Ce qui va suivre est un essai de clarification en ce qui concerne la ‘awra (partie du corps qui ne peut être dévoilé) de la musulmane en présence
d'autres musulmanes.
Dans ce court traité, on trouvera une sélection de fatawa sur ce sujet.
Ce qui suit est une série de questions/réponses adressées à shaikh Salih ibn Fawzan ibn ‘Abdallah Al Fawzan (hafidhahullah).
Allah ta'ala dit dans Son Livre:
« et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à
leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères
qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô
croyants, afin que vous récoltiez le succès. » [sourate An-Nur : 31]
D’après ce qui vient d'être mis en évidence par le verset sus-mentionné, il est permis aux femmes croyantes de dévoiler leurs parures (visage, cheveux, cou, avant-bras, et le bas des jambes)
entre femmes croyantes, ou aux femmes esclaves, ou aux enfants qui n'ont pas conscience de la sexualité.
La question qui vient alors, concerne le type de vêtements porté dans ces situations, parmi ce qui est souhaitable et permis.
Ainsi plusieurs questions ont été posées à shaikh Salih ibn Fawzan ibn ‘Abdallah Al Fawzan (hafidhahullah).
Question :
Beaucoup de femmes tiennent pour opinion, en ce qui concerne la ‘awra d'une femme devant une autre, qu'elle consiste en ce qui est entre le nombril et les genoux.
Ainsi, certaines n'hésitent pas à porter des vêtements très moulants ou décolletés, révélant ainsi de larges portions de la poitrine et des bras.
Que dites-vous en ce qui les concerne ?
Réponse :
Ce qui est requis des femmes musulmanes est la modestie et la pudeur, et qu'elle doit être un bon exemple pour ses sœurs musulmanes, et elle ne doit leur montrer que ce qui est considéré comme
normal/approprié des femmes musulmanes pieuses.
Cela est leur devoir initial, et ce qui est meilleur (le plus sûr) car certes être inattentif et laxiste dans l'exposition de ce qui n'a pas besoin de l'être peut mener à d'autres inattentions et
négligences menant à ce qui est interdit.
Et Allah est plus Savant.
(Al muntaqa min al-fatawa - vol.3 p.307 # 453).
Question :
Est-ce qu'une femme portant des vêtements moulants en face d'autres femmes entre dans le hadith : “Les femmes seront habillées mais nues” ?
Réponse :
Il n'y a aucun doute que le fait de porter des vêtements moulants révélant les parties attirantes du corps est quelque chose d'interdit, sauf si cela est porté
(seulement) devant le mari.
Quant au fait de porter cela devant autre que le mari, cela est interdit.
Même s'il n'y a que des femmes présentes car elle sera un mauvais exemple pour elles. Quand elles la verront faire cela, elles feront comme elle.
Par ailleurs, il lui a été ordonné de couvrir sa ‘awra avec ce qui est large et d'être couverte devant tout le monde, excepté son mari.
Ainsi, elle couvre sa ‘ awra en face des autre femmes, comme elle la couvre devant les hommes, sauf ce qui est considéré comme normal de montrer parmi les autres femmes, comme le visage, les
mains, les pieds, et ce pour quoi il y a besoin dedécouvrirt/révéler (une partie du corps).
Question :
Quel est le jugement concernant le fait de porter des vêtements à travers lesquels on peut voir (transparents) au point où l'on peut distinguer les parties de son corps ?
Réponse :
Il est obligatoire à la femme musulmane que ses habits ne soient pas comme ceux qui sont si fins que la couleur de la peau puisse être vue à travers, et non plus qu'ils soient si serrés qu'ils
révèlent la forme de son corps.
Ceci car le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit:
“ Il y a deux sortes de gens de l'enfer que je n'ai pas encore vus: des femmes habillées mais nues, quand elles marchent elles bougent leurs côtés/hanches,
sur leur tête on dirait une bosse de chameau, elles n'entreront pas au Paradis ni n'en sentiront l'odeur, et des hommes qui auront des fouets ressemblant à des queues de vaches, avec lesquels ils
battent le serviteurs d'Allah."
(Sahih Muslim).
Shaykh Al Islam Ibn Taymiya (rahimahullah), dans Majmu’ Al-Fatawa a dit, à propos de la parole du prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) : "habillées mais nues", que cela signifiait le fait de
porter des vêtements qui ne la couvrent pas, alors elle est habillée mais en réalité elle est nue, comme les femmes qui portent des vêtements qui sont fins de telle sorte que l'on puisse voir sa
peau, ou des vêtements qui sont moulants, révélant les formes de son corps, par exemple son derrière ou autre. Certainement, les vêtements d'une femme sont ce qui la couvre, ne montrant pas la
forme de ses membres ou plus que cela, car c'est ce qui est large et non transparent.
(Al fatawa al jami’a lil imratul muslima - vol.3 p.845 # 763).
