurs Hadiths.
[25] Le Jilbaab’ le Ridaa’a, le Milhafah, sont tous des noms qui désignent la même chose, une couverture que la femme doit porter par-dessus son Khimar (voile qui couvre la tête) et ses vêtements ordinaires, lorsqu’elle sort à l’extérieur pour une nécessité quelconque. Les noms peuvent êtres différents selon le pays et la langue, mais il est préférable d’utiliser les termes du Qor’an et de la Sounnah pour éviter les confusions. Les médias occidentaux aiment utiliser le mot persan : tchador.
[26] Voir Jaami’ al-Bayaan, Tafsiir At-Tâbari. (18/165-167) .
[27] Son nom est Abou ‘Amr, ‘Abdur-Rahman Ibn ‘Amr Ibn Youhmad Al-Awzaa’ii. Né en l’an (88/707) et mort en l’an (150/777). Sheikh Al-Islam, le savant de la Syrie. Il est l’élève de ‘Ataa Ibn Abi Rabaah, ’Amr Ibn Shou’aib, Naafi’ Mawlah Ibn ‘Omar. Il compte parmi ses élèves; Shou’bah, Az-Zouhri, Soufiaan Ath-Thawri et d’autres. Il est l’égal de l’Imaam Maalik pour les gens de la Syrie.
[28] Tafsiir Al-Qor’an Al-‘Adhiim, (3/315).
[29] Houkm Al-Hijaab was-Soufour, p. 52-53
[30] Tafsiir Al-Qor’an Al-‘Adhiim, (3/491).
[31] Khatar mouchaarakat al-Mar-ah lir-Rijaal fii maydaan ‘amalihi p.24.
[32] Tafsiir Al-Qor’an Al-‘Adhiim, (3/491)
[33] Houkm Al-Hijab was-Soufour p.50
[34] Ce qui n’est pas permis de montrer du corps de la femme et de l’homme est appelé en arabe ‘Awrah. La ‘Awrah de la femme en dehors de la Salat et du Hajj est son corps en entier, en présence d’hommes étrangers qui ne font pas partis de ses Mahrams. Dans la Salah et le Hajj, sa ‘Awrah est tout le corps, sauf le visage et les mains s’il n’y a pas d’hommes étrangers à proximité, sinon elle doit se couvrir le visage comme d’habitude. Cela sera expliqué plus loin.
[35] Al-Jaami’ fi Ahkaam al-Qor’aan (14/227)
[36] Houkm Al-Hijab was-Soufour p.50
[37] Houkm al-Ikhtalaat fit-Tadriis.
[38] La Sounnah est composée des paroles, des actions du prophète r et des choses qu’il a approuvées par son silence. C’est la deuxième source de législation dans l’Islam et c’est une révélation comme le Qor’an. Celui qui rejette la Sounnah, sous prétexte qu’il n’accepte que ce qui est dans le Qor’an est un mécréant, selon le consensus des savants de l’Islam, car Allah a ordonné de suivre le prophète r dans le Qor’an. Voir Majmou’ Fataawa wa maqaalaat, par le Sheikh Bin Baz, (1/216-220).
[39] Hadith authentique rapporté par at-Tirmidhi et Ibnou Hibbaan et il est authentifié par As-Souyouti et Al-Albaani. Voir Irwa’oul-Ghaliil (1/273).
[40] ‘Oudatoul-Hijab p.301-302.
