Al 'Ilm (la science)

Vendredi 27 juin 2008

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Les paroles qui vont suivre nous permettrons d’entrevoir ce qui constituait la perle précieuse chez nos pieux prédécesseurs - qui était la science – nourriture spirituelle des cœurs et chemin qui mène au Paradis. Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui empreinte un chemin afin d’acquérir une science, Allâh lui facilitera le chemin qui mène au Paradis. » Rapporté par Muslim.




Wakî’ a dit : J’ai entendu de Sufyân ath-Thawrî : « Je ne connais pas une chose dans l’adoration qui soit meilleure que celui qui enseigne aux gens la science. »


Rabî Ibn Sulaymân a dit : J’ai entendu ach-Châfi’î dire :

« La recherche de la science est meilleure que les prières surérogatoires. »


‘Abdullâh Ibn ‘Abbâs a dit : « J’ai entrepris de partir en quête de la science, ainsi je me rendais chez les Compagnons du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Je me rendais parfois chez un homme pour suivre un hadîth qu’il a entendu du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam), et je le trouvais en train de faire la sieste, je prenais mon manteau comme un coussin devant sa porte alors que le vent soufflait sur mon visage, et j’attendais jusqu’à ce qu’il sorte. Lorsqu’il sortait, il disait : « Qu’est-ce que tu fais là, Ô cousin du Messager d’Allâh ? » – Alors je lui disais : « J’ai suivi un hadîth que tu rapportes du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam), et j’ai donc souhaité l’entendre de ta bouche. » Et l’homme de répondre : « Pourquoi n’as-tu pas envoyé quelqu’un afin que je vienne chez toi ? » - Je répondis : « C’est un devoir pour moi que de venir chez toi. »


Hassan al-Basrî a dit : « Ce bas monde en entier n’est que ténèbres en dehors de l’assise des savants. »


Ibn Djamîl a dit : J’ai interrogé ‘Amrou Ibn Ismail – qui est une des personnes parmi les gens du hadîth [Ahl ul-Hadîth] – « Quelle est la chose qui t’est le plus aimé, les fondements [de la religion] ou les livres de hadîth ? » – Il répondit : « Un seul livre de hadîth m’est plus aimé que passer la nuit en veille. »


Abî Hurra rapporte d’après al-Hassan [al-Basrî] qui a dit : « Le savant est meilleur que l’ascète dans ce bas monde, assidu dans l’adoration. »


Abû Dja’far Muhammed ibn ‘Alî Ibn Hussayn a dit : « Le savant est de par sa science plus utile et meilleur que sept cents adorateurs. »


Soufyân Ibn ‘Ounaynah rapporte que ‘Oumar Ibn ‘Abdel-‘Azîz a dit : « Quiconque agit sans science, causera plus de mal qu’il ne fera de bien. »


‘Abdullâh Ibn Mass’oûd (radhiallâhu ‘anhu) a dit : « Sois demain un savant ou un enseignant, mais ne sois pas entre les deux. »


Ibn Wahb a dit : « La sagesse et la science sont une lumière par laquelle Allâh guide qui Il veut, et ce n’est pas le fait [de connaître] beaucoup de questions. »


Ibn Chakhîr a dit : « Le bienfait de la science est meilleur que le bienfait des actes d’adoration, et le meilleur de votre religion est la crainte scrupuleuse [al-Wara’]. »

Ibn Wahb a dit : j’ai entendu Soufyân al-Thawrî dire : « Le bien dans ce bas monde est la bonne subsistance et la science, et le bien dans l’au-delà est le Paradis. »


Al-Hassan a dit : « Si un homme étudie une des portes de la science et l’applique, cela est meilleur que ce bas monde et ce qu’il contient. »


Certains sages ont dit : « Parmi les preuves du bienfait des savants, est que les gens aiment leur obéir. »

Abû Djuhayfa a dit : « Tiens compagnie aux grands, lie-toi d’amitié avec les savants et fréquente les sages. »


Abû Dardâ a dit : « Fait partie de l’intelligence de l’homme, ses déplacements entre les savants et ses entrées et sorties avec eux. »


Luqmân a dit à son fils : « Supporte celui qui t’est supérieur en science et celui qui t’est inférieur en science. Ne rejoint le rang des savants que celui qui a été patient avec eux, s’est attaché à eux et a appris de leur science doucement. »

Al-Hassan rapporte de Abû Dardâ qui a dit : « Sois un savant ou un enseignant, un amant (d’Allâh et Son Prophète) ou un suiveur (de la Sounnah), mais ne sois pas [de ceux qui forment] la cinquième catégorie sinon tu seras perdu. » - On lui dit alors : « Qui sont les gens de la cinquième catégorie ? » – Il dit : « Les innovateurs. »


Ibn ‘Abbâs a dit : « Tous les savants mourront et les traces de la vérité disparaîtront progressivement, jusqu’à ce que le nombre des ignorants augmente. Certes, une fois les savants partis, ils œuvreront par ignorance, pratiqueront leur religion sans vérité et s’égareront du droit chemin. » [1]


Notes

[1] Quelques paroles tirées de l’ouvrage de référence « Djâmi’ou bayân al-‘Ilm wal-Fadhlihi » de l’Imâm Ibn Abder-Barr - vol.1


 

Par Da'wa Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 26 janvier 2008
undefined

[La mémorisation et la répétition doivent prendre le dessus.]