Ce qui précède sont quelques fatawa donnée par shaikh Salih Al Fawzan (hafidhahullah) sur la parure des femmes musulmanes entre elles, qui éclaircira, on l'espère,
cette question. Cependant, si quelqu'un tien l'opinion que la ‘awra de la femme musulmane en présence d'autres musulmanes est ce qui est entre le nombril et les genoux, alors il est de son devoir
de :
Donner les preuves sur cela, et aussi que cette opinion ait pour base la parole d'un savant parmi les hommes de science.
De savoir qu'avoir une telle opinion sur la ‘awra de la femme enlève (de toute façon) la possibilité de vêtements tels que les "hipsters" ou les "jeans stretch", ou ce qui y ressemble, vu
que la forme des parties du corps peut être ainsi clairement distinguée, et dès-lors cela est interdit, comme l'a expliqué le shaikh.
Article tiré du site salafipublications.com
Traduit de l'arabe par Abû Aqila.
Traduit en français par Oum Souleimen
Revu par les salafis de l’Est
copié de salafs.com
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan
Quelques règles concernant la femme ayant ses menstrues du noble Sheykh Saleh Al Fawzan (Qu'Allah le préserve ):
« _ Parmi ses règles, il y a le fait que la femme ayant ses menstrues ne prient pas et ne jeûne pas durant celles-ci. Le prophète ( Sur Lui
Paix & Salut ) a dit à Fatima bint Abi Habîch: « Lorques viennent tes menstrues, délaisses la prière » (1) .
Ainsi, si la femme ayant ses menstrues jeûne ou prie durant cette période, son jeûne & sa prière ne seront pas acceptéscar le Prophète ( Sur Lui Paix
& Salut ) leur a interdit de faire cela et l'interdiction indique l'absence de validité ( de l'oeuvre ); au contraire, elle sera par conséquente désobeissante envers Allah et son Messager (
Sur Lui Paix & Salut ).
_ Lorsque ses menstrues seront terminées, elle devra rattrapper le jeûne et non la prière et ceci est le concensus des gens de science.
'Aîcha ( Qu'Allah l'agréé ) rapporte: « Lorsque nous avions nos mentrues au temps du Messager d'Allah (Sur Lui Paix & Salut ), On nous a ordonné de
rattraper les jours (manqués) de jeûne mais on ne nous a pas ordonné de rattraper les prières (manquées) ». (2)
_ Parmi les règles concernant la femme en période de mentruation est qu'il lui est interdit d'éffectuer le At-Tawâf autour de la Ka'ba, elle ne doit pas lire
le Coran, elle ne peut s'assoire dans la mosquée et son mari ne peut avoir de rapports sexuels qu'après son sang se soit arrété et qu'elle fait un Ghrousl ( 3 ).
Allah dit: « Et ils t'interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis : "C'est un mal.
Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions de Dieu
» (4) Et le sens de « Eloignez-vous » signifie l'absence de rapports sexuels.
Le Prophète ( Sur Lui Paix & Salut ) a dit: « Faites tous, hormis le rapport sexuel ». (5)
Il est autorisé à l'époux de la femme ayant ses mentrues qu'il jouisse d'elle sans rapport sexuel dans le vagin comme l'embrasser ou la toucher.
Il est interdit à l'époux de divorcer sa femme alors que celle-ci est indisposée, Allah dit: « Ô Prophète ! Quand vous répudier les femmes,
répudiez-les conformément à leur période d'attente prescrite » (6) c'est à dire lorqu'elles sont purifiées et n'ayant eu aucun rapport entre temps ( avec leur époux !) car le
Prophète ( Sur Lui Paix & Salut ) avait ordonné à un Compagnon qui avait divorcé sa femme qui était indisposée de la reprendre et de la répudier quand elle sera pure ou alors, d'y renoncer.
(7)
La pureté commence dès que le sang arrête de couler, ainsi lorsque le sang aura cessé de couler, elle sera pure et sa période de menstration sera dès lors achevée.
A ce moment là, il lui est obligatoire qu'elle effectue un Ghrousl, puis tous ce qui lui était interdit d'accomplir alors qu'elle était indisposée lui seront de nouveau permis.
Puis si après s'être purifié elle s'aperçoit des sécrétions de couleur terne ou jaunâtre, alors elle ne doit pas en prendre considération et cela d'après la parole
de Ummi 'Atyia ( Qu'Allah l'agréé ): « Nous ne tenions pas du tout compte de la couleur jaunâtre ou terne après purification » (8)
Remarque Importante:
Lorsque la femme ayant eu ses menstues ou ses lochies devient pure avant le coucher du soleil, il lui incombe de prier Az-Zhur et Al 'Asr de ce jour et si cette dernière devient pure avant le
levé du soleil, il lui incombe de prier Al Maghreb et Al 'Icha de cette nuit car le temps pour effectuer la seconde prière est aussi celui pour la première prière en cas d'excuse ... (9)
(1) Hadith rapporté par Al Bukhâry et Moslem
(2) Hadith rapporté par Al Bukhâry et Moslem
(3) NDT: Grand lavage comme pour celui qui est en état de Janaba à une différence près qui est que la femme durant son lavage post-menstrue doit obligatoirement défaire ses nattes. Pour plus de
renseignements se référer aux livres des grands savants concernant ce sujet.