[41] L’état d’Ihraam, pendant le Hajj et le ‘Oumrah, est l’état dans lequel il est interdit pour l’homme de porter des vêtements cousus et de porter des chaussures et de se couvrir la tête et il est interdit pour l’homme et la femme de se couper les cheveux et les ongles etc.
[42] Pièce de tissus fixer au visage. Certaines femmes qui portent le Niqaab de nos jours, font l’erreur de laisser un trop grand espace pour les yeux, ce qui laisse paraître plus que ce qui est permis et elles portent souvent du maquillage aux yeux ce qui crée beaucoup de tentation. Pour cette raison, des savants comme Ibn ‘Outhaimiin, ont interdit le port du Niqaab et ont incité les femmes à porter le Khimaar qui couvre tout le visage au complet.
[43] Hadith authentique rapporté par Boukhari, at-Tirmidhi, Abou Daoud, An-Nasaa’ii et Ahmad.
[44] ‘Aridatul-Ahwadhi (4/56) pris de ‘Oudatul-Hijab.
[45] Hadith authentique rapporté par Abou Daoud, Baihaqui, Ahmad, Ibn Maajah et ad-Daaraqoutni.
[46] Hadith authentique rapporté par Abou Daoud, at-Tirmidhi, An-Nasaa’ii, Ahmad et d’autres. At-Tirmidhi a dit : (C’est un Hadith Hasan Sahiih). Puis il dit : (Ce Hadith est une permission pour les femmes de laisser traîner leurs vêtements car cela les couvre mieux). Al-Baihaqi a dit : (Ce Hadith prouve l’obligation de couvrir les pieds (de la femme)).
[47] Al-Hijab was-Soufour p.18
[48] Hadith authentique rapporté par At-Tabaraani, authentifié par Al-Albaani dans Al-Hijab. P.56.
[49] Hadith authentique rapporté par Mouslim.
[50] ‘Oudatoul-Hijab p.148.
[51] Hadith authentique rapporté par Ahmad et At-Tabaraani dans Al-Kabiir.
[52] Hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim.
[53] Al-Kabaa-ir
[54] Hadith authentique rapporté par Ahmad, An-Nasaa’ii et Haakim.
[55] Hadith authentique rapporté par Mouslim, Abou Daoud et An-Nasaa’ii.
[56] Hadith authentique rapporté par Ahmad et Abou Na’iim et Al-Albaani l’a authentifié dans Al-Hijab.
[57] Hadith authentique rapporté par Abou Daoud, Ibn Maajah, Al-Haakim, Ahmad et an-Nawwawi l’a authentifié.
[58] Iqtidaa Siraatal-Moustaqiim p.43
[59] Tafsiir Al-Qor’aan Al-‘Adhiim (4/310).
[60] Hadith authentique rapporté par Ahmad et Abou Daoud.
[61] Hadith authentique rapporté par Mouslim, An-Nasaa’ii, Haakim et Ahmad.
[62] Hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim, voir Irwa’oul-Ghaliil no.77
[63] Hadith authentique rapporté par Mouslim, al-Baihaqi, Ahmad et d’autres.
[64] Hadith authentique rapporté par Mouslim et d’autres. Voir Sahiih al-Jaami’ As-Saghiir no.3904.
[65] Hadith authentique rapporté par Abou Daoud, Ibn Maajah et déclaré (Hasan) par Al-Albaani, dans Al-Hijab.