-96 L'homme qui recherche la science doit penser surtout à la mémorisation et à la répétition. S'il est physiquement capable d'y consacrer tout son temps c'est évidemment mieux. Le corps cependant est une monture et la fatigue de route peut laisser présumer un arrêt. Lorsque les forces sont lasses, elles ont besoin de se renouveler et la copie, la lecture, la rédaction sont alors nécessaires. Mais le plus important est la mémorisation. Il faut donc partager son temps entre ces deux types d'activités.



[Les moments pour la mémorisation et la répétition.]


C'est au début et la fin du jour et de la nuit que l'on appendra des textes, le reste du temps étant partagé entre le travail de copie et la lecture d'une part, et le repos du corps et la satisfaction des besoins d'autre part.



[Ne pas charger son âme de ce qu'elle ne peut supporter.]


Il ne doit pas avoir de duperie entre deux associés. Mais lorsque l'un d'eux prend plus que ce à quoi il a droit, survient la fraude et apparaissent ses effets. Ainsi, pour fuir l'étude et la répétition, l'âme se réfugie-t-elle dans la copie, la lecture et la rédaction qui lui sont plus agréables et plus faciles.

Que celui qui voyage sur la chamelle prenne garde de la négliger ! Il ne devra pas non, plus la charger plus qu'elle ne peut porter. Grâce à la justice et l'équité on obtient tout ce que l'on désire mais celui qui s'écarte de la bonne route est contraint de marcher plus longtemps. L'homme qui fait plusieurs étapes en une seule ne tarde pas à laisser échapper ce qu'il fait tant d'efforts à gagner. N'oublions pas cependant que l'être humain a plutôt besoin d'être excité car la paresse colle plus à lui que l'effort.

 

[Apprendre ce qui est prioritaire.]


En outre il est indispensable de rechercher dans la science ce qu'il y a d'essentiel. Que de spécialistes de hadiths ont appris vingt versions du hadith suivant : " Celui qui se rend à la mosquée pour la prière du vendredi, qu'il fasse sa toilette ! ", alors qu'il est déjà confirmé en une seule ! Cela les empêche de bien connaître l'art des ablutions.

La vie est trop courte et trop précieuse pour que l'on en gaspille une partie dans un souffle.

 

______________________________

 

* Les titres sont un ajout de notre part.

Source : Son livre : "Sayd Al-Khâtir", point n°96.
Par Da'wa Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 26 janvier 2008
Mardi 8 safar 1425 H..

undefined


[... Je n'ai pas cité la chaîne de transmission, car c'est assez long] Ibn Mas'ûd a dit : "Instruisez-vous, instruisez-vous. [Lorsque] vous aurez appris, [alors] mettez [votre savoir] en pratique." Dans une autre version du hadîth d'Ibn Al-Mundhir : "Instruisez-vous..." seulement une seule fois.
Athar n° 10.
Degré d'authenticité : Mawqûf hasan
.


[...] Abû Hurayrah a dit : "Une science sans la moindre pratique est comparable à un trésor (kanz) dont rien n'est dépensé dans la Voie d'Allâh 'azza wa djalla."
Athar n°12.
Degré d'authenticité : Mawqûf lâ ba- sa bihi.

[...] Abû Dardâ- a dit : "[Tu ne peut être un savant tant] que tu n'as pas été instruit et tu ne peut être de par [ta] science [considéré comme quelqu'un d'] instruit jusqu'à ce que tu mettes en pratique cette dernière."
Athar n°17.

[...] Sahl Ibn 'Abdi-l-lâh a dit : "La connaissance toute entière, c'est le bas-monde et l'Au-delà, c'est sa mise en pratique."
Athar n° 20.

[...] Sahl Ibn 'Abdi-l-lâh At-Tastarî a dit : "Tous les gens sont ivres sauf les 'ulamâ- et tous les 'ulamâ- hiyârâ* sauf celui qui met en pratique son savoir." * Je n'est pas réussi à traduire ce mot. En arabe : حيارى
Athar n°21.

[...] Yûsuf Ibn Husayn a dit : "En ce bas-monde, [il s'y trouve] deux excès (tughyânân) : L'éxcès [dans] la science [et] l'excès dans les biens. Ce qui te protègera (évitera, délivrera) de l'excès [dans] la science, [c'est] l'adoration (al-'ibâdah). Et ce qui te protègera de l'excès [dans] les biens, [c'est] l'ascétisme (az-zuhd)."
Athar n°26.

[...] Yûsuf a dit : "De par [ton] comportement (la bonne éducation.../al-adab) tu comprendras la science, de par [ta] science, [tes] actes seront conformes [aux Textes], de par [tes] actions, tu obtiendras (tanâlu : Du verbe nâla : Obtenir) la sagesse (al-hikmah), de par [ta] sagesse, tu comprendras l'ascétisme (az-zuhd) et tu le trouveras convenable (accepteras.../tuwaffaqu lahu). Par l'ascétisme, tu délaisseras ce bas-monde et par [ton] délaissement de ce bas-monde tu auras de l'envie pour l'Au-delà, et par cette envie (désir, souhait) de l'Au-delà, tu obtiendras l'agrément d'Allâh 'azza wa djalla."
Athar n°27.