(4) Sourate Al Baqarah, verset 222
(5) Rapporté par Moslim
(6) Sourate Le divorce (At-Talaq), verset 1
(7) Voir Sahih Al Bukhâry (5251) et Sahih Moslem (1471)
(8) Rapporté par Abû Dâwud, An-Nassâi, Ibn Majah, Ad-Dârimy, Al Bayhaqy
(9) NDT: Pour celui ou celle qui désire plus de renseignements, qu'il se réfère aux Fatawas compilées des Savants de la Sounnah. D'ailleurs, les éditions Al-Hadîth ont récemment publié le livre
intitulé « Receuil de Fatwas concernant les femmes ».
Traduction : www.sounnah-publication.com
Source: Tiré du livre الملخص الفقهي de Sheykh Al Fawzan
Cheikh Zayd Madkhali ( Qu' Allah le préserve )
Téléchargement Zayd Jilbab (écouter l'audio en arabe)
Question :
Une jeune soeur de france qui vit chez ses parents rencontre des problèmes avec eux car ils ne souhaitent pas qu'elle porte le djelbâb (le voile islamique légiféré), et ils
prétextent que ceci s'oppose à la liberté.
Quel serait votre conseil pour elle sachant qu'elle a peur qu'ils l'expulsent de chez eux ?
Réponse :
Il faut conseiller le père et la mère si ils font partie des musulmans, il faut les conseiller tout les deux et notamment leur dire que le bien tout entier se trouve dans les enseignement de
l'islâm et non ailleurs ou plutôt le mal se trouve dans tout qui s'oppose à l'islâm. Ainsi ils doivent soutenire cette jeune femme dans son désir de se voiler tel que la religion l'exige (le
voile légiféré).
Car c'est Lui, Allah le tout puissant qui a ordonné cela et certes c'est Lui le plus sage des sage (Ahkamoul hâkimîn).
Quant au fait de dire que le hijâb islamique étouffe la liberté, ou prive de liberté ou s'oppose aux traditions tout ceci ne sont que des prétentions
sataniques (shaytâniyah) que satan déverse sur ceux qui n'ont pas une grande connaissance des préceptes islamiques et une foi faible.
Aussi ces parents doivent prendre garde et faire attention de ne pas s'opposer à cette jeune femme qui souhaite se conformer à la législation islamique concernant le voile et nous demandons à
Allah de lui accorder une issue favorable.
.
Traduction et adaptation : Abou-Ahmad
Source http://www.ahloul-hadith.fr/
Véritablement, Allah nous a créés pour que nous l’adorions, et il créa toute chose par paire (male et femelle) afin que la vie puisse continuer et que son adoration soit établie. Allah dit :
وَاللَّهُ خَلَقَكُم مِّن تُرَابٍ ثُمَّ مِن نُّطْفَةٍ ثُمَّ جَعَلَكُمْ أَزْوَاجًا
{ Et Allah vous a créé de terre, puis d’une goutte de sperme, Il vous a ensuite établi en couple.} sourate Fatir (35) :11 [2]
Aussi bien l’homme que la femme ont des obligations et des fonctions à remplir, la fonction de chacun étant en harmonie avec celle de l’autre ; Les fonctions de la femme complètent et perfectionnent celles de l’homme, et celles de l’homme complètent et perfectionnent celles de la femme. Parmi les qualités qu’Allah et son messager ont loués, et qui sont attendues de la femme croyante afin qu’elle puisse accomplir son rôle correctement, la plus grande de ces qualités étant de posséder le deen.
Le prophète a dit : « [D’habitude on choisit] la femme qu’on veut épouser pour l’une des quatre raisons suivantes : sa richesse, son rang social, sa beauté ou son [rattachement à la] religion. Il vaut mieux épouser celle [qui se rattache à] la religion. » [3]
Quant à l’époux, il doit aussi être un homme vertueux, comme le prophète l’a dit : « Si vient à vous celui dont vous agréez la religion et le comportement, alors mariez-le, sinon il y aura des troubles et de la corruption sur terre » [4]
En effet, le prophète a été envoyé pour perfectionner les caractères, et il a fait l’éloge de la femme qui possède ces nobles qualités et ce caractère parfait, déclarant qu’elle est pour un homme la meilleure possession de ce monde.
« La vie est un bien et le meilleur bien de la vie est la femme vertueuse » [5]
Allah a créé la femme comme compagne pour l’homme, dans le but qu’ils vivent dans ce monde accomplissant leurs rôles et observant correctement les commandements d’Allah.
Le prophète a dit : « J’ai été envoyé pour parfaire les caractères » [6] et « Parmi les musulmans, celui dont la foi est la plus parfaite, est celui dont le caractère est excellent, et les meilleurs parmi vous sont ceux qui traitent bien leurs femmes. » [7]
Afin d’obtenir la réussite dans ce bas monde et dans l’au-delà, la femme doit adopter cette méthodologie par laquelle elle perfectionne son caractère, en commençant par les questions concernant le foyer.