Source :

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Par ASSALAFIYAT - Publié dans : S'habiller selon la Shari'a
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Mardi 8 septembre 2009

Sa généalogie

Fâtima était la cinquième enfant du Prophète Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) et de sa femme Khadîja (رضي الله عنها). Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant la Mecque, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.

 

Sa jeunesse

C'était le moment, avant que le Prophète Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) ne commence à recevoir la Révélation, où sa sœur aînée, Zaynab, épousa son cousin al-As ibn ar Rabiah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Rouqayya et Oum Kulthum, avec les fils d'Abou Lahab, l'oncle paternel du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Abou Lahab ainsi que sa femme Oum Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (صلى الله عليه و سلم) au tout début de sa mission publique.


La petite Fâtima (رضي الله عنها) vit alors ses sœurs quitter la maison l'une après l'autre pour vivre avec leurs époux. Elle était trop jeune pour comprendre la signification du mariage et les raisons pour lesquelles ses sœurs devaient quitter la maison. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu'un certain mutisme et une douloureuse tristesse l'envahit alors.

 

Bien entendu, même après le mariage de ses sœurs, elle n'était pas seule dans la maison de ses parents. Barakah, l'esclave d'Aminah, la mère du Prophète (صلى الله عليه و سلم), qui était avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم) depuis sa naissance, Zayd ibn Hâritha (رضي الله عنه) et 'Ali (رضي الله عنه), le jeune fils d'Abou Tâlib faisaient tous partie de la famille de Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) à cette époque. Et bien sûr, il y avait sa mère affectueuse, Khadîja (رضي الله عنها).


En sa mère et en Barakah, Fâtima (رضي الله عنها) trouva énormément de soulagement et de réconfort. En Ali (رضي الله عنه), qui n'avait que deux ans de plus qu'elle, elle trouva un frère et un ami, qui d'une manière ou d'une autre prenait la place de son propre frère Al-Qasim, mort en bas âge. Son autre frère, Abdullah, connu comme 'le bon et le pur', qui naquit après elle, mourut également en bas âge. Pourtant dans aucune des personnes composant la famille de son père, Fâtima (رضي الله عنها) ne trouva le plaisir insouciant et la joie qu'elle trouvait avec ses sœurs. Elle était une enfant exceptionnellement sensible pour son âge.


A l'âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu "Rasoul Allah", le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم). Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l'Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtima (رضي الله عنها) ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de la Mecque, visitant la Kabah, s'occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l'islam et à avoir prêté allégeance au Prophète (صلى الله عليه و سلم).


Un jour, alors qu'elle n'avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la mosquée al-Harâm où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fâtima (رضي الله عنها) resta à ses côtés. Un groupe de Qouraych, avec de mauvaises intentions à l'égard du Prophète (صلى الله عليه و سلم), se réunirent autour de lui. Il y avait Abou Jahl ibn Hisham, l'oncle du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Uqbah ibn Abi Muayt, Umayyah ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et Utbah, les fils de Rabi'ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et Abou Jahl, le meneur, demanda : 'lequel d'entre vous peut apporter les entrailles d'un animal abattu et les jeter sur Mouhammad ?'



Uqbah ibn Abi Muayt, l'un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète (صلى الله عليه و سلم), alors qu'il était toujours prosterné. Abdullah ibn Masud, un compagnon du Prophète (صلى الله عليه و سلم), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtima (رضي الله عنها), quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Qouraych et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit 'Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Qouraych !' Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : 'Puisses-tu punir Utbah, Uqbah, Abou Jahl et Shaybah' ceux qu'il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.



A une autre occasion, Fâtima (رضي الله عنها) était avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم) alors qu'il faisait la circombulation autour de la Kabah. Une foule de Qouraych se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l'étrangler avec ses propres vêtements. Fâtima (رضي الله عنها) cria et appela à l'aide. Abou Bakr (رضي الله عنه) accouru et réussit à libérer le Prophète (صلى الله عليه و سلم). Il implorait alors: 'Tueriez-vous un homme qui dit : 'Mon seigneur est Allah'. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abou Bakr (رضي الله عنه) et commença à le battre jusqu'à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.

 

Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n'était encore qu'une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l'entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtima (رضي الله عنها) était témoin, et participait à de telles épreuves.

 

Bien sûr elle n'était pas la seule. Toute la famille du Prophète (صلى الله عليه و سلم) souffrait à cause des violents et stupides Qouraych. Ses sœurs, Rouqayya et Oum Kulthum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète (صلى الله عليه و سلم). Leurs maris étaient Utbah et Utaybah, les fils d'Abou Lahab et d'Oum Jamil. Oum Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C'était principalement à cause d'elle que Khadîja (رضي الله عنها) n'était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d'Oum Jamil. Cela dû être difficile pour Rouqayya et Oum Kulthum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient.



Comme un signe de déshonneur pour Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète (صلى الله عليه و سلم). Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.