[...] Abâ 'Abdi-l-lâh Ar-Rawdhabârî a dit : "Celui qui sort pour [acquérir] la science et la désire (en note il est écrit : C'est-à-dire : Sans mise en pratique), cela ne lui sera d'aucune utilité (ne lui profitera pas). Quant à celui qui sort pour [acquérir] la science et désire la pratique de cette dernière, cela lui profitera [même avec] peu de connaissance."
Athar n°29.

[...] Abâ 'Abdi-l-lâh Ar-Rawdhabârî a dit : "Le savoir (science, connaissance/al-'ilm) est suspendue (arrêté/mawqûf) [tant qu'il n'y a pas de mise en] pratique (al-'amal), et la pratique est suspendue [tant qu'elle se trouve dépourvue de toute] sincérité (ikhlâs), et de la sincérité il en hérite (yûrithu) la [bonne] compréhension (al-fahm) d'Allâh 'azza wa djalla."
Athar n°30.

[...] Matr a dit : "La meilleure science, est celle qui est utile (profitable, avantageuse). Et Allâh accorde une science avantageuse [qu']à celui qui l'a apprise et mise en pratique. Elle ne peut être profitable pour celui qui l'a apprise et la délaissée."
Athar n°34.

[...] Djubayb Ibn 'Ubayda-R-Rahbî a dit : "Apprenez la science, mémorisez-la (wâ'qilûhu) et profitez-en et n'apprenez pas afin de vous embellir (par la science) (litadjammalû bihi) car il est sur le point de se produire si vous vivez longtemps que la science [devienne pour vous] un embellissement de la même façon que l'homme s'embellit par ses vêtements."
Athar n°36.

[...] Fudayl Ibn 'Iyyâd a dit : "La science demeurera ignorance jusqu'à ce que la [personne] mette en pratique ce qu'elle a acquise. Lorsqu'elle aura mis cela en pratique, elle sera alors savante."
Athar n°43.

[...] Al-Fudayl a dit : "Il est voulu (demandé) pour [tout] savoir, sa mise en pratique et le savoir [n'est autre que] l'évidence (la preuve) de la pratique."
Athar n°44.

[...] Al-Fudayl a dit : "Au gens de s'instruire [!] Une fois connaisseur, la mise en pratique s'impose."
Athar n°45.

[...] 'Abda-l-lâh Ibn Al-Mu'taz a dit : "Une science sans la moindre pratique est comparable à un arbre dépourvue de [ses] fruits."
Athar n°46.

Et dit également : "La science de l'hypocrite est [seulement] dans ses paroles (sans la pratique) alors que la science du croyant [se manifeste] dans ses oeuvres."
Athar n°47.

[...] D'après Abû Hurayrah : "Le Messager d'Allâh a dit : "Ô Communauté, je ne crains pas pour vous ce dont vous ignorez (ne savez pas) mais soyez attentif à ce que vous pratiquez de ce que vous connaissez."
Hadîth n°49.

[...] Abî Dardâ- a dit : "Le serviteur au Jour de la Résurrection, sera interrogé : " Qu'as-tu donc pratiqué de ce que tu savais ?"
Athar n°51.

[...] Abî Dardâ- a dit également : "Je crains [qu'au jour du Jugement], la première chose que mon Seigneur me demande est : Tu as [certes] su, qu'as-tu pratiqué tandis que tu savais ?".
Athar n°53.
Degré d'authenticité : Mawqûf hasan Al-Isnad.


[...] Abû Dardâ- a dit également : "Ce que je crains [le plus] pour moi même est que l'on me dise [au Jour dernier] : "Ô 'Uwaymir (son surnom), as-tu su (une science) ?" Je répondrai : Oui. Et on me rétorquera : "Qu'as-tu pratiqué tandis qu tu savais ?".
Athar n°54.

[...] Abû Dardâ- a dit également : "Je ne crains pas qu'on me dise [au Jour des Comptes] : "Ô 'Uwaymir qu'as-tu appris ?" Mais plutôt je crains qu'on me dise : "Ô 'Umayr, qu'as-tu pratique tandis que tu savais ?".Athar n°55.

[...] Al-Hasan a dit : [Allâh a dit :] (Et au cou de chaque homme, Nous avons attaché "TA IRAHU"...) [al-isrâ- 17/13]. Il dit : [Il s'agit] de son oeuvre."
Athar n°57.

[...] Bichr Ibn Al-Hârith a dit : "La science est une beauté (qqc de jolie, bon, excellent...) pour celui qui la met en pratique. Et celui qui ne la met pas en pratique quel mal !".Athar n°59.

[...] 'Abda-l-lâh Ibn Idrîs a dit : "Ô Abâ 'Ubayd ce qui te passe (t'échappe) dans le savoir [fais en sorte] que cela n'arrive pas dans [ta] pratique."
Athar n°62.

[...] Abî Barzah : "Le Messager d'Allâh a dit : "Celui qui enseigne le bien aux gens tout en oubliant sa propre personne est comparable, à une fataylah qui éclair les gens en se brûlant (consumant) elle-même."
Hadîth n°71.

[...] Djâbir a dit : "Un groupe de gens du Paradis apparaîtront (pour savoir ce qu'il en est) sur un groupe des gens de l'Enfer et ils [leur] diront : "Comment êtes-vous donc entrés en Enfer alors que nous même sommes entrer au Paradis [par l'acquisition et la mise en pratique] de votre science ?" Ils répondront : "Nous vous commandions [de faire telle et telle chose] mais nous ne l'appliquions pas [à nous même]."
Hadîth n°72.