La femme est une composante essentielle dans la construction d’un foyer établi sur la taqwa (crainte d’Allah & piété).
Allah dit que ceux qui ont la foi disent :
وَالَّذِينَ يَقُولُونَ رَبَّنَا هَبْ لَنَا مِنْ أَزْوَاجِنَا وَذُرِّيَّاتِنَا قُرَّةَ أَعْيُنٍ وَاجْعَلْنَا لِلْمُتَّقِينَ إِمَامًا
« Seigneur, donne-nous en nos épouses et nos descendants, la joie des yeux, et fait de nous un guide pour les pieux. » [8]
Par conséquent, la rectification du foyer est le premier pas vers la rectification de la société.
La femme vertueuse, est celle qui connaît ses responsabilités, ses droits et devoirs, et qui accomplis les actes qui lui ont été rendus obligatoires, le prophète a dit :
« Si la femme pris ses cinq salat quotidiennes, jeune le mois de ramadhan, obéit à son mari et préserve sa chasteté, il lui sera dit : Entre dans le paradis par la porte que tu désires. » [9]
Et il a dit :« L’islam est bâti sur cinq (piliers) : ‘Le témoignage qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est l’envoyé d’Allah, d’accomplir les prières, de s’acquitter de la zakat, le pèlerinage et le jeûne (du mois de ramadhan). »[10]
Ceci est la première des choses dont la femme doit se préoccuper en toutes circonstances ; quel que soit la difficulté, l’aisance, le plaisir ou l’aversion (à accomplir les 5 piliers obligatoires de l’islam). Allah dit, rapporté dans un hadith qudsi : « …il n’y a pas mieux que les obligations que j’ai prescrites pour que l’homme se rapproche de Moi… » [11]
La femme vertueuse doit connaître les droits de son mari sur elle et doit lui obéir dans tout ce qui est obéissance à Allah.
Lorsque Mu’adh vint voir le prophète et voulu se prosterner (comme signe de respect) devant le prophète, il l’arrêta et dit, « Si je devais ordonner à une personne de se prosterner devant une autre, j’aurais ordonné à l’épouse de se prosterner devant son époux » [12]. Cela est dû à la haute position du mari sur sa femme.
Il a aussi dit : « Lorsque l’homme invite sa femme au lit et que celle-ci refuse de venir, les anges restent à la maudire jusqu’au matin. » [13]
Et il dit aussi « Par celui qui détient mon âme dans sa main, la femme ne donnera pas son droit à son seigneur tant qu’elle ne donnera pas son droit à son mari. Même s’il l’a sollicite alors qu’elle est en selle (sur un chameau) elle ne se refuse pas à lui. »[14]
Ces ahadith soulignent la grande responsabilité qu’a la femme à obéir à son mari dans tous ce qui est obéissance à Allah, car certainement l’obéissance au mari fait parti de l’obéissance à Allah.
Allah a ordonné à la femme d’être obéissante à son mari et le prophète a vanté les mérites de la femme qui apporte bonheur et plaisir à son mari. Il a dit :
« Epousez la femme affectueuse et féconde, car je veux être la communauté la plus nombreuse le Jour de la résurrection »[15]
Cette catégorie de femme est celle à travers laquelle un homme recevra du bonheur dans son foyer et celle qui élèvera une famille vertueuse.
Le prophète a dit : « chacun d’entre vous est un berger et sera interrogé sur son troupeau…la femme est une bergère dans le foyer de son mari… »[16]
Et Allah a dit :
وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلَا تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ
« Et restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (jahiliyyah) »[17]
En faisant cela, une femme peut-être aux nombres de ceux qui sont véritablement obéissant à ALLAH.
Il doit être noté que l’obéissance au mari n’est mentionné uniquement que dans le bien, c’est à dire dans ce qui est conforme à la shari’ah (loi) d’Allah. Ainsi, s’il lui ordonne de prier, jeûner, et prendre soin du foyer, alors cela n’est que du bien, et elle doit lui obéir en cela..
Par contre, s’il lui ordonne la désobéissance à Allah, alors« Il n’y a d’obéissance à la créature quand cela implique une désobéissance au créateur »[18].
Alors s’il lui ordonne d’être négligente dans ses prières ou dans son jeûne ou s’il souhaite qu’elle s’embellisse d’une manière qui n’est pas permise ou de quitter la maison en étant parfumée etc…à ce moment là, elle ne doit pas lui obéir en cela car c’est une désobéissance à Allah.
Le prophète a dit : « Pas d’obéissance dans le mal, l’obéissance est prescrite que dans le bien »[19]
La femme vertueuse doit prendre soin de préserver sa personne ainsi que son honneur. Allah fit l’éloge de Maryam la mère d’’Issa, car elle possédait cette excellente qualité qu’est la chasteté. De cette protection de la chasteté découle beaucoup d’autres questions.
1) Baisser le regard. Allah a ordonné aussi bien à l’homme qu’à la femme de baisser le regard et de préserver leurs parties intimes.[20]
2) Ne pas quitter la maison en étant parfumé ou en révélant ses ornements. Allah a ordonné à la femme de se couvrir afin de protéger son honneur et sa chasteté.