Sans aucun doute, Fâtima (رضي الله عنها) se réjouit d'être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Qouraych exerçait une pression sur Abu-l Aas pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Qouraych s'approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s'il répudiait Zaynab, il répondit : "j'aime profondément et passionnément ma femme, et j'ai une grande estime pour son père, même si je n'ai pas embrassé l'islam".



Rouqayya et Oum Kulthum étaient toutes deux heureuses d'être de retour auprès de leurs chers parents et d'être débarrassées de l'insupportable torture mentale dont elles faisaient l'objet chez Oum Jamil. Peu de temps après, Rouqayya se remaria, avec le jeune et timide 'Othman ibn Affan, l'un des premiers à avoir accepté l'islam. Ils partirent tous deux pour l'Abyssinie aux côtés des premiers "muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fâtima (رضي الله عنها) ne revit plus Rouqayya jusqu'après la mort de sa mère. La persécution du Prophète (صلى الله عليه و سلم), de sa famille et de ses compagnons continua et s'aggrava même après l'émigration des premiers "muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de la Mecque que par un étroit chemin.



Dans cette vallée aride, Mouhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtima (رضي الله عنها) était l'un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d'enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis la Mecque. Les Qouraych ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dut faire face à encore plus d'épreuves et de difficultés.

 

La mort de sa mère Khadîja (رضي الله عنها)

Khadîja (رضي الله عنها), 'la croyante et l'affectueuse', mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L'année pendant laquelle la noble Khadîja (رضي الله عنها), puis ensuite Abou Tâlib, moururent, fut appelé l'année de la tristesse. Fâtima (رضي الله عنها), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu'elle ne meure de chagrin.



Bien que sa sœur aînée, Oum Kulthum, demeurait dans la même famille, Fâtima (رضي الله عنها) réalisa qu'elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu'elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu'on commença à l'appeler Oum Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d'épreuve, de difficulté et de crise.



Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Mouhammad (صلى الله عليه و سلم). Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. 'Ne pleure pas' dit-il ' qu'Allah protège ton père'.



Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait un profond amour pour Fâtima (رضي الله عنها), il dit une fois : 'Quiconque plait à Fâtima (رضي الله عنها) plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fâtima (رضي الله عنها) est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l'a met en colère me met aussi en colère".



Fâtima (رضي الله عنها) acquis ainsi une place d'amour et d'estime dans le cœur de son père, qui n'était occupé que par sa femme Khadîja (رضي الله عنها).

 

Son émigration

Fâtima (رضي الله عنها) émigra à Médine quelques semaines après le Prophète (صلى الله عليه و سلم). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à la Mecque pour amener le reste de la famille, dont Fâtima (رضي الله عنها) et Oum Kulthum, Sawdah, la femme du Prophète (صلى الله عليه و سلم), la femme de Zayd, Barakah et son fils Usamah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d'Abou Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, 'Âicha et Asma.

 

Son mariage avec 'Ali

A Madinah, Fâtima (رضي الله عنها) vivait avec son père dans la simple demeure qu'il avait construite, jouxtant la mosquée. En l'an 2 de l'Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l'intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali (رضي الله عنه), le fils d'Abou Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (صلى الله عليه و سلم). En présence du Prophète (صلى الله عليه و سلم) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui demanda alors : 'Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?' Ali (رضي الله عنه) ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (صلى الله عليه و سلم) suggéra : 'Peut-être es-tu venu pour demander Fâtima (رضي الله عنها) en mariage ?' 'Oui' répondit Ali (رضي الله عنه). Selon ce qu'on rapporte, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit simplement: 'Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille' et cela fut prit comme l'approbation du Prophète (صلى الله عليه و سلم) par Ali (رضي الله عنه) et par les Ansars qui l'attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) approuva et demanda à Ali (رضي الله عنه) s'il avait quelque chose à donner en dot. Ali (رضي الله عنه) répondit que non. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui rappela qu'il avait un bouclier qu'il pouvait vendre.