[...] Usâmah Ibn Zayd a dit : "Le Messager d'Allâh a dit : "On ferra venir un homme au jour de la Résurrection. Il sera jeté au Feu [de l'Enfer]. Il lui sera arraché (avec force) ses boyaux (tripes...) et il lui sera dit : "N'ordonnais-tu pas le bien et interdisais (réprimandai) le mal (blâmable) ?" Il répondra : "Je vous ordonnais le bien sans le mettre en pratique et je vous interdisais le réprimable alors que je m'y adonnais." "
Hadîth n°74.

Allâhu akbar... Wa-l-ladhî nafsî biyadih mes frères et soeurs pensons à nous !


[...] Sirî Ibn Al-Mughlis As-Saqtî a dit : " A chaque fois que ta science augmente la preuve (l'argument) à ton égard sera plus ferme."
Athar n°78.

[...] Anas a dit : "Le Messager d'Allâh -sallâ-l-lâhu 'alayhi wa-s-sallam- a dit : "Allâh le Très-haut sera indulgent [à l'égard] des illettrés mais pas à l'encontre des 'ulamâ-."
[Car ils ont le savoir ainsi ils doivent mettre en pratique avant d'enseigner aux autres.]
Athar n°80.

[...] Ach-Cha'bî a dit : "Malheur à moi si je n'ai rien appris des gens de science quoique ce soit."
Athar n°82.

[...] Ibn 'Uyaynah a dit : "Si la science ne t'es d'aucun profit, [se sera alors] un mal [contre toi]."
Athar n°84.

[...] Luqmân dit à son fils : "Ô mon fils, n'apprend pas ce que tu ne mettras pas en pratique jusqu'à ce que tu pratiques ce dont tu as connaissance."
Athar n°85.

[...] Mâlik Ibn Dînâr a dit : "J'ai trouvé parmi les sagesses : "Il n'y a aucun bien (avantage) pour toi d'apprendre ce que tu ne mettras pas en pratique (...) Et cela est comparable à un homme qui rassemble du bois, l'attache par une corde, le porte et part. [Lorsqu'il] s'en fatigue, il adjoint [une charge] supplémentaire."
Athar n°86.

[...] Sufyân a dit : "Il était chez les Banî Isrâ îl (juifs) un savant et un adorateur. Le savant dit à l'adorateur : "Qu'est-ce qui t'empêche de venir à moi et de prendre [de ma science] alors que tu vois les gens venir à moi ?" L'adorateur lui répondit : "J'ai appris quelque chose [alors] je la met en pratique et lorsque j'aurai fini cela (fanî) je viendrai à toi.""
Athar n°87.

[...] 'Awf Ibn Mâlik a dit : "Le Messager d'Allâh -sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam- leva ses yeux (regarda) aux ciel et dit : "C'est les temps (moments) où la science sera élevée (ôtée)." Un homme des Ansâr qui se nomme Ziyâd Ibn Labîd lui dit : "Ô Messager d'Allâh, la science sera élevé alors qu'elle est établie et les coeurs l'ont compris [1]." Le Messager d'Allâh -sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam- lui dit : "Je croyais que tu étais de ceux qui étaient les plus connaisseur parmi les gens d'Al-Madînah." Puis il mentionna l'égarement des Juifs et des chrétiens alors qu'ils avaient parmi eux le Livre d'Allâh. [Par la suite,] j'ai (Djubayr Ibn Nufayr) rencontré Chaddâd Ibn Aws et lui relata le hadîth de 'Awf Ibn Mâlik. Il [me] dit : "'Awf a dit la vérité. Veux-tu que t'informe sur cette première [chose] qui sera élevé (ôtée) ?" Je dis : Certes. Il dit : "Al-Khuchû' (la crainte) au point de ne voir aucun khâchi'."
Hadîth n°89.

Note :
[1] En arabe dans le texte : wa wa'athu-l-qulûb. On dit :
أَوْعى شَيْئاً /Comprendre et apprendre qqc par coeur.

[...] Ibn Al-Mubârak a dit : "Il était un homme qui possédait des biens. Il n'entendait parler d'un savant sans qu'il ne se rende vers lui jusqu'à ce qu'il étudie (apprenne/yaqtabis) [la science] de lui. [Un jour,] il entendit parler qu'en untel lieu, se trouvait un savant. [C'est alors,] qu'il embarqua en bateau [et pris la mer]. [A bord,] il fit la rencontre d'un femme qu'il lui dit : "Quelle est donc ton affaire ô toi ?" Il [lui] dit : "Je suis éperdument amoureux (passionné, follement épris/machghûf) par la science et j'ai su qu'à tel endroit se trouve un savant [donc,] je me rend à lui." Elle [lui] dit : "ش toi, à chaque fois, que ton savoir augmente, tes actions seront plus nombreuses. Tu [fais en sorte que] ta connaissance augmente alors que tes actions sont suspendues." L'homme s'en rendit compte et il retourna [en son pays] et se consacra à la mise en pratique [de ce qu'il savait]."
Athar n°90.