C’est une pratique de la jaahiliyah(l’ignorance pré-islamique) que la femme sorte découverte, et ils considèrent cela comme du progrès et de la libération ! Plutôt, cela fait parties des stratagèmes de shaytaan.
Allah mentionne dans le Qur’an que lorsque shaytaan tenta Adam et Hawwa, et qu’ils mangèrent de l’arbre, leurs parties intimes leur apparurent [21]. Ainsi, la méthode de shaytaan est de rendre apparente et d ‘exposer la ‘awrah.
Toute société dans laquelle l’étalage flagrant des parties intimes des gens est prolifique, est une mauvaise société qui se trouve sur le sentier de la destruction. Le prophète a dit, « Toute femme qui se parfume puis sort de chez elle en passant par un groupe pour qu’ils sentent son parfum, est une fornicatrice »[22]
La femme vertueuse ne doit pas être de celles qui se plaignent (insatisfaites) et sont hargneuses, au contraire, elle doit être celle qui apporte le bonheur dans le foyer.
Nous pouvons prendre un exemple de l’histoire d’Ibrahim, lorsqu’il laissa sa femme, Haajar, à Makkah. Haajar lui dit : « Qui t’a ordonné de faire cela ? » Ibrahim lui répondit « en vérité, mon seigneur m’a ordonné de faire cela ». Alors elle dit, « si ceci est l’ordre d’Allah, alors Allah ne nous abandonnera pas ».
Un autre exemple peut-être pris de l’histoire d’Isma’il et sa femme.
Ibrahim continua de rendre visite à Haajar et son fils Isma’il, jusqu’à ce que son fils Isma’il ait grandi et se maria, il lui rendit visite chez lui à Makkah. Il frappa à la porte et ne trouva pas Isma’il chez lui.
Sa femme était présente mais elle ne reconnut pas le père de son mari. Ibrahim commença à la questionner sur sa situation lui demandant si oui ou non elle était satisfaite etc.
Elle répondit qu’ils étaient dans une période de grande pauvreté et d’épreuves, et elle se mit à se plaindre de sa situation. Alors Ibrahim lui dit, « quand Isma’il reviendra dit lui de changer le seuil de sa porte".
Ainsi, quand Isma’il revint, sa femme lui fit part qu’un vieil homme était venu lui rendre visite pendant son absence, qu’il l’interrogea sur sa situation, à quoi elle répondit comme elle le fit.
Puis elle lui transmis le message qu’Ibrahim avait laissé. Isma’il dit alors à sa femme, « En réalité, c’était mon père et il m’ordonne de me séparer de toi ». Alors il l’a divorça et maria une autre femme.
Quelques temps plus tard, Ibrahim revint rendre visite à son fils et le trouva de nouveau absent. Alors il interrogea la nouvelle épouse d’Isma’il sur sa situation lui demandant si elle était satisfaite ou pas. Elle répondit, « Al hamdullillah, Allah nous a donné de grands bienfaits et nous a donné tout ce dont nous avons besoin », bien qu’à ce moment là, elle n’avait absolument rien à la maison. Donc Ibrahim lui dit avant de partir, « Dis à Isma’il de maintenir le seuil de sa porte ». Quand Isma’il rentra, sa femme l’informa au sujet de son visiteur et de ce qu’il avait dit. Isma’il dit, « C’était mon père et il m’a dit de te garder comme épouse ».[23]
Observe, comme Ibrahim, cet illustre prophète d’Allah, a décrit la femme. Cela car elle est la gardienne et aussi celle qui protége la maison et les affaires s’y rapportant.
Quiconque entre dans la maison le fait avec sa permission et à sa connaissance. Les shayateen souhaitent que les femmes quittent leurs maisons en étant embellies, laissant derrière elles leurs vêtements, de cette façon, lorsque les gens ont pris plaisir d’elles, ils se détournent d’elles comme si elles n’étaient rien. Plutôt, la femme est tel que la décrite Ibrahim, étant donné que c’est elle qui s’occupe des affaires du foyer.
Un poète dit une fois, « La mère est (comme) l’école, si tu prends soin de la mère, tu prends soin de toute la société ».
Le prophète a dit :« Ô femmes ! Faîtes la charité, car j’ai vu que la plupart des habitants de l’enfer sont des femmes. Une femme sage parmi elle lui demanda, ‘Et pour quelle raison ô! messager d’Allah ?’ Il répondit : car vous jurez fréquemment et vous êtes ingrates envers vos maris. Si l’une d’entre vous a un mari qui manifeste de la bienveillance envers elle durant toute sa vie puis un jour vous constatez quelque chose qui ne vous plaît pas alors vous dîtes : ‘Il n’a jamais été bon avec moi. »[24]
Ainsi, en tant que la compagne intime de son mari, la femme doit s’assurer de prendre soin de ces questions, car si elle est bienveillante et vertueuse, à ce moment là, la société tout entière devient bonne.
Mais s’il y a des conflits et des disputes au sein du foyer, alors cela mène à la destruction de la société.