Ali (رضي الله عنه) vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu'il se dépêchait de retourner chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour lui remettre la dot, Uthman l'arrêta et lui dit : 'Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtima (رضي الله عنها)'. Fâtima (رضي الله عنها) et Ali (رضي الله عنه) se marièrent donc probablement au début de l'an 2 de l'Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali (رضي الله عنه) en avait environ 21. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d'autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.


 

Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) offrit à Fâtima (رضي الله عنها) et à Ali (رضي الله عنه) un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.


 

Fâtima (رضي الله عنها) quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d'aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) pria pour elle : 'O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance'. Dans l'humble demeure d'Ali (رضي الله عنه) il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) vint chez Ali (رضي الله عنه) et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit : ' O Oum Ayman ? Appelle mon frère pour moi' 'Ton frère ? C'est celui à qui tu as marié ta fille ?' demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : 'Pourquoi le Prophète (صلى الله عليه و سلم) appelle Ali (رضي الله عنه) son frère ?' Il faisait référence à Ali (رضي الله عنه) comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l'hijrah, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et Ali (رضي الله عنه) était donc liés comme des frères.



Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) répéta ce qu'il venait de dire à plus haute voix. Ali (رضي الله عنه) vint et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fit une du'a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtima (رضي الله عنها). Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui dit : 'Je t'ai marié à la personne de ma famille qui m'est le plus cher', de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu'un qui avait grandi dans la même famille, qui était l'un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) décrivait comme 'son frère dans ce monde et dans l'au-delà'.



La vie de Fâtima (رضي الله عنها) avec Ali (رضي الله عنه) fut aussi simple et sobre qu'elle l'avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c'était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali (رضي الله عنه) resta pauvre car il n'attachait que peu d'importance aux richesses matérielles.



Fâtima (رضي الله عنها) était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche.



En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtima (رضي الله عنها) avec Ali (رضي الله عنه) était même plus rigoureuse que celle qu'elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète (صلى الله عليه و سلم) une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali (رضي الله عنه) travaillait comme peintre et porteur d'eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à Ali (رضي الله عنه) : 'J'ai moulu jusqu'à ce que mes mains se couvrent de cloques'.



'J'ai puisé de l'eau jusqu'à en avoir mal à la poitrine' répliqua Ali (رضي الله عنه). Celui-ci suggéra à Fâtima (رضي الله عنها) 'Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave'
A contrecœur, elle alla chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui lui dit : 'qu'est-ce qui t'amène ici, ma petite fille ?' 'Je suis venue te donner le Salam' dit-elle de peur qu'il ne puisse lui donner ce qu'elle avait l'intention de demander.
'Que faisais-tu ?' demanda Ali (رضي الله عنه) lorsqu'elle repartit seule.
'J'avais honte de lui demander' dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (صلى الله عليه و سلم) sentit qu'ils étaient moins dans le besoin que d'autres.


'Je ne vais pas vous le donner' dit-il 'et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n'ai pas assez pour leur nourriture…'



Ali (رضي الله عنه) et Fâtima (رضي الله عنها) rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu'ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (صلى الله عليه و سلم) leur demandant la permission d'entrer. Pour l'accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (صلى الله عليه و سلم) leur dit : 'Restez où vous êtes' et il s'assit à côté d'eux 'Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?' demanda-t-il et ils lui dirent 'Si', il dit : 'Les mots que Jibril m'a enseignés, que vous pouvez dire : 'Subhaan Allah' dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah' et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.



Ali (رضي الله عنه) dit plus tard : 'je n'ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) nous l'a enseigné'


Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtima (رضي الله عنها) a du faire face. Il n'y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était affamé. Il alla de l'un à l'autre des appartements de ses femmes mais il n'y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtima (رضي الله عنها), et elle n'avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtima (رضي الله عنها). Une autre fois il alla chez Abou Ayyoub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtima (رضي الله عنها) savait aussi quand le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n'avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d'orge, et il lui dit 'c'est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours'.