Note importante :
Ce récit ne sous-entend absolument pas qu'on doit se détourner des 'ulamâ- ! Au contraire, nous devons retourner vers eux dans toutes nos affaires religieuses et mondaines. En fait ce récit souligne l'importance de mettre en pratique notre science avant de passer à autre chose. Le musulman, devra donc insister longuement sur les bases ('aqîdah, tawhîd, l'apprentissage du Coran) et il devra mettre tout cela en pratique. C'est de cette façon qu'on avancera dans notre ddin et pas autrement. Nous savons tous que les 'ulamâ- nous conseillent de commencer par les livres de bases faciles à apprendre et ça, dans tous les domaines religieux ('aqîdah, fiqh, hadîth...). Il vaut mieux connaître peu, pratiquer sincèrement que d'apprendre, apprendre et apprendre sans la moindre pratique et nous recherchons protection contre ce comportement... A quoi bon d'être détenteur d'une science et négligé ce qu'elle implique ? Wa-l-lâhu bi kulli chay in 'alîm...


[...] Al-Fudayl a dit : "Ce hadîth, nul homme ne l'entend sans que ce soit un bien pour lui [s'il le met en pratique] que de l'entendre et de ne pas le mettre en oeuvre."
Athar n°93.

[...] Abî Hâzim a dit : "Les gens admettent (acceptent, agréent) les actions [basées] sur la science et ils le sont [également] pour les agissements [suivi] de paroles."
Athar n°94.

[...] Ibn Mas'ûd a dit : "Je considère que le serviteur (l'homme) oubli la science dont il avait connaissance [à cause] des péchés (fautes) qu'il a commis."
Athar n°96.

[...] Abî Hurayrah a dit : "Le Messager d'Allâh sallâ-l-lâhu 'alayhi wa-s-sallam a dit : "N'a pas récité le Coran, celui qui ne le met pas en pratique"
Hadîth n°110.

[...] Ayyûb As-Sikhtiyâni a dit : Nul n'est plus ignoble (mauvais) qu'un lecteur (de Coran) pervers."
Athar n°114.

[...] Al-Fudayl a dit : "Le Coran est certes descendu afin qu'il soit mis en pratique. Les gens prennent sa lecture comme une oeuvre." Il [lui] a été dit : "Comment le mettre en pratique ?" Il répondit : "C’est-à-dire : Qu'ils rendent licite ce qu'il rend licite (sous-entendu qu'ils mette en pratique ce qui est mentionné comme étant licite), qu'ils prohibent ce qu'il prohibe, qu'ils s'en tiennent à ses injonctions, qu'ils interdisent ces interdits et qu'ils s'arrêtent quant à ces 'adjâ ibihi ."
Athar n°116.



[...] Abî Razîn a dit concernant la parole [d'Allâh] : (yatlûnahu haqqa tilâwatihi) : "Ils le suivent et le mettent en pratique véritablement."
Athar n°117.

[...] Ibn 'Umar a dit : "Le Messager d'Allâh sallâ-l-lâhu 'alayhi wa-s-sallam a dit concernant la parole [d'Allâh] : (yatlûnahu haqqa tilâwatihi) : "Ils le suivent vraiment."
Hadîth n°118.

[...] Ach-Cha'bî a dit : "Nous ne sommes pas des fuqahâ- (spécialiste dans le domaine du fiqh/jurisprudence) mais seulement, nous avons entendu les ahâdîth et nous les avons relaté mais les [véritables] fuqahâ- sont ceux qui lorsqu'ils savent, mettent en pratique."
Hadîth n°121.

[...] Al-Awzâ'î a dit : "Lorsqu'Allâh désire pour un peuple un mal (charran), Il leur ouvre la porte du djadal (controverse; débat; polémique) [en conséquence,] leur interdit la pratique [1]."
Athar n°122.


[1] : Les polémiques ne servent à rien si ce n'est à s'égarer et perdre du temps. Donc gens qui sont "accros" aux polémiques ne donnent pas d'importance à la pratique, ils ont toujours en tête le mot polémique et veulent toujours avoir raison sur tout. Wa-l-lâhu a'lam.
[...] Ma'rûf Ibn Fayrûz Al-Kurkhî a dit [également] : "Lorsqu'Allâh veut un bien pour Son serviteur, Il lui ouvre la porte de la pratique (al-'amal) et lui ferme la porte du djadal (voir précédemment). Mais s'Il désire pour Son serviteur un mal, Il lui ouvre la porte du djadal et lui ferme [celle] de la pratique."
Athar n°123.


[...] Il a été demandé à Ibn 'Uyaynah : "Qui est donc [considéré comme étant] savant ?" Il répondit : "C'est celui qui pour chaque hadîth, lui donne son droit."
Athar n°134.

[...] Sufyân Ath-Thawrî a dit : "Les gens se sont satisfait des ahâdîth et ont délaissé leur mise en pratique."
Athar n°136.

[...] Sufyân a dit : "Jusqu'à ce que vous mettez en pratique ce dont vous avez le savoir puis venaient à moi pour que je vous relate [des ahâdîth]."
Athar n°137.


[...] Chu'bah a dit : "Il n'y a d'autre chose ce sur quoi je demeure que je crains qui me feront entrer au Feu [de l'Enfer] si ce n'est autre que cela -c'est-à-dire les ahâdîth [sans la pratique]-."
Athar n°139.