Dans le qur’an, Allah mentionne quelques exemples de vertu de femmes. Il conta l’histoire de quatre femmes, deux d’entre elles étaient vertueuses et deux d’entre elles étaient mauvaises. Concernant les femmes vertueuses, il s’agit de la femme de Pharaon et de Maryam la fille de ’Imran.
Lorsque la femme de Fir’awn vit Moussa dans le berceau, ses yeux étaient pleins d’amour pour lui. Elle dit à fir’awn, « (cet enfant) réjouira mon œil et le tien ! ne le tuez pas. Il pourrait nous être utile ou le prendrions-nous pour enfant »[25]. Alors il (fir’awn) exauça son souhait et Moussa grandit dans son (la femme de fir’awn) foyer. Quand il devint un prophète et commença à appeler les gens à l’islam, elle répondit à son appel et devint musulmane, malgré le fait qu’elle était la femme de fir’awn – l’homme qui prétendait être Allah en personne. Et malgré tout ce qu’elle possédait du fait qu’elle était la femme d’un roi ; elle refusa cela et choisit la compagnie d’ALLAH.
Ceci est un excellent exemple montrant comment une femme choisit l’au-delà sur et au-dessus de toutes les richesses de ce bas monde.
L’exemple de Maryam bint ‘Imran fut qu’elle préserva sa personne et ses parties intimes d’une façon qui nous montre la grande importance à ce que la femme soit chaste et qu’elle ne sorte pas de la maison découverte, etc.[26]
Le premier exemple des deux mauvaises femmes est celui de la femme de Nuh. Elle allait aux gens et leur parlait de Nuh, révélant ce qu’il faisait et ce qu’il projetait, s’activant et complotant contre son mari.
Et l’exemple de la femme de Lut est similaire. Quand les deux anges vinrent à Lut, elle informa son peuple que deux jeunes hommes étaient venus chez elle, alors les gens arrivèrent, essayant de leur nuire.[27]
L’islam a interdit que les secrets du foyer soient divulgués à l’extérieur, et ces deux exemples montrent le mal de cette action. Par conséquent, l’exemple de la femme bienveillante est celle qui est rapide à accomplir de bonnes actions, elle préserve ses parties intimes et ne propage pas les secrets du foyer. Elle est de celles qui appellent au bien, et qui ferment les portes qui mènent au mal.
De la sunnah, nous avons l’exemple d’Umm Salamah – la femme du prophète , la mère des croyants. Elle était une femme de grande intelligence et de bonne appréciation.
Lorsque le prophète partit faire la ‘umrah en l’an 6 hijri, les quraish l’en empêchèrent et lui firent faire marche arrière.
Il dit à ses compagnons, qui étaient vêtu de l’ihram prêt pour la ‘umrah, de couper leurs cheveux et de sacrifier leurs animaux. Ils étaient stupéfiés et hésitant à le faire. Il leur ordonna une nouvelle fois et ils n’exécutèrent toujours pas son ordre. Le prophète entra dans la tente d’Umm Salamah, mécontent et contrarié par ce qui venait de se passer, et il lui dit qu’il avait donné l’ordre à ses compagnons de raser leurs têtes et d’égorger leurs animaux, mais qu’ils n’en firent rien. Umm Salamah dit alors : « rends-toi au milieu de tes compagnons, coupe tes cheveux et égorge ta bête. Ils suivront ton exemple ». Alors c’est ce qu’il fit, et ils suivirent tous son exemple.
Regarde la grande intelligence et la bonne appréciation de cette noble dame, comment elle conseilla le messager d’Allah ; effaçant ainsi son chagrin et son inquiétude. De même, la femme vertueuse conseille son mari dans tout ce qui est bien et ôtera de lui l’angoisse et les causes de soucis.
Un autre exemple de vertu de femme prit de la sunnah, est celui d’Umm Saleem – la femme d’Abu Talhah .
Abu Talhah était un mécréant lorsqu’il vint à Umm Saleem lui demander sa main en mariage. Elle refusa, disant « je ne t’épouserai que si tu deviens musulman ». Alors il embrassa l’islam et elle fit de son islam son mahr (dote). Ils furent bénis d’un fils qui s’appelait Abu ’Umayr. Il était très aimé d’Abu Talhah, mais néanmoins après quelques années il mourut. Alors lorsque Abu Talhah retrouva sa femme et lui demanda « comment va Abu ‘Umayr ? » elle lui répondit en disant « il est dans la meilleure des situations ».
Puis, elle se fit belle pour son mari et après qu’il eut joui d’elle, elle dit : « Que penses-tu de gens qui confis leur bien a d’autres gens afin qu’il le leur garde, puis revienne un jour demander que leur bien leur soit rendu, penses-tu qu’ils ont le droit de le faire ? » Abu Talhah répondit « bien sûr », alors Umm Saleem dit « en réalité, Allah a reprit son bien ».
A cela, Abu Talhah se mit très en colère et dit « tu as fais tout cela et ensuite tu m’as annoncé la nouvelle au sujet de mon fils ? ».