 

Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l'aimait vraiment en retour.


Un jour, il revenait d'un voyage hors de Madinah. Il se rendit d'abord à la mosquée et pria deux ra'kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtima (رضي الله عنها) avant d'aller chez ses femmes. Fâtima (رضي الله عنها) l'accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.


'Pourquoi pleures-tu ?' demanda le Prophète (صلى الله عليه و سلم).
'Je te vois, O Rasul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.' 'O Fâtima (رضي الله عنها)' répondit le Prophète (صلى الله عليه و سلم) tendrement 'Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l'humiliation jusqu'à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement.'


Avec de telles observations, Fâtima (رضي الله عنها) était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.


Fâtima (رضي الله عنها) retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète (صلى الله عليه و سلم). L'endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) se réjouirait d'avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.

 

La mort de sa soeur Rouqiyya (رضي الله عنها)

Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa sœur Rouqayya tomba malade: Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman (رضي الله عنه), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Rouqayya mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu'il fit fut de se rendre sur sa tombe.


Fâtima (رضي الله عنها) y alla avec lui. C'était la première perte qu'ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîja (رضي الله عنها). Fâtima (رضي الله عنها) fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu'elle s'assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.



Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix de 'Omar (رضي الله عنه) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Rouqayya. 'Umar laisse-les pleurer' dit le Prophète Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) et il ajouta : 'Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d'Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan' - par "les mains", il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par "la langue", aux cris en cœur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie.

 

'Othman (رضي الله عنه) épousa plus tard l'autre fille du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Oum Kulthum (رضي الله عنها), et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn –l'homme aux deux lumières.

 

 

La naissance de ses fils Al-Hasan et Al-Housayn (رضي الله عنهما)

 

La perte dont souffrit la famille avec la mort de Rouqayya (رضي الله عنها) fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtima (رضي الله عنها) donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l'hégire. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) prononça l'Adhan dans l'oreille du nouveau-né et l'appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau.


Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou 'le petit beau'. Fâtima (رضي الله عنها) emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.

 

La naissance de ses filles Zaynab et Oum Kalthoum (رضي الله عنها)

Huit ans après l'hégire, Fâtima (رضي الله عنها) donna naissance à un troisième enfant, une fille qu'elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l'héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtima (رضي الله عنها) naquit l'année d'ensuite. L'enfant était aussi une fille et elle l'appela Oum Kulthum comme sa sœur qui mourut l'année précédente d'une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtima (رضي الله عنها) que la descendance du Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète (صلى الله عليه و سلم) étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab (رضي الله عنها), Ali et Umamah, moururent jeunes. L'enfant de Rouqayya, Abdullah, mourut aussi alors qu'il n'avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l'admiration accordée par le Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour Fâtima (رضي الله عنها).

 

 

Bien que Fâtima (رضي الله عنها) était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l'éducation des enfants, elle prenait part autant qu'il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah.

 

 

Avant son mariage elle était une sorte d'hôtesse pour les pauvres et les démunis d'Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d'Uhud, elle vint avec d'autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au coirs de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d'autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtima, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations.

 

Fâtima (رضي الله عنها) accompagna aussi le Prophète (صلى الله عليه و سلم) quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l'Hégire, après le traité d'Hudaybiyyah. L'année qui suivit, elle et sa sœur Oum Kulthum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم) à la libération de la Mecque. On rapporte qu'en cette occasion, Fâtima (رضي الله عنها) et Oum Kulthum (رضي الله عنها) visitèrent la maison de leur mère Khadîja (رضي الله عنها), se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète (صلى الله عليه و سلم).

 

 

La mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et l'annoce qu'elle sera la première de sa famille à le rejoindre

Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu'il n'accomplisse son pèlerinage d'adieu, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) confia à Fâtima (رضي الله عنها) un secret révélé à personne jusqu'alors : 'Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l'a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu'.