[...] Bichr a dit : "Ils disent : "J'interdit la recherche de hadîth..." Moi, je dis qu'il n'y a rien de mieux pour [ceux] qui les mettent en pratique. Et s'ils ne les mettent pas en pratique, alors leur délaissement est préférable*."
 *Note : Jusqu'à ce qu'on mette en pratique ce dont on a connaissance.
Athar n°145.

[...] Ibrâhîm Ibn Ismâ 'îl Ibn Madjma' a dit : "Nous cherchions l'aide [auprès d'Allâh] pour la mémorisation des ahâdîth et de leur mise en pratique."
Athar n°149.

 

TRADUIT ET PUBLIE PAR : MUKHLISÛN
Ouvert à toutes remarques sincères dans le but d'améliorer cette traduction.

Source :
"Iqtidâ u-l-'ilmi-l-'amali."
de : Al-Khâtib Al-Baghdâdî corrigé par notre Chaykh, Asadu-S-Sunnah, le Muhaddith de notre époque : Abû 'Abda-R-Rahmân Muhammad Nâsiru-D-Dîn Al-Albânî
-rahimahu-l-lâhu ta'âlâ.
Par Da'wa Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 26 janvier 2008
Question :

Quelle est votre recommandation pour l’étudiant débutant en sciences [islâmiques] et quels sont les livres salafis [1] et cassettes [audios] vers lesquels il doit s’orienter ?

mosque.jpg


Réponse du noble Chaykh Ahmad Ibn Yahyâ An-Nadjmî –hafizahu-llâh- :

Ma recommandation à l’égard de tous les étudiants en sciences [islâmiques] est qu’ils doivent [en premier] craindre Allâh à Lui la puissance et la gloire [ensuite de] suivre la Voie du Messager d’Allâh prière et salut d’Allâh sur lui et Ses Compagnons.

Cette Voie est celle de la salafîyyah [1], de la Méthodologie des Salafs [1] (al-minhadju-ssalafî) et je leur recommande [également] de prendre place auprès des Savants salafis, de lire les livres [traitant du] tawhîd (l’unicité divine), les livres sur le dogme (kutubu-l’aqâ id), les livres sur les ahâdîth, les livres de jurisprudence (fiqh) : c’est ce qu’il faut. Il leur est exigé de craindre Allâh à Lui la puissance et la gloire et de prendre garde au prosélytisme sectaire tendancieux (da’awâtu-lhizbîyyah al-mughridah) [2] qui ambitionne de fragmenter leur rang, dissiper leur unité, diviser leur parole ; le Prophète paix et salut d’Allâh sur lui a mis en garde [au sujet] des prêcheurs qui exhortent [les masses] vers les portes de la Géhenne et la protection est d’Allâh.

Il n’y a aucun doute que le sectarisme (al-hizbîyyah) [est plein de] fautes abusives [donc] l’étudiant en sciences [islâmiques] doit y faire attention. Il doit retourner aux cercles [de savoir] des Savants salafis, lire les livres rédigés par les salafis et veiller [à ne pas lire ceux] des gens adeptes du sectarisme (hizbiyyîn) car comme il est dit, il s’y trouve [en leur sein] miel et poison et le succès vient d’Allâh.

_______________________


[1] : Voir le lien suivant : http://mukhlisun.over-blog.com/categorie-895443.html

[2] : Vous pouvez nous proposer une autre traduction à l’adresse suivante : mukhlisun@hotmail.com

Traduction : MUKHLISÛN

Source de l’article : http://mukhlisun.over-blog.com/article-4651905.html

Source de la fatwâ : http://www.sahab.com/go/fatwa.php?id=358&query=
Par Da'wa Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 26 janvier 2008
 Le jeudi 01 Dhû-lhijjah 1427 H.. - as-salâmu 'alaykum wa rahmatu-llâhi wa barakâtuh.

Question :

Ô Chaykh, nous souhaitons que vous nous citiez quelques livres sur la Voie des Pieux Prédécesseurs (as-salafîyyah) [1] dont les jeunes sur le Chemin des Ancêtres Vertueux (salafis) doivent [à tout prix] acquérir pour [les ajouter] à la bibliothèque de leur demeure ?

 
1-copie-1.gif

Réponse :

« - Les livres que doit se procurer l’étudiant en sciences [religieuse] sont les livres de ahâdîth comme les six [recueils] mère ; celui d’Al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, At-Tirmidhî, An-Nisâ î, Ibn Mâdjah et le « musnad » de l’Imâm Ahmad. Aussi, [le livre intitulé] : « sahîhu-ldjâmi’i-ssaghîri wa ziyâdatih » d’Al-Albânî, « al-ahâdîthu-ssahîhah » [de lui également] et puis, les livres des premiers rapporteurs de ahâdîth (muhaddithîn).

- Les livres de Chaykh Muhammad Ibn ‘Abd-lWahhâb, ses petits-fils et les Savants de son temps et de ceux après lui.