Alors il partit voir le prophète et lui raconta ce qui s’était passé. Le prophète dit « Qu’Allah vous bénisse cette nuit et la relation que vous y eurent ».
Il leur fut accordé un fils de cette même nuit et son nom était Abdullah.
Abdullah eut neuf fils, dont tous mémorisèrent le qur’an. Ceci fut la réponse à la du’a du prophète .
Une fois, le prophète eut un hôte, il dit alors à ses compagnons « qui s’occupera de mon hôte ce soir ? » l’un des ansar dit « je le ferais, ô! messager d’Allah ».
Alors il partit chez lui et dit à sa femme « qu’avons-nous à manger ? » Elle répondit « nous n’avons de la nourriture que pour nos enfants » il lui dit « fait dormir les enfants pendant qu’ils ont faim. Quand l’hôte du prophète arrivera, sert lui la nourriture, éteint la lampe et fait semblant de manger afin qu’il ne se rende pas compte que nous ne sommes pas en train de manger ». Elle obéit ainsi à son mari. L’hôte retourna trouver le prophète et lui dit ce que l’ansari et sa femme avaient fait. Quand l’ansari alla voir le prophète le jour suivant, il lui dit « Allah est étonné de ce que tu as fait hier vis à vis de ton invité.
Et Allah révéla l’ayah { …ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, e ne ressentent dans leur cœur aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux…} [28]
Ce qui précéda donc, sont des exemples illustrant comment une femme peut être parmi les plus honorables et les meilleurs de la création, et en conséquence obtenir le paradis. Qu’Allah nous compte au nombre de ses gens. Ameen.
Annotation :
2. Suratu-Fatir (35) :11
3. Bukharee
4. Tirmidhee ; Nasa’i & Ibn Majah
5. Saheehul-Jami’ 3407
6. Al-Muwatta Imaam Maalik
7. Tirmidhee
8. Suratul-Furqaan (25):74
9. Saheehul-Jami’ 674
10. Bukharee
11. Bukharee
12. Tirmidhee
13. Bukharee & Muslim
14. Ibn Majah & Ahmad
15. Abu Daawood & Nasa’I
16. Bukharee
17. Suratul-Ahzab (33):33
18. Rapporté par Al-Baghawee dans Sharhus-Sunnah 10:44
19. Bukharee
20. Suratu-Nur (24) :30 :31
21. Suratu-Taha (20) :121
22. Tirmidhee, Abu Dawood & Nasa’i
23. Bukharee
24. Muslim
25. Suratul-Qasas (28):9
26. Voir Suratu-Maryam (19):16
27. Voir Suratu-Tahrim (66) :10
28. Suratul-Hashr (59) :9
Source: www.fourqane.fr/forum
Traduction: Um_Muhammad_Ameen
Shaykh 'Uthaymin
Question :
Est-il obligatoire pour la femme de porter des chaussettes et des gants lorsqu’elle sort de chez elle ou bien ceci est-il seulement un acte surérogatoire ?
Réponse :
Il est obligatoire pour la femme de se couvrir les mains, les pieds et le visage par n’importe quel moyen lorsqu’elle sort de chez elle. Il vaut mieux toutefois utiliser des gants comme le faisaient les femmes des Compagnons, qu’Allah les agrée. La preuve de cela est que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :
« Que celle qui est en état de sacralisation ne porte pas de gants. »1
Ceci prouve que les femmes à cette époque avaient pour habitude de porter des gants.
1 Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre de la punition de la chasse (pendant le pèlerinage) (n°1838).
[Dalîl ut-Tâliba il-Mu’mina (Le guide de l’étudiante croyante), page 41.]
Shaykh 'Uthaymin
Question :
Certaines femmes –qu’Allah les guide – habillent leurs petites filles de robes faisant paraître leurs mollets. Si l’on venait à faire la morale à ses mères, elles allèguent qu’elles-mêmes le faisaient quant elles étaient petites, cela n’a pas pour autant eu sur elles une mauvaise influence à l’âge adulte, qu’en pensez-vous ?
Réponse:
A mon avis, il n’est pas tolérable qu’une personne revête à ses filles ce genre de vêtements malgré leur jeune âge.
En effet, elles pourraient s’en accoutumer à tel point de leur devenir aisé de les mettre en grandissant.
Elles doivent plutôt s’habituer à la pudeur dès leur bas âge pour en faire une vertu à l’âge adulte.
Les conseils que je peux donner à nos sœurs musulmanes, c’est de ne pas se tourner vers ces genres de tenues venues des pays ennemis de l’Islam.
Elles doivent habituer leurs filles à s’habiller décemment, et les habituer à la pudeur car la pudeur fait partie de la foi.
[Volume 12 page 274 fatwa 181]
http://www.fatawaislam.com/les-vetements-interdits/422-habiller-les-filles-en-jupe-courte.html
Shaykh Fawzân
Question :
J’ai quatre enfants devant qui je porte des habits courts. Est-ce que ceci est permis ?
Réponse :
Il n’est pas permis à la femme de porter des vêtements courts devant ses enfants ou ses Mahârim, et elle ne peut découvrir devant eux que ce que les femmes découvrent d’habitude sans que ceci ne soit une tentation pour les autres.