De retour de son pèlerinage d'adieu, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l'appartement de sa femme 'Âicha (رضي الله عنها). Quand Fâtima (رضي الله عنها) venait lui rendre visite, 'Âicha (رضي الله عنها) laissait le père et sa fille seuls ensemble.


Un jour il appela Fâtima (رضي الله عنها)… quand elle vint il l'embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. 'Âicha (رضي الله عنها) vit cela et demanda : 'tu pleures et tu ris en même temps Fâtima (رضي الله عنها) ? Que t'a dit le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) ?'


'Il me dit d'abord qu'il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j'ai pleuré.' Il me dit alors : 'Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j'ai souris.'

 

Peu de temps après, le Noble Prophète (صلى الله عليه و سلم) décéda. Fâtima (رضي الله عنها) était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu'il ne vit plus Fâtima (رضي الله عنها) rire après la mort de son père.

 

Sa mort

Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Fâtima (رضي الله عنها) se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L'après-midi, on rapporte qu'elle appela Salma bint Umays (رضي الله عنها) qui veillait sur elle. Elle demanda de l'eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari Ali (رضي الله عنه).



Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n'allait pas. Elle sourit et dit : 'j'ai rendez-vous aujourd'hui avec le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم)'


Ali (رضي الله عنه) pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l'âme.

Fâtima (رضي الله عنها) la resplendissante n'avait que 29 ans…

 

 

Ses mérites

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: "Les femmes qui ont atteint la perfection dans ce monde sont au nombre de quatre: la vierge Marie, Asiya la femme de Pharaon, Khadîja (رضي الله عنها) la mère des croyants, et Fâtima (رضي الله عنها) la fille de Mouhammad (صلى الله عليه و سلم)".


On donna à Fâtima (رضي الله عنها) le titre de [az-Zahra], ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu'elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l'appelait aussi al-Batul, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d'autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d'autres actes d'adoration.


Son caractère

 

Fâtima (رضي الله عنها) avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) . Aicha (رضي الله عنها), l'épouse du Prophète (صلى الله عليه و سلم), dit d'elle : 'je n'ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) dans son langage, sa conversation et sa façon de s'asseoir que Fâtima (رضي الله عنها). Quand le Prophète (صلى الله عليه و سلم) la voyait s'approcher, il l'accueillait, se levait et l'embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l'endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète (صلى الله عليه و سلم) venait vers elle. Elle se levait, l'accueillait avec joie et l'embrassait.

 

Les bonnes manières de Fâtima (رضي الله عنها), son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu'elle avait à quelqu'un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n'avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle.

 

Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.


Source :

http://salafidunord.over-blog.com/article-10942407.html

Par ASSALAFIYAT - Publié dans : Femmes vertueuses..
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Lundi 7 septembre 2009
Question

Comment l’Islam juge-t-il l’adoption d’orphelins musulmans par des mécréants?  Pouvez vous nous donner les arguments de votre opinion ?



Réponse:
Il n’est pas permis de remettre des orphelins musulmans à des infidèles, chrétiens ou autre en raison du grand  danger que cela comporte pour les orphelins puisqu’ils leur donneront une éducation non islamique.

 Ces enfants sont confiés aux musulmans et ceux-ci n’ont pas le droit de les transférer à d’autres,  compte tenu des propos d’Allah le Transcendant :

« Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. » (Sourate El-Tawba verset 71)


et :

«Et ceux qui n'ont pas cru sont alliés les uns des autres.  Si vous n'agissez pas ainsi (en rompant les liens avec les infidèles), il y aura discorde sur terre et grand désordre. » (Sourate El-Anfal verset 73)



Le recueil des fatwas du Shaykh Abdûl3Aziz Ibn Bâz
Tome 8 page 431
Par ASSALAFIYAT - Publié dans : ENFANTS/EDUCATION
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