- Les livres de ceux sur la Voie des Pieux Prédécesseurs (salafîyyîn) présents actuellement comme Chaykh ‘Abdu-l’Azîz Ibn Abd-Allâh Ibn Bâz –rahimahu-llâh-, Chaykh ‘Abdu-l’Azîz Ibn ‘Abd-Allâh Âli-Chchaykh, Chaykh ‘Abdu-llâh Ibn ‘Abd-Rrahmân Al-Ghudayân, Chaykh Sâlih Ibn Fawzân Al-Fawzân, Chaykh Sâlih Al-Luhaydân et les Gens de Médine comme Chaykh Rabî’ Ibn Hâdî Al-Madkhalî, Chaykh Sâlih Ibn Sa’d A-Suhaymî, Chaykh ‘Alî Nâsir Al-Faqîhî, Chaykh Muhammad Ibn Hâdî Al-Madkhalî, Chaykh ‘Abd-lMuhsîn Al-‘Abbâd et son fils Abdu-Rrazzâq, Chaykh Muhammad Ibn Rabî’ Al-Madkhalî et ainsi que d’autres… parmi les Savants sur la Voie des Pieux Prédécesseurs (salafîyyîn).

- [Aussi,] les livres de Chaykh Zayd Ibn Muhammad Al-Madkhalî et ceux qui leur sont ressemblants… tous ces les livres [sont] excellents [et] profitables et [enfin] tous les livres des salafîyyîn en tous temps et tous lieux sont des livres utiles et excellents et la louange est à Allâh.

Mais les livres des [gens] sectaires (hizbîyyîn), ce sont ceux dont on doit craindre pour l’étudiant en sciences [religieuses]. »

___________________

[1] : Veuillez consulter le lien suivant : http://mukhlisun.over-blog.com/article-4276473.html

 

Traduction : MUKHLISÛN


Source de l’article : http://mukhlisun.over-blog.com/article-4976924.html

Source de la fatwâ : http://www.sahab.com/go/fatwa.php?id=353&query= الشيخ%20احمد%20بن%20يحي%20النجمي
Par Da'wa Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 26 janvier 2008
As-salâmu ‘alaykum wa rahmatu-llâhi wa barakâtuh.

Le samedi 18 du mois de rabî’i-ththânî de l’an 1427 H..

undefined
Question :
Par quoi conseillez-vous celui désire quérir la science religieuse (char’î) alors qu’il se trouve éloigner des Savants sachant qu’il possède un ensemble (madjmû’ah) de livres parmi lesquels ; [des livres attraits aux] fondements (usûl) et [d’autres,] sommaires (mukhtasarât) ?

Réponse du Noble Chaykh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn –rahimahu-llâh- :

Je lui conseille de persévérer (s’appliquer) dans [sa] quête du savoir (talabu-l’ilm) et de chercher l’aide auprès d’Allâh – Glorifié soit-Il- et enfin chez les Gens de science (ahlul-‘ilm) car l’acquisition (talaqqî) de la connaissance [religieuse] de l’homme chez un savant lui fera gagner du temps (zaman) plutôt que de se mettre à consulter bon nombre de livres et que [les] idées (ârâ-) [finissent par] se brouiller (takhtalif). Et je ne dis pas comme celui qui dit, qu’il n’est pas possible d’appréhender (idrâk) la science [si ce n’est] qu’auprès d’un chaykh ; cela n’est pas juste car la réalité (faits /wâqi’) le dément mais l’apprentissage (dirâsah) auprès d’un chaykh illuminera [le] chemin [de l’étudiant] et le raccourcira.
Traduction : MUKHLISÛN
Lien de l’article : http://mukhlisun.over-blog.com/article-10383594.html
Lien de la fatwah : http://www.sahab.com/go/fatwa.php?id=503 – Son livre : « kitâbu-l’ilm - le livre du Savoir », page 131.
Par Da'wa Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 22 janvier 2008
qsd.JPG

Shaykh Zayd ibn Hadi Al Madkhali


On dit d'une personne que c'est un Talib 'ilm quand elle recherche la science. Le petit débutant est un Talib 'ilm, le moyen est un Talib 'ilm, le grand moujtahid est un Talib 'ilm. Toute personne qui s'active et qui emprunte le chemin de la science afin de l'acquérir est un Talib 'ilm. c'est un titre honorifique. En effet, c'est l'héritage des Prophètes. Et celui qui la demande a certes demandé l'héritage le plus précieux. Et c'est l'héritage des Messagers et des Prophètes . Il n'y a pas de fin à la demande de la science. Au contraire, plus la science du savant augmente, plus il ressent qu'il en a besoin de plus encore. C'est pour cela que aussi longtemps que puisse vivre l'étudiant, il ne peut jamais se passer de la demande de la science et il ne s'arrete pas d'étudier, surtout s'il acquière la maîtrise de la science, il ressentira le besoin de plus de science encore, comme Allah a dit: " Et dis: "ô mon Seigneur, accroît mes connaissances!"

Par l'intermédiaire de

Sahab

tiré de: http://www.alminhadj.fr/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=1652&forum=10&post_id=5589#forumpost5589



Par Da'wa Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 15 octobre 2007
1e525da00.gif


L'Imâm Ahmad Ibn Hanbal a dit:

« Les gens ont plus besoin de la science [al-'Ilm] que de nourriture et de boisson, car ils n'ont besoin de la nourriture et de la boisson que deux à trois fois par jour, alors qu'ils ont besoin de la science à chaque instant. »



lu45.gif


Sheykh Muqbîl a dit :

" Ô mes enfants ! Je jure par Allâh que si la science pouvait être versée dans un verre je la verserai pour vous, mais elle ne s'acquiert que par le dur labeur, l'épuisement et l'éraflure des genoux.