Elle ne peut porter des vêtements courts que devant son mari.
[al-Muntaqâ, vol.2, page 170]
بعض الناس يقولون: إن النساء ناقصات عقل ودين وميراث وشهادة. والبعض يقول: إن الله ساوى بينهم في الثواب والعقاب. فما رأيكم: هل هن ناقصات في شريعة سيد الخلق أم لا؟
Question :
Certaines personnes disent : « les femmes sont atteintes d’insuffisances dans leur raison et leur religion, dans l'héritage et dans le témoignage ». Alors que d'autres disent : « Allah a garantie l'égalité entre eux (l'homme et la femme) en ce qui concerne la rétribution et la punition »
Quel est donc votre avis sur le sujet ? Sont-elles réellement limitées par leur statut dans les Lois [Shari’a] que le Seigneur de la création a prescrites ou non ?
Réponse :
Les Lois islamiques [Shari’a], sont venues pour honorer la femme, élevé de son rang et lui redonner instamment la place qui lui revient, ceci pour lui prêter plus d’attention et protéger sa dignité ; obligeant ainsi son représentant [Wali] et son mari à subvenir à ses besoins et à lui assurer une prise en charge décente, de façon à protéger avec soin ses propres dispositions et pour adopter vis-à-vis d'elle une conduite exemplaire, Allah le Très Haut a dit : « Et comportez-vous convenablement envers elles.»[Sourate An-Nissa - verset 19]. Et il a été rapporté de façon authentique que le prophète – que la paix et bénédictions d’Allah soient sur lui - a dit : « le meilleur parmi vous est celui qui se conduit le mieux envers sa famille et moi je suis le meilleur pour les miens. » [Hadith rapporté par At-Tirmidhi, Ad-Darimi, Ibn Madja, Al Bayhaqi et Abu Na’im et authentifié par Albani dans "Al Hiliya"]
L’islam a également donné à la femme, de tous les droits et les prérogatives pour accomplir
tous les actes légitimes [Shar’iya], ce qui lui convint le plus : « Quant à elles, elles ont
des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage. » [Sourate Al Baqara - verset 228]
Mais aussi dans divers types de transactions dont la vente et l’achat, la conciliation, la délégation, l’attribution de prêts [Al ‘Aria] et
la restitution de dépôts [Al Wadi’a] etc.…
Comme il lui a été ordonné d’accomplir de toutes les adorations et les incommodités, celles qui lui sont le plus appropriées, tout comme les hommes telles que la purification, l’accomplissement de la prière, l’aumône obligatoire, le jeûne et le pèlerinage et ce genre d’actes d’adoration qui sont légiférés. Cependant, les Lois prescrites [Shari’a] (d’Allah), octroient à la femme la moitié de ce qui est accordé à l’homme ; ceci en raison du fait qu’il ne lui ai pas imposé de prendre en charge ses propres dépenses ou notamment celles du foyer et celles des enfants, mais cette charge incombe à l’homme seul.
Tout comme l’homme est sujet à des défauts dans son investiture, dans son raisonnement et dans la bonne administration des
biens et à tout ce qui va dans ce sens…Autant, le témoignage de deux femmes équivaut à celui d'un seul homme dans certains cas compte tenu du fait que la femme est plus sujette à l'oubli en
raison de sa nature et de son cycle menstruel, de la grossesse et de l'accouchement et de l'éducation des enfants. Tout cela n’à de cesse de distraire son esprit et de lui faire oublier ce
qu'elle savait, d’ailleurs c’est pour cela que les preuves textuelles montrent clairement l’obligation de la présence d’une autre sœur accompagnant son témoignage, afin que cela soit plus commode
pour elle et plus significatif pour accomplir cette tâche.
Il existe cependant, des situations particulières aux besoins des femmes pour lesquelles, le témoignage d'une seule femme suffit, à l’exemple de la connaissance du lien de parenté, celui des vices cachés qui concernent le mariage et tout ce qui y ressemble.
La femme est
donc l’égale de l'homme quant à la valeur de la Récompense attendue [Al Ajr] et pour la rétribution de l’acte volontaire qu’est la Foi et la bonne action mais aussi dans la
possibilité de la jouissance d’une bonne vie en ce bas monde et de l’énorme récompense qui l’attend dans l'au-delà. Allah le Très Haut dit : « Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les
récompenserons certes, en fonction des meilleures de leurs actions. » [Sourate An-Nahl - verset 97].
Voilà donc, par quoi on reconnaîtra que la femme a aussi des droits et des devoirs comme cela est le cas pour l'homme. Certaines choses conviennent plus aux hommes
lesquelles Allah – Gloire et Pureté à Lui – en fit des traits propres aux hommes; de même que certaines choses s’accordent plus aux femmes lesquels Allah en fit des traits propres aux
femmes.
Et c'est Allah qui accorde la réussite. Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
Source : www.alifta.com
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Traduction rapprochée : Ibn Hamza Al
Djazairy
http://alghourabaa.free.fr/web/page172.html
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