Et Yahyaa ibn abî Kathîr disait à son fils 'Abdullâh :
"La science ne s'obtient pas par la relaxation du corps. "

[Rapporté par Muslim]



lu45.gif


Ibn Sirin à dit :

" Cette science est la religion, alors fais attention de qui tu prends cette religion. "

[Rapporté dans Sharh sahîh Muslim (1/87) d'An-Nawawî]




lu45.gif




Al-Bukharî à dit :

" La science passe avant la parole et l'action. "

La preuve à celà se trouve dans la parole d'Allâh -azza wa djâl- ( essai de traduction )
" Sache donc qu'en vérité, il n'y à point de divinité [digne d'adoration] si ce n'est Allâh, et implore le pardon pour ton pêché. "
[Sourate Muhammad, Verset 19]



lu45.gif


Par Da'wa Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 juin 2007




Question : Quelle est la meilleure façon pour les femmes de faire da'wa ?


Sheikh Albani –Qu’Allah lui fasse Miséricorde-
répond :

«  Moi je dis aux femmes : Restez chez vous, vous n’avez pas à faire la prêche (« Da’wa ») ! 

Je n’aime pas l’utilisation du mot « Da’wa » parmi les jeunes sous prétexte qu’ils font partie des gens de la Da’wa. Comme si la « Da’wa » était une mode de notre temps de sorte que toute personne qui connait quelque chose de la science devient du jour au lendemain un « Dâ’i » (prêcheur) ! 

Et la chose ne se limite pas aux jeunes hommes, mêmes les jeunes filles s’y mettent ainsi que les femmes qui ont à charge leurs maisons et elles en arrivent, la plupart du temps, à négliger leurs obligations envers leur maisons, envers ce qu’elles doivent préserver et envers leurs enfants. Elles négligent leurs obligations pour une choses non obligatoire pour elles qui est de faire « Da’wa » (la prêche). 

En faite, la femme doit demeurer chez elle et il n’a pas été légiféré pour elle de sortir si ce n’est pour un besoin urgent, à cause de la parole du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- :

« Leurs maisons sont préférables pour elles à la prière dans les mosquées ».

 Et nous, nous voyons un phénomène qui se propage parmi les femmes : Elles sortent beaucoup vers les mosquées pour la prière en commun en plus de la prière du « Joumou’a » (vendredi)  et en fait leurs maisons valent  mieux pour elles. 

Sauf si dans cette mosquée il y a un savant qui enseigne aux gens présents des choses de la religion, alors dans ce cas elle sort faire la prière dans la mosquée pour acquérir le savoir, il n’y a pas d’empêchement à cela, par contre si c’est pour qu’elles se préoccupent de la « Da’wa » ! Qu’elle reste chez elle et qu’elle lise des livres que son mari ou son frère ou l’un de ses Mahram lui apporte.  

Et il n’y a pas d’empêchement à ce qu’elle se prenne un jour pour inviter chez elle des femmes ou qu’elle sorte chez l’une d’elles et cela est préférable à ce qu’un groupe de femmes sorte : Il vaut mieux qu’une seule sorte pour rejoindre le groupe plutôt que le groupe entier sorte pour la rejoindre. 

Par contre pour ce qui est de se déplacer, voyager et surtout voyager sans « Mahram » sous prétexte qu’elle fait « Da’wa » (la prêche ) ce sont des innovations de notre siècle et je ne vise pas seulement les femmes mais au contraire même les jeunes hommes se sont enjoué à parler de la « Da’wa » alors qu’ils ne sont encore qu’au fond (tout en bas) d’une once de savoir.»[1]

Traduction de abou Dawoud.


[1] Extrait du magazine al Assala n°19 (le 15 Dhoul Qi’da 1419h) page 74.

Par Da'wah Salafiyyah
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 19 juin 2007




Question :

Est-il permis pour les femmes de se rendre à la mosquée et d’assister aux conférences ?

Réponse de Sheikh Fâwzan :

Oui, il est permis à la femme de se rendre à la mosquée et d’assister aux conférences, ceci dit, en étant couverte et en se tenant derrière les hommes, comme le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) l’a dit : 

« Le meilleur rang pour les hommes est le premier et le plus mauvais est le dernier ; et le meilleur rang pour les femmes est le dernier et le plus mauvais est le premier. »
 [1]

C’est une bonne chose que les femmes se rendent aux mosquées pour assister aux conférences religieuses, en veillant à se séparer des hommes. Il est demandé aux prêcheurs [Dâ’iyyah] de réserver une exhortation spécialement aux femmes, comme le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) consacrait spécialement aux femmes une exhortation le jour de « al-‘Aîd », après avoir fait le sermon pour les hommes, il allait faire un sermon, appuyé sur bilâl, pour les femmes. Il faisait donc un sermon qui était un sermon spécifique aux femmes. Cela est une preuve [Dalîl] que les femmes ont besoin d’exhortations et de conférences. Il est possible d’éviter les risques en séparant d’un rideau entre l’intervenant et les participantes, afin que ce dernier ne puisse pas les voir. Il lui est tout à fait possible d’écouter leur question et d’y répondre à travers ce rideau qui sert de séparation et d’obstacle. [2]

Notes

[1] Rapporté par Muslim

[2] Al-Mountaqa min Fatâwa du SHeikh al-Fawzân, vol-3 p.439

Par ASSALAFIYAT